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Le jour du dépassement, les colibris et les autres

mercredi, août 1st, 2018

Depuis plusieurs années, notre surconsommation de ressources est symbolisée par le « Jour du dépassement », le jour de l’année où l’on a consommé toutes les ressources que la Terre est capable de fournir en un an.

Fort logiquement, si l’on arrive à ce jour avant le 31 décembre, cela signifie qu’à long terme, nous manquerons de ressources, car elles ne se renouvelleront plus assez vite. Dans les années 70, le Jour du Dépassement arrivait fin décembre. On tirait, un tout petit peu, sur la corde.

Cette année, en 2018, il est arrivé le 1er août, à peine à 7 douzièmes de l’année. Il est évident que c’est problématique.

Depuis longtemps, cette surconsommation m’agace, et je suis prompt à râler sur mes concitoyen·ne·s qui n’en ont rien à carrer. Celleux qui prennent la voiture pour aller chercher leur sandwich à la boulangerie à 500m, parce que là il pleut fort, quand même. Celleux qui laissent le moteur tourner, fenêtres fermées pour la clim, en attendant leur rendez-vous, parce que là il fait chaud, quand même. Celleux qui règlent la climatisation à 19°C en pleine canicule et le chauffage à 26°C en plein hiver. Celleux qui s’installent à 30km de la ville, pour avoir assez de place pour installer une piscine (chauffée si possible !), et qui dépendent intégralement d’une voiture par personne pour pouvoir vaquer à leurs occupations.

Bref :

Je juge !

Tandis que moi, tel le colibri de la fable de la secte de Pierre Rahbi qui sait bien que ce n’est pas avec ses gouttes d’eau qu’il va éteindre le feu de la forêt mais qui fait quand même sa part, tandis que moi donc, je m’efforce de ne pas déplacer 1 tonne de voiture sur 9km pour aller travailler, je trie bien mes déchets et je fais du compost, je n’imprime pas cet email et j’éteins l’eau quand je me brosse les dents.

Je me rends bien compte que ça ne sert à rien, mais ça donne l’impression d’essayer. Parce que sinon, les alternatives sont peu enthousiasmantes : on pourrait

  • voter Vert. Ça sert à rien, ils seront jamais élus. Mais on pourrait dire qu’on a voté vert.
  • tout plaquer pour aller vivre dans des yourtes avec les autres hippies. C’est un peu engagé, et puis les dernier·e·s qui ont essayé se sont pris de la grenade GLI-F4 par dizaine dans la gueule.
  • Décider que fuck it, et espérer que ça ira à peu près jusqu’à ce qu’on soit mort et nos enfants aussi (parce que quand même c’est triste de laisser un champ de bataille à nos enfants).

Parce que je me rends bien compte que ce qui serait nécessaire pour endiguer ça, c’est une volonté commune et mondiale. Une volonté politique. Une volonté politique contraignante, celle qu’on appelle l’écologie punitive, c’est la seule qui fonctionnera, parce que l’écologie joyeuse où on continue de consommer comme maintenant mais avec une voiture électrique et des panneaux solaires sur les toits ça suffira jamais, parce qu’environ toutes les industries qu’on sur-sollicite polluent horriblement.

  • L’industrie pétrolière pollue (on en a besoin pour les transports, le chauffage et à peu près toutes les autres industries).
  • L’industrie textile pollue.
  • L’industrie électronique pollue.
  • L’industrie agro-alimentaire pollue.
  • L’industrie du BTP pollue.
  • L’industrie des loisirs pollue.
  • (j’en oublie plein. Dites moi lesquelles en commentaire, ça changera des insultes)

Alors non, ça va pas être drôle quand ça sera devenu presque impossible d’acheter des vêtements pas chers, provenant de l’autre bout de la planète par bateau. Ça va être pénible quand les smartphones coûteront cinq fois plus cher que maintenant, qu’un billet d’avion sera inabordable sans casser le PEL, et que même remplir le réservoir de sa voiture sera réservé aux plus riches.

Sauf que voilà, si on se met à faire des efforts maintenant, ça va être problématique pour les plus riches actuels, justement. Ceux qui s’enrichissent sur le dos des travailleurs qu’ils exploitent (jusqu’à la mort) dans les usines de t-shirts à 4.99€, ceux qui s’enrichissent sur le dos des plus grandes forêts du monde sans se soucier d’où iront les orang-outangs qui y habitent, ceux qui réfrigèrent le permafrost artificiellement pour que les hydrocarbures qu’ils extraient puissent continuer à réchauffer le reste.

Si on arrête de les laisser faire, ils vont avoir moins d’argent. Ils ont besoin de tout cet argent pour que ça ruisselle. Non je blague. Ils ont besoin de tout cet argent pour pouvoir émigrer au Groënland quand le reste de la planète sera inhabitable.

Et s’ils ont moins d’argent, les gens qu’on élit pour nous représenter auront moins d’argent. Alors les gens qu’on élit laissent faire et facilitent. Ils votent des accords de libre échange commercial dans tous les sens, reculent sur l’emploi de pesticides, sur les hydrocarbures, déconstruisent les protections sociales et évidemment, rejettent toute amélioration des conditions des travailleur·euse·s. La stabilité, la solidarité, ça coûte cher.

(Oui, je fais des raccourcis, faites moi un procès).

Jusqu’à l’année dernière, je m’étais fait une raison : depuis aussi loin que je m’en souvienne, aucun de nos élus successifs n’en avait quoi que ce soit à foutre de l’écologie. Alors qu’ils se soient comportés comme s’ils n’en avaient rien à foutre, finalement, c’était pas plus choquant que ça.

Mais cette année, ça m’a particulièrement agacé, parce que la bande de bras cassés* qui est actuellement aux commandes fait semblant que ça l’intéresse :

 

 

Et je pense que j’avais jamais vu autant de cynisme dans un seul gouvernement. Alors j’ai râlé sur Twitter, et comme j’avais encore envie de râler après, j’ai râlé ici.

Mais si ça se trouve je me trompe complètement et heureusement qu’on fait comme maintenant, parce que si les pauvres étaient moins pauvres et les riches moins riches ce serait pire :

La transition énergétique c’est magique

mardi, juin 24th, 2014

Je découvre ce midi dans mon fil d’actualités que le ministère de l’Écologie a lancé un site pour communiquer autour de la transition énergétique, votreenergiepourlafrance.fr.

Il y a une présentation plus en profondeur du projet de loi ; On pourra y découvrir du bon et du moins bon.

Du côté du bon, on y lit que la « transition énergétique vise à préparer l’après-pétrole », et je crois que c’est la première fois que je lis cela en termes aussi clairs dans une communication gouvernementale, ou encore que cette transition offre aussi une chance économique qui devrait créer de l’emploi.

On y trouve plein de mesures de bon sens pour améliorer l’isolation thermique des bâtiments, tant publics que privés, avec des facilitateurs économiques (prêts à taux zéro, chèque énergie, allègements fiscaux, tiers financeurs) et de nouvelles règles (urbanisme, copropriété).

Par contre, dans le domaine du transport, il suffira d’ « inciter à l’utilisatisation de modes de déplacements alternatifs pour les déplacements de courte distance » pour que par magie, les gens décident qu’ils vont arrêter de faire en voiture « 1 déplacement de moins de 3 km sur 2, et 1 sur  4 de moins d’1 km ». (En plus ils se sont trompés dans leur PDF, ils ont inversé et ça veut plus rien dire).

Pour les inciter à moins prendre leur voiture, 9 actions concrètes, nous promet-on ! Dont :

1) Bonus pour l’achat d’une voiture électrique

2) Points de recharge pour voitures électriques sur tout le territoire

3) Nouveaux espaces de stationnement avec bornes de recharge

4) Les maires pourront autoriser les voitures électriques à rouler sur les voies de bus

Ah ben grave les gens ils vont penser à faire autrement que prendre leur voiture !

Les cinq autres actions concernent le rail, la recherche sur les véhicules du futur, le covoiturage et l’auto-partage, et « La grande distribution devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la logistique, de 10 % d’ici à 2020, et de 20 % d’ici à 2025. » (en serrant les fesses ?)

Alors évidemment, une fois que « tous les Français auront l’accès à un véhicule électrique », personne n’a l’air de s’être posé la question de comment on va les recharger.

En France, en 2006, le total de carburant routier consommé équivaut à 503 TWh. Sur le site dont est issu ce chiffre, suivent les calculs de rendement de la production, transport et stockage de l’électricité nécessaire à des véhicules électriques remplaçant tout ce mazout, et on arrive à une production d’électricité augmentée de 417 TWh.

Sachant qu’en France en 2012, on a produit 561,2 TWh d’électricité dont 425 avec du nucléaire et 82 avec du renouvellable.

Ça va être dur.

Comme sur le site ils me demandent mon avis, je me suis fait un plaisir de le leur donner et j’espère bien que je ne serais pas le seul.

Comme vous l’attendiez tous, voilà mon avis pour Mme Royal et ses amis du ministère des ronds dans l’eau qui fait de l’écologie :

À lire ce projet de loi, j’ai l’impression d’une gigantesque part prévue pour la voiture électrique. Sans doute pour justifier le nucléaire ? Les voitures électriques ne font que déporter la pollution (et ne règlent absolument pas les problèmes d’encombrement). Soyez plus ambitieux sur les modes de transports actifs (marche à pied, vélo), les transports en commun et l’intermodalité. Prenez exemple sur nos voisins Hollandais, Allemands, Danois.

Lisez attentivement le rapport de l’ADEME : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=90511&p1=00&p2=12&ref=17597

Les transports propres passeront nécessairement par une réduction de l’énergie dépensée pour transporter les personnes. Une voiture électrique utilise encore plus de 90% de son énergie pour déplacer son propre poids… C’est du gâchis.

On ne pourra pas faire une transition vers des énergies renouvelables si l’on essaye de déplacer les plus de 500TWh fournis par les carburants pour le transport routier par leur équivalent électrique.

Soyez ambitieux, arrêtez de repousser, de tremper un orteil, de faire dans la demi-mesure qui donne bonne conscience. Nos enfants en ont besoin.

On peut le retrouver sur leur site.

Je suis pressé, je prends ma voiture

mardi, mai 13th, 2014

Ils me font rigoler, tous ces bobos cyclistes qui n’ont rien à faire de leur temps ! S’ils avaient un vrai travail et des responsabilités comme moi, ils prendraient leur voiture comme les gens normaux.

En plus, ces emmerdeurs sont tellement sur une autre planète qu’ils prennent toute la place sur ma route, ils me ralentissent et à chaque fois qu’il y en a un devant moi je suis obligé de faire vrombir mon moteur pour qu’il dégage contre le trottoir ! C’est qu’avec tous ces feux rouges faut appuyer entre deux feux, hein ! Sinon ça rame !

J’ai 120 chevaux, moi !

Je  comprends pas, en plus ils ont l’air contents de nous faire pourrir la vie, pourtant ils ont trop froid, ou trop chaud, et en plus des fois il pleut des gouttes d’eau qui mouille !

Les problèmes de la voiture en ville

vendredi, octobre 15th, 2010

Depuis quelques années, on commence à se rendre compte petit à petit que la civilisation du tout-automobile a ses limites, particulièrement en centre-ville où la place est comptée.

L’utilisation  à outrance de la voiture dans notre société pose pas mal de problèmes. En ville par exemple, elle amène des congestions de trafic relativement insolubles, car ajouter des voies de circulation, au final, ne fait qu’ajouter de nouveaux véhicules et augmenter la taille de l’embouteillage. L’emprise au sol et l’imaginaire réduction (perçue !) du temps de transport pousse à un étalement urbain incontrôlé dont Paris est un exemple monumental, avec sa grande couronne regroupant quatre départements. En centre ville, l’intérêt des zones piétonnes est, de même, de plus en plus reconnu malgré, souvent, un immobilisme et une défiance de la part des commercants, entre autres.

L’étalement urbain est d’ailleurs un problème très difficile à résoudre maintenant qu’il s’est installé. Les transports individuels sont manifestement une part du problème, et certainement pas une part de la solution, et diversifier suffisamment les transports en commun n’est pas facile.

L’automobile pose aussi d’autres problèmes plus généraux, des problèmes environnementaux, en particulier au niveau écologique ; mais la pollution automobile ne se limite pas à l’émission de gaz à effet de serre, la pollution visuelle et sonore est aussi de plus en plus manifeste.

Heureusement, depuis le temps qu’on en parle et que des prototypes existent, ce n’est plus que l’affaire de quelques années avant que les voitures électriques ne viennent résoudre ces problèmes de pollution dûes aux moteurs à explosion, n’est-ce pas ? Enfin, c’est ce que l’on croyait jusqu’à il y a peu, mais il se pose le problème de l’approvisionnement en électricité… Ces voitures électriques en demandent beaucoup, les infrastructures actuelles ne tiendraient pas la charge.

Voilà, en résumé, où en est en 2010 la société vis-à-vis de l’automobile. Tout ceci est d’ailleurs très bien expliqué dans ce documentaire :

retrouver ce média sur www.ina.fr

Qui date de 1973.

Les problèmes avec l’urbanisation cyclable

jeudi, octobre 1st, 2009

Aujourd’hui, je vais envoyer une lettre à trois des adjoints au maire de Toulouse, responsables des « Ecoquartiers » que je traverse pour aller au boulot. J’aimerai qu’ils aient un retour d’expérience sur les équipements qu’ils ont mis en place pour les cyclistes, car bien que l’intention soit louable, l’implémentation est parfois hasardeuse.

Peut-être que ça pourra servir ! Sait-on jamais (oui, je suis naïf comme ça). En voici le contenu :

À l’attention de Mr Jean-Marc Barès, Nicolas Tissot et Régis Godec, respectivement responsables des secteurs 5, 2 et 6 de Toulouse.

Update, le 6 octobre 2009: J’ai réalisé que le bon contact était Mr Philippe Goirand, adjoint responsable des pistes cyclables. Il m’a répondu avoir transmis mes remarques aux services concernés. J’espère que ça servira !

Messieurs,

Depuis un mois, je me rends au travail à vélo plutôt qu’en train. Mon trajet va de Saint Agne à à la ZAC du Perget de Colomiers (voir carte ci-jointe).

0-carte-trajet

Tout d’abord, je tiens à dire que la situation s’est largement améliorée ces dernières années au niveau de la « cyclabilité » de Toulouse. En particulier, j’ai remarqué que de nombreuses nouvelles bandes cyclables ont vu le jour. Je vous en remercie, cela simplifie beaucoup la vie et réduit considérablement le stress généré par le partage des voies avec les automobiles.

J’ai cependant remarqué quelques problèmes sur le trajet que je prends pour aller au travail et en revenir. Ces problèmes vont du simple agacement au réel danger.

Tout d’abord, la bande cyclable du pont Pierre de Coubertin est matérialisée par une bande de peinture, et un dessin de cycle à intervalle régulier, sur le trottoir et non sur la route. Cela pose deux problèmes. Le premier est celui du partage du trottoir avec les piétons, ce qui est normalement interdit (sauf pied à terre ou enfant de moins de 8 ans), mais aussi dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes (écart non prévu, présence d’un handicapé moteur en fauteuil, présence d’une personne aveugle), d’autant plus que la piste zigzague parfois autour des arrêts du bus 34. D’autre part, cette bande est très dangereuse à chacun des croisements : il y a d’abord le danger des voitures qui tournent à droite et coupent la route aux cyclistes (à moins que les cyclistes ne doivent céder le passage ? la peinture en fin de bande fait penser à un stop pour cyclistes à certains croisements, mais rien n’est explicite ; il y a ensuite, après les terres-pleins centraux à ces croisements, le danger des voitures qui arrivent de la droite, et marquent leur cédez-le-passage sur le passage piéton, sans vérifier la bande cyclable. La photo numéro 1 ci-jointe montre l’un de ces croisements.

1-croisement-pont-coubertin

Sur ce pont, rouler sur la route en ignorant cette bande cyclable très mal implémentée n’est pas possible non plus, car les vélos y gênent les automobilistes, étant donné qu’ils doivent ralentir fort pour doubler en changeant de voie, qu’ils pensent que la place du cycliste est sur cette bande dont ils ne peuvent connaître les inconvénients, et avant tout, parce que la limitation de vitesse à 50 km/h sur ce pont est tout sauf respectée.

Enfin, l’arrivée sur le rond-point séparant le pont de l’avenue de Muret et du boulevard Déodat de Séverac est marqué par une absence totale de sortie propre. Les cyclistes ont le choix entre continuer à emprunter le trottoir et les passages piétons, ou essayer de redescendre sur la route au premier passage piéton.

Sur ce pont, une vraie bande cyclable dans chaque sens, continue, peinte en verte, serait la bienvenue.

Je passe ensuite par le boulevard Déodat de Séverac, du pont Coubertin vers les Arènes. Il y a ici une bande cyclable sur la route, ce qui permet de rouler tranquillement sur la majeure partie du boulevard. Il n’y a que deux problèmes à cet endroit. Devant le lycée, beaucoup de parents automobilistes  confondent la piste cyclable avec un parking dépose-minute et s’arrêtent dessus le temps de déposer leurs enfants, forçant les cyclistes à s’arrêter ou à s’insérer dans la voie des voitures. Certains automobilistes venant de la voie d’en face (devant la 206 grise sur la photo 2) n’hésitent pas à couper la route au cycliste pour faire demi-tour (puis dépose-minute) lorsqu’enfin le flot de voitures s’interrompt. Ces problèmes sont d’ordre éducatif hélas, je ne sais pas trop ce qui serait faisable pour obtenir un peu plus de respect de cette bande cyclable. Pour ma part, j’ai arrêté de frapper aux vitres pour signaler leur comportement dangereux aux conducteurs ; ça semble inutile sur le long terme, et potentiellement dangereux (l’usager de la route étant rarement de bonne humeur à l’heure de pointe le matin).

2-bd-deodat-severac

Enfin, sur ce boulevard, la bande cyclable est interrompue sur le dernier tronçon, après la rue Nungesser et Coli, ce qui est très dommage pour cette petite centaine de mètres où je me retrouve coincé dans le bouchon, dans les pots d’échappement. Ce serait un grand progrès que de la compléter.

Je passe ensuite rue de Négogousses, où la construction d’un immeuble nous interdit la piste cyclable, encombrée par divers panneaux, voitures, bétonnières et autres camions-grues, puis par l’avenue de Lardenne.

Sur l’avenue de Lardenne, à la sortie du rond-point Henri Verdier vers Lardenne, on trouve un petit bout de piste cyclable derrière le trottoir et l’arrêt de bus, et qui redescend à peine cinquante mètres plus loin sur la rue (voir photo numéro 3). Pourquoi ne pas avoir raccourci le trottoir pour mettre la bande devant, sur la route ? Cela peut sembler un petit inconvénient, mais lorsqu’ils s’ajoutent les uns aux autres, et que l’on respecte les feux rouges comme je le fais), cela finit par représenter beaucoup d’arrêts/relances inutiles, sur 15 kilomètres.

3-rond-point-henri-verdier

Toujours sur l’avenue de Lardenne (vers Lardenne), au niveau du croisement avec le chemin Tissié: la bande cyclable quitte la route pour se retrouver sur le trottoir (voir photo numéro 4). Comme sur le pont Pierre de Coubertin, le partage du trottoir est dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes. Le cycliste est ensuite censé redescendre sur la route au croisement suivant avec le chemin du Calquet (voir photo numéro 5).  À cet endroit, quasiment aucune des voitures qui tournent à droite ne s’arrête pour laisser passer un cycliste lorsque le feu est vert (je pense que la plupart ne voient même pas le cycliste en question). Pour passer, il faut donc attendre que le feu soit rouge sur l’avenue, et donc vert sur le chemin du Calquet. Il va sans dire que je n’ai pris cette portion de piste qu’une seule fois et que je passe maintenant sur la route…

4-croisement-chemin-tissie

5-croisement-chemin-du-calquet

Je tourne ensuite sur le chemin du Touch, et la suite de mon trajet est presque intégralement dépourvu de piste ou bande cyclable ; cependant cela ne me pose pas de problème, le trafic y étant moindre.

Sur le trajet du retour, on retrouve des points durs avenue de Lardenne : Au rond-point des Epoux Mongelard, la piste cyclable disparaît soudainement. Sommes-nous censés prendre le bateau pour monter sur le trottoir, ou bien continuer sur la route ? On ne peut pas le savoir, grâce à l’exposition permanente du vendeur de tondeuses qui recouvre une potentielle peinture de cycle (voir photo numéro 6) ; enfin, en arrivant sur le rond-point/croisement avec la rue Négogousses, la bande cyclable passe derrière le trottoir, pour redescendre transversalement à la route à côté du passage piéton (voir photo 7).

6-rond-point-des-epoux-mongelard

7-lardenne-vers-negogousses

Dans l’attente de votre réponse, je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Colin Leroy

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