Zaphod is in the place

Wooden tree of Gondor

I’ve made a little tree of Gondor for my Lord-of-the-Rings-loving girlfriend to hang her earrings on. There’s not much to say about the construction but there goes anyway.

It’s made from 5mm plywood, cut with a scroll saw, sanded, assembled with wood glue and then varnished.

There are only two pieces, slid into one another, and the most time-consuming task are the cutting (it’s long to follow each path) and the varnishing of each face, including the cuts.

For the design I took my inspiration from my girlfriend’s tattoo, which closely resembles the illustration on the Wikipedia page.

As I forgot to take pictures during cutting and construction, here’s the result :

The proportions are different, in particular the tree trunk is shorter, because of the original plywood sheet’s form factor, but I’m rather happy with it, and more importantly, so is she :)

Fabrication d’une lampe de bureau

Pour Noël, j’ai offert à ma mère une petite lampe de bureau en bois et boîte de conserve. J’ai commencé par faire une base en contreplaqué de 15mm. J’ai évidé la base pour laisser la place pour l’interrupteur, puis j’ai collé une plaque de contreplaqué de 2mm avec un trou pour l’interrupteur et un trou pour le fil électrique.

Il y a aussi un gros écrou noyé dans le bois, au filetage limé, qui permettra d’accrocher la lampe au mur si l’on en a envie.

J’ai ensuite préparé un pied à partir de quatre pièces de contreplaqué de 3mm, coupés de telle sorte que le pied soit incliné vers l’avant. Le plus simple pour faire quelque chose de symétrique est de commencer par faire l’un des côtés, puis de faire l’autre sur le même modèle, avant de faire l’avant et l’arrière en prenant les mesures sur les pièces déjà faites. Ces quatres pièces sont collées ensemble avec des barres carrées à l’intérieur de manière à faire des jointures solides. Enfin, on ajoute des cales en contreplaqué de 10mm en bas, que l’on coupe et ponce pour permettre de coller solidement le pied à la base.

On ajoute l’interrupteur et l’on passe le fil dans le pied.

Il ne reste plus qu’à assembler l’abat-jour, qui est une boîte de conserve où j’ai fait un trou suffisamment large pour passer la douille (le matériel élecrique : douille, prise électrique, ampoule etc vient de chez Leroy-Merlin), avec ma scie à chantourner et mon Dremel. Après une petite séance de vernissage (5 couches) la lampe est prête et je suis plutôt content du résultat !

Je n’ai pas pensé à prendre de photo de la lampe sur un mur, dommage.

Du mauvais côté de la barrière, ma seule expérience de la minorité

Cela fait un certain temps que je m’intéresse au féminisme, et cela fait un certain temps que je me déplace principalement à vélo.

Petit à petit je me suis rendu compte que d’être cyliste était le seul aspect de ma vie où je peux faire l’expérience du côté non privilégié de la barrière. En tant qu’homme blanc hétéro, le reste du temps, je suis complètement privilégié et n’ai jamais fait l’expérience moi-même du racisme, du sexisme, du harcèlement ou encore de l’homophobie.

Mais en tant que cycliste, je suis du mauvais côté de la barrière ; du côté “anormal”. En tant que cycliste, on m’a souvent expliqué que si j’étais sérieux je prendrais ma voiture comme tout le monde.

On m’a souvent pressurisé à grands coups de moteur ou de serrage pour me faire comprendre que je ne suis pas à ma place sur la route. “Va sur la piste cyclable”/”T’as rien à faire là”/”Tu prends toute la place”. Le même genre de remarque qu’une femme qui tente de faire “un métier d’homme” se prend.

On m’a souvent expliqué à quel point tout est fait pour les cyclistes, à quel point c’est horrible d’être automobiliste quand ça va forcément être ta faute quand t’en auras écrasé un qui faisait n’importe quoi. “Les automobilistes souffrent aussi” !

Dans les médias, on peut souvent lire des faits divers au phrasé révélateur. “La victime ne portait pas de casque”. “Le cycliste n’avait pas de gilet rétro-réfléchissant”. “La jeune fille, légèrement vêtue, rentrait seule chez elle après une soirée arrosée”, “Ce sont des garçons et des filles un peu idiots qui ont trop bu” Oui, bah tu l’as un peu cherché aussi, t’as vu comme t’étais habillé(e) ?

Ou encore, “Le cycliste a violemment heurté un camion” (un camionneur heurte violemment un cyliste ? non.) “Grivoiserie”, “geste déplacé”, plutôt qu'”agression sexuelle”.

Des gens qui ne sont pas montés sur un vélo depuis leur enfance t’expliqueront que les cyclistes, quand même, ils font n’importe quoi, ils sont suicidaires, jouent à la roulette russe. Tout comme ces hommes qui jugent ces femmes imprudentes, provoquantes. Tu l’as un peu cherché, vraiment.

Tandis que la plupart des femmes stressent pour leur intégrité physique dans la rue ou les transports, les cyclistes stressent pour la leur sur la route. La première chose que l’on m’a répondu la première fois que je me faisais cette réflexion, on m’a dit “oui enfin bon t’en fais un peu des caisses, un viol c’est quand même un peu plus traumatisant”. Passer quelques semaines à l’hôpital et plusieurs mois diminué parce qu’un automobiliste ne comptait pas perdre quinze secondes derrière un cycliste, c’est peut-être un peu traumatisant aussi.

Et de la même manière qu’un homme va aller expliquer à une femme comme son ressenti est faux et qu’elle exagère lorsqu’elle s’est un peu fait frotter dans le métro, des gens qui n’ont pas fait plus de vingt kilomètres de vélo au cours de l’année t’expliqueront comment tu sur-réagis quand le frottement d’un rétro sur ton cintre a failli t’envoyer au tapis, cent mètres avant un feu… rouge.

PS: On m’a fait remarquer qu’il y a une différence de taille et l’expérience que peut vivre une femme, un noir, un.e homosexuel.le : si un jour je souffre de cette oppression, je peux, moi, décider d’arrêter.

Fabrication d’une luge

Ce matin mes enfants se sont réveillés avec une idée bien précise en tête : fabriquer une luge.

Ça m’a paru envisageable et on s’est lancés avec le minimum de réflexion pré-montage, c’est à dire qu’on est allés dans le garage attraper tous les bouts de bois qui nous ont semblé pertinents – et en particulier nous sommes tombés sur LES BONS bouts de bois : des lattes d’un vieux sommier, à l’avantage d’être légèrement courbées.

Quelques mesures plus tard,

dsc_1493

Puis quelques coups de scie sauteuse (principalement exécutés par Paul), quelques vis, et nous voilà propriétaires d’une luge magnifique !

dsc_1495Espérons qu’il neige cette année, on ira l’essayer à Pech David !

dsc_1496Je vais devoir y retourner, car Gaspard voudrait maintenant construire… un bateau de 100 passagers.

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