Un week-end de cyclo-camping avec les enfants.

Vendredi.

En rentrant du travail, j’ai fait une pause de cinq minutes pour installer sur le vélo de Paul le porte bidon que je lui ai acheté chez Decathlon.

Quand il l’a vu, il a fait ses yeux de devant le sapin de Noël.

J’ai sorti les deux autres sacoches du garage et je lui ai demandé si ça l’embêterait d’avoir une sacoche si tout ne rentre pas dans les miennes. Il a eu l’air tellement fier d’avoir potentiellement un chargement que je me suis promis de lui remplir une paire de sacoches de choses légères.

Gaspard a demandé si on va emmener son vélo. Je n’avais pas prévu pour le week-end, mais je vais essayer.

La liste des choses à prendre est imprimée, presque tout est barré. Je laisse tout sur la table car j’ai promis aux enfants qu’on ferait les bagages ensemble demain matin.

Le vélo de Gaspard tiendra sur la remorque.

Au programme, on rejoint le camping des Violettes, à 15km. C’est une courte étape pour ce que Paul peut faire, mais celui d’après est à 45km. Je me demande combien Gaspard va rouler…

Samedi.

Tout est prêt sur la table, les enfants se sont levés à 7h01, carrément impatients. On petit déjeune, je temporise un peu car on n’a que 15km à faire et j’aimerais pique niquer sur le chemin… Puis on ensacoche le tout.

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Et on décolle ! Les sacoches de Paul sont grosses, mais légères. Gaspard veut rouler, alors on part à trois vélos.

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Arrivé au bout de ma rue, il est fatigué, on l’intègre dans la remorque et on décolle pour 6 km, jusqu’aux jeux de la ferme des Cinquante.

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Paul domestique son vélo à sacoches, faut rétrograder plus quand ça monte, faut pas relancer aussi vigoureusement en danseuse (les sacoches ont failli le tirer vers le sol à sa première relance !), il s’en sort très bien. On ferait pas un col avec ce chargement, quand même.

Après la pause jeux on repart (à trois vélos). Cette fois ci Gaspard roule un petit kilomètre. Paul et Gaspard font sensation chez les cyclo-touristes, ils reçoivent des bravo et des félicitations, du coup, ils disent bonjour à tout le monde.

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Puis on fait une pause pour boire un verre au bar de l’écluse de Castanet, et regarder un bateau passer l’écluse.

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Gaspard a re-roulé un peu, un petit kilomètre. Le rythme est difficile à prendre, car Paul va plus vite, puis nous attend, Gaspard s’arrête à son niveau, puis doit redémarrer… J’ai fini par penser à lui dire de ne pas s’arrêter, de doubler Paul qui nous rattrapera bien vite :)

Puis on fait la pause pique nique, à environ trois kilomètres de l’arrivée. Gaspard ne re-roule pas, il a prévu de dormir dans la remorque.

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Puis on arrive ! En pleine fermeture de l’accueil, à 13h30. On tue une demi heure à l’aire de jeux du camping, qui n’est pas spécialement génial, mais qui fait bien l’affaire pour une nuit.

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C’est le printemps, y’a du pollen partout, c’est infâme et je me demande comment ça se fait que j’ai pas encore le cerveau liquéfié par le nez et les yeux.

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On plante la tente ! Aussitôt, les enfants disparaissent dedans :) Je suis content de ma nouvelle tente, elle est quasiment aussi grande que l’ancienne, pour deux fois moins de poids et pas mal moins d’encombrement aussi. L’abside est plus petite, mais ce n’est pas très grave.

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On m’avait demandé si j’étais prêt à laisser un peu les enfants seuls, à leur lâcher la bride, je crois que manifestement, oui, je peux. Je me suis endormi dans l’aire de jeux (ce qui a beaucoup fait rire Paul), je les ai laissés dans l’aire de jeux pour aller aux toilettes, je les ai laissé aller aux toilettes tout seuls (même Gaspard ! Bravo Gaspard…), et je crois qu’ils ont adoré cette liberté.

On s’est douchés. Ça ne servait à rien, on aurait pu sauter, mais je voulais voir comment gérer la douche de deux petits sauvages au camping… Bilan : c’est facile : tous à poil, tous dans la douche, puis on sort en rang : moi d’abord (en encourageant vocalement un partage équitable de la douche chaude entre deux enfants), puis une fois sec et rhabillé, Paul (retrouvé, derrière le rideau, le bras autour de l’épaule de son petit frère pour qu’il aie moins froid…) et enfin Gaspard en troisième. Et on remet les chaussures dehors.

Le soir, on a fait des pâtes sur le réchaud, et on a mangé par terre (malgré la présence d’une table de jardin sur l’emplacement, au camping, on mange par terre, ont-ils insisté). J’ai fait la vaisselle, et je me suis rendu compte que j’avais oublié l’éponge. Un seul oubli, c’est pas mal, non ? On s’est couchés en même temps, à 20h. Gaspard s’est endormi en cinq minutes, et moi, je me suis endormi avant Paul, qui est resté très sage, une main sur mon épaule…

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Au fur et à mesure que la nuit avançait, et que j’avais pas froid dans mon duvet 15°, j’ai arrêté de m’inquiéter pour les enfants dans leur duvet 10°. Gaspard était tout bien emmitouflé jusqu’au cou, la tête dans la capuche. Paul, un peu moins bien, mais je lui remontais le truc à chaque fois que j’ouvrais un oeil.

Dimanche.

On s’est réveillés super tranquilles : à 6h45 on a eu tous les trois les yeux ouverts en même temps et on s’est dit bonjour, puis on a comaté jusqu’à 8 heures en faisant des câlins, avant de se décider à petit déjeuner (céréales au lait, à ne pas renverser ! J’ai dû répéter la consigne plusieurs fois.)

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Au retour, Gaspard a moins roulé, un kilomètre et des poussières (contre deux et demi à l’aller) et pour cause, le pauvre a déclaré 39° de fièvre au milieu du chemin. Heureusement, super-Papa avait pris le Doliprane, eh oui, même pour une nuit !

Alors on a pris un verre au même endroit (pour le principe), on a pique niqué aux jeux, mais rapide, et on est rentrés se coucher très vite !

(Comme je suis incorrigible, les traces Strava de l’aller, et du retour. On voit bien que Gaspard a plus fait baisser la moyenne à l’aller.)

Cyclo-camping avec deux mômes : la liste

Alors, il nous faut :

Matériel roulant :

  • Vélos
  • Remorque
  • Sacoches
  • Matériel anti-crevaison y compris pompe Presta/Schrader
  • Multitool
  • Câble (dérailleur, frein)
  • Bidons

Divers perso :

  • Appareil photo
  • Téléphone + chargeur
  • Lunettes de soleil
  • Papiers
  • Carte bleue
  • Doudous
  • Couteau
  • Petites voitures
  • Ballons de baudruche
  • Matériel dessin
  • Loupe
  • Doliprane 500
  • Doliprane enfant
  • Ventoline etc
  • Pansements
  • Anti-moustique

Camping/dodo :

  • Tente
  • Bâche
  • Matelas auto-gonflants x 3
  • Oreillers gonflables x 3
  • Duvet x 3
  • Popotte
  • Éponge
  • Camping Gaz
  • Lampe
  • Savon-lessive bio
  • Serviette(s) micro-fibre (x1, x2 ?)
  • Brosses à dents
  • Dentifrice

Nourriture : (le minimum, racheter au fur et à mesure)

  • Pâtes
  • ou Riz
  • ou Quinoa
  • ou Purée
  • Fruits secs
  • Sauce
  • Céréales
  • Fromage à pâte cuite
  • Saucisson
  • Fruits
  • Lait

Vêtements :

  • Surpantalon
  • Veste imperméable
  • 1 polaire par personne

Pour plus long qu’un week-end :

  • 1 T-shirt manche courte par personne
  • 1 T-shirt manche longue par personne
  • 1 slip par personne
  • 1 paire de chaussette par personne
  • Corde à linge
  • Pinces à linge
  • Poche à eau

Qu’est-ce-que j’oublie ? Liste à mettre à jour…

Où dormir ?

“Attention !”

“Attention !”, maugrée l’homme d’âge mûr, réalisant soudainement ma présence et ma vitesse.

Cher monsieur, toi qui as les yeux dans le vague, regardant distraitement les affiches sur les vitres de la péniche promène-touristes, toi que j’ai vu cinquante mètres plus tôt et dont je surveille la trajectoire depuis, oui, sache que je fais attention, en particulier à toi, et que je ne dois pas être le seul, sinon tu te serais déjà fait renverser.

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“Hé !”, ronchonne la jeune femme lorsqu’arrivant à son niveau, je la gratifie d’un “VÉLO !” peu amène.

Chère madame, toi qui aurais sans doute vu la séparation entre le trottoir et la piste cyclable en site propre si tu n’avais pas le nez dans ton smartphone, toi qui aurais sans doute entendu mon gentil petit Ding! préventif il y a cinq secondes si tu n’avais pas les écouteurs vissés dans les oreilles, si tu ne comprends pas mon agacement, essaye d’aller tituber de la même manière sur une route, je te semblerai sans doute moins dangereux et méchant après.

“Ding, ding, ding, ding”, fait le petit enfant qui, à 9km/h, zigzague sur la piste du canal pendant que je poireaute derrière lui.

Petit bonhomme, amuse-toi bien ! Tu feras attention à ton environnement quand tu seras grand et que tu prendras conscience des dangers. Pour l’instant, tes parents s’en occupent à ta place, et moi, je discute avec ton papa très fier de toi en attendant de pouvoir te doubler sans te faire peur.

 

Premiers kilomètres avec mon Dahon S.U.V

J’ai fait mes premiers kilomètres avec le Dahon ce matin !

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Le guidon au plus bas, ça ne me va pas. J’aimerais bien (pour une position un peu plus sportive), mais la longueur du “top tube” virtuel est un peu trop courte et ça appuie trop sur les poignets. Je l’ai remonté un peu et la position m’est très confortable, le vélo maniable et réactif, malgré la sacoche bien chargée.

La sacoche, parlons-en : le porte bagage est vraiment près des pédales. Avec la sacoche, obligation de pédaler comme Pépé, le creux de la plante du pied sur la pédale. Peut-être qu’il existe des sacoches plus adaptées à la forme et taille du pliant, pour pouvoir pédaler normalement, métatarse à la verticale de l’axe de la pédale.

Sinon, niveau matériel, ça freine très bien, par contre j’ai eu un peu de mal à régler le dérailleur. J’ai fait trois arrêts pour tendre ou détendre un peu le câble au niveau du réglage sur le dérailleur (il n’y en pas côté poignée), le résultat n’est pas trop mal, mais il faut soulager un peu la transmission au moment de passer les vitesses, sinon ça “crounche”.

Les pneus sont pourris, ils glissent. J’ai traversé une zone de 800m autour d’un chantier de promoteurs immobiliers où il y a du verglas d’été, la route est pourrie de mazout. Ça glissait un peu. Je ne suis pas tombé, ceci dit, contrairement à hier à vélo couché.

Le vélo donne l’impression d’avancer très bien, et Strava confirme à l’arrivée (ça fait bizarre de rouler sans compteur), 20 km/h de moyenne. Ce qui est très raisonnable quand on pédale les pieds en canard…

Par contre, autant j’aime bien passer pour un handicapé à vélo couché, ça m’achète la paix et le respect des automodébilistes, autant avec un pliant de 20″ j’ai l’impression qu’on est moins pris au sérieux. Sans aller jusqu’à dire qu’on m’a pris pour un clown, j’ai quand même noté beaucoup moins d’attention et beaucoup moins de patience lorsque je me suis fait dépasser, jusqu’à un malade en 4×4 qui m’a poussé avec son rétro. Quelle chance il a eu de pas avoir le feu rouge, celui là. J’ai essayé de le suivre pour le rattraper, mais le Dahon montre vite ses limites sur une grosse relance, c’est pas très rigide, voire… mou… donc j’ai laissé tomber.

Bref, j’en suis plutôt content !

Mon avis sur le Dahon S.U.V – Premières impressions

Je n’ai plus de voiture depuis quelques mois, et j’avais envie d’acheter un vélo simple et à très petit budget pour mes invité(e)s. La difficulté c’est de trouver un vélo qui aille avec les tailles variées des utilisateurs… Et j’avais aussi envie de pouvoir prendre le train ou un Blablacar et d’être indépendant et mobile à l’arrivée. J’ai donc porté mon choix sur un pliant.

Après quelques recherches, l’un des meilleurs rapport qualité-prix semblait être un Dahon d’entrée de gamme : Dahon fait d’excellents vélos pliants, et on peut avoir confiance dans leur système de pliage, ce qui est le plus important. Les périphériques (roues, freins, dérailleur, …) sont standard et peuvent toujours être changés pour mieux en cas de panne.

J’ai donc choisi un Dahon S.U.V (le seul SUV que j’achèterai jamais !). Je l’ai acheté chez BikeInn malgré le peu de retours utilisateurs que j’ai pu trouver sur Internet (uniquement ce post en anglais, positif mais très peu technique, c’est d’ailleurs pour ça que j’écris sur le sujet).

Voilà la bête, en bleu Midnight (je trouve les couleurs, bleu clair et foncé, très classe).

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À ce prix, on a beaucoup d’acier, et du tuyau de chauffage encore. Pesé, complet tel que reçu (avec catadioptres mais sans sonnette), le vélo fait 14kg. C’est loin d’être léger.

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Pédalier acier. On doit pouvoir assassiner quelqu’un d’un coup de manivelle, mais au moins ça a l’air solide. Il y a une bonne protection de pantalon.

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Moyeux acier, aussi. Axe de roues pleins. Les jantes sont des simple parois, mais elles sont joliment peintes en bleu ! Les pneus sont des Kenda Kwest. Je me demande si ça crève à tous les coins de rue… L’avenir me le dira.

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V-Brake sans nom, basiques mais qui ont l’air de faire le job.

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Les poignées sont en composite, basiques, avec un rattrapage de jeu et une vis de pré-contrainte.

Côté transmission, il y a six vitesses, contrôlées par une manette Shimano Revoshift :

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Le dérailleur est un Shimano Tourney :

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Bref, du basique à priori fiable du moment qu’on sait régler un dérailleur de temps en temps.

Pour le pliage, c’est assez simple et je pense que ça prend une petite minute une fois habitué.

Tout d’abord, on place les pédales comme ça et on les plie.

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Ensuite, on baisse la selle au max et on la tourne d’un huitième de tour vers la gauche.

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On sort le guidon assez loin pour éviter qu’il n’entre en conflit avec la béquille et la pédale.

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On le déverrouille et on le replie côté gauche du vélo.

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Puis on déverrouille la charnière du cadre :

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Chaque charnière a un petit loquet de sécurité (différent pour chacune d’elle, bizarre mais pourquoi pas).

Et enfin on replie le cadre et ça donne :

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Ici, on peut voir pourquoi il faut sortir fort le guidon :

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Le vélo n’était pas fourni avec des éclairages, j’ai mis des chinoiseries à LED qui trainaient par là. Je n’ai pas mis le feu arrière sur la tige de selle, car cela aurait empêché de la descendre jusqu’au bout. À la place, j’ai bricolé un petit truc avec le support du catadioptre et une équerre.

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Ça donne ça.

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Mon impression initiale est que ce vélo est un vélo sans prétention mais homogène et, comme espéré, le cadre et la partie pliage sont soignées. Les finitions sont plus que correctes aussi (jusqu’aux trois câbles qui sont attachés ensemble pour faire plus propre), le vélo est totalement équipé (il y a des garde boues, porte bagage, une béquille, et même un tendeur). La transmission et les freins sont entrée de gamme, mais ça peut toujours se changer petit à petit (et pour moi, ça fait même partie du plaisir…). J’ai l’impression d’avoir quelque chose qui vaut largement les 240€ que je l’ai payé.

La suite au prochain épisode : je l’étrenne vendredi !

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