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Et ta connerie, on en parle ?

Thursday, June 1st, 2017

Salut, random internet stranger,

J’en ai un peu plein le fion de répéter toujours les mêmes choses aux mêmes conneries pleines de “bon sens” que je peux lire sous chaque article ou post évoquant la violence routière dont sont victimes les usagers faibles de l’espace public, à savoir les cyclistes et dans une moindre mesure les piétons.

  • “Oui mais eh les cyclistes qui brûlent les feux rouges, on en parle ?”
  • “Loin de moi l’idée de juger mais quand même les cyclistes qui roulent à deux de front ça donne envie de les shooter !”
  • “Ouais bah le jour où les cyclistes arrêteront de prendre les sens interdits, hein, à bon entendeur”
  • “On leur fait des pistes cyclables et ils viennent encore nous faire chier sur la route”
  • “Non seulement ils prennent toute la place mais en plus ils roulent lentement, j’ai pas que ça à faire d’attendre vingt secondes moi je travaille !”
  • “Nan mais faut voir comme ils roulent comme des tarés aussi ils vont beaucoup trop vite on n’a pas le temps de réagir”

Voilà, je crois que j’ai fait le tour de tes “arguments” justifiant la mort d’un cycliste.

Alors voilà : non, en n’en parle pas, en tout cas pas là. D’une part, si t’arrives pas à comprendre la différence entre un mec qui fait de la merde à 25km/h sur un vélo de douze kilos et celui qui fait de la merde à 70 km/h dans une bagnole d’une tonne cinq, et ben t’es con.

D’autre part, si tu veux que je fasse pas que t’insulter, je peux aussi répondre sommairement à chacun des lieux communs indignes du PMU du coin que t’as pu éructer sur ton smartphone.

  • Les feux rouges. Je sais pas quand t’as passé ton permis mais si tu te tiens pas au courant des évolutions c’est un peu de ta faute. Ça fait plusieurs années qu’il y a des petits panneaux mignons qu’on appelle des CLPCF (Cédez le passage cycliste au feu). C’est exactement la même chose que la petite flèche orange clignotante qui peut autoriser les voitures à tourner à droite à un feu, sauf que c’est pour les cyclistes et c’est pareil : c’est pour tourner à droite (à un carrefour en T) ou aller tout droit (à un carrefour en -| ). Ça veut dire qu’à vélo t’as le droit de passer au rouge. En cédant le passage aux piétons qui traversent et aux voitures qui ont le feu vert. La plupart des cyclistes que tu vois passer au rouge et qui te causent tant d’indignation dans ta voiture parce que ça fait trois cycles que tu poireautes à cause des bouchons, c’est ça.
  • Pour ceux qui grillent vraiment les feux rouges, j’ai un scoop pour toi : les feux rouges, les mecs les grillent aussi en bagnole ou à scooter. L’autre scoop c’est que le mec à poil sur son vélo de dix kilos, s’il est trop con pour faire attention, c’est pas toi ou ton gamin bien à l’abri dans ton SUV de merde qui va se retrouver à l’hosto ou à la morgue.
  • Ah oui les cyclo-sportifs qui roulent à deux de front quelle plaie hein, des fois faut attendre une minute entière pour les doubler, alors que s’ils étaient à la file indienne tu pourrais les doubler direct sans déboîter un poil parce qu’il y a un semi en face, et s’ils se prennent dans ton rétro bah ils avaient qu’à serrer plus, hein ! Trois choses, trou du cul. D’une part un peloton à deux de front c’est deux fois moins long à doubler, c’est donc d’autant moins dangereux parce que t’as pas besoin d’avoir un kilomètre de visibilité. D’autre part, ça force les gens normaux à déboîter pour doubler et donc à laisser une marge de sécurité (1.50 mètre la marge, c’est dans le code de la route que tu te targues de si bien connaître). Et enfin, quand tu te retrouves derrière un tracteur, t’arrives bien à patienter et à t’écarter pour doubler, non, ou pareil tu le pousses dans le bas-côté ?
  • Les sens interdits, pareil que les feux rouges, tiens toi au jus, t’as l’air d’un vieux sénile, ça fait bientôt quinze ans que les double-sens cyclables ça existe et maintenant c’est la norme dans toutes les villes dignes de ce nom. Et tu sais ce que ça veut dire double sens cyclable ? Avec des mots simples ça veut dire que c’est pas un sens interdit pour les cyclistes. Et viens pas me dire que c’est dangereux parce que tu vas m’énerver. C’est moins dangereux de croiser que de doubler parce que c’est du côté du conducteur et parce que ça dure moins longtemps. Et doubler des cyclistes dans des rues étroites limitées à 30, ça t’as pas l’air de trouver ça dangereux vu comme t’es pas foutu de patienter cent mètres pour forcer alors que le feu au bout est rouge.
  • Les pistes cyclables sur lesquelles on n’est pas, devine, on a de bonnes raisons de pas être dessus, et la plupart de ces bonnes raisons c’est encore ta bagnole et celles de tes dégénérés de collègues de bouchons infoutus de réfléchir en se mettant à la place de quelqu’un d’autre. Sur les pistes cyclables on trouve 1/ du verre 2/ des piétons 3/ un cédez-le-passage à chaque croisement 4/ des trouducs qui tournent à droite sans faire gaffe à la piste et coupent la route 5/ des bolosses garés comme des merdes parce que le parking à 100 mètres c’était trop fatiguant y’en a que pour cinq minutes etc. Ça vaut aussi pour les bandes cyclables. (Hey, et avant de la ramener en me disant qu’elles sont obligatoires, retourne dans le code Rousseau te rapeller de la différence entre un panneau bleu rond et un panneau bleu carré. Merci).
  • Alors ça c’est clair quand t’es derrière un connard de cycliste écolo bobo gauchiasse c’est dramatique comme il se traîne, à peine à 20 km/h alors que tu pourrais accélérer au moins à 40 jusqu’au prochain bouchon ou feu rouge que tu vas te taper deux fois parce que les débiles de l’autre branche du croisement s’engagent à l’orange et restent bloqués. Alors que t’es pressé toi tu travailles. Et le cycliste écolo dans la circulation à 8h30 ou 17h30 tu crois qu’il fait quoi lui, il va aux champignons ? Bah non gros, moi aussi je bosse.
  • Par contre quand tu lui as cramé la priorité ou que t’as tourné à droite juste après l’avoir doublé et qu’il vient te reprocher d’avoir dû piler pour pas finir sur ton capot, là d’un seul coup il roulait beaucoup trop vite c’est dangereux, hein ? En plus il a l’air énervé ce con, c’est pas comme si tu l’avais touché hein !

Alors la prochaine fois que tu vois un article qui parle d’un cycliste dans le coma parce qu’il s’est fait dégager de la route par un sociopathe, sois gentil : ferme ta gueule, prends un vélib, pose ton cul dessus, fais deux heures de vélo dans ta ville, et après tu pourras peut-être commencer à donner ton avis. Ça vaut aussi si le mec s’est fait tuer après avoir fait de la merde. Toi aussi tu fais de la merde avec ton smartphone, tu accélères à l’orange, tu roules trop vite, tu t’arrêtes pas pour les piétons. Sauf que toi quand tu fais de la merde c’est pas ta vie dans la balance, c’est la mienne ou celle de mon fils.

Et si t’as envie de laisser un petit commentaire pour me dire que je suis agressif et je devrais faire preuve de pédagogie et je dessers ma cause. Tu sais quoi, toi aussi tu seras agressif quand ça fera dix ans que t’entendras des conneries irréfléchiées sur un sujet qui te concerne. Alors retiens toi.

“Barrage au FN”

Monday, May 8th, 2017

Les élections présidentielles 2017 sont enfin derrière nous et ça va me reposer. J’en avais marre de faire des cauchemars de politique.

Cette fois ci j’étais beaucoup plus enthousiaste que les précédentes fois. Après cinq ans de gouvernement Hollande où, sortis du mariage pour tous, on a surtout vu à l’oeuvre une politique sociale que même les Républicains n’auraient peut-être pas osé, le projet de Mélenchon, malgré quelques réserves, me semblait honnêtement et profondément social. Pas de chance, il n’était pas présent au second tour et nous avons eu droit à un duel Macron / Le Pen, capitalisme / fascisme. Trois points étaient particulièrement rageants pour moi pour ce second tour : déjà, il paraît que plus de la moitié des votes Macron étaient un vote utile et non un vote d’adhésion. Deuxièmement, Fillon a fait deux cent mille voix de plus que Mélenchon, malgré des casseroles monumentales au cul alors qu’il se présentait comme le candidat de la droiture. C’est un peu moche.

Troisièmement, j’ai passé quelques jours à hésiter à aller voter au deuxième tour : le programme de Macron me semblant lui aussi dévastateur. Certes, pas dévastateur comme celui d’Hitler dans les années trente, pas aussi binaire que celui de Le Pen l’est à grands coups de discriminations, de libération de la parole raciste et de ratonnades. Mais dévastateur malgré tout. Cela fait des années que l’on essaie de juguler le chômage à grands coups de précarisation et si cela limite la casse au niveau des chiffres nationaux, ça fait souffrir du monde, beaucoup de monde.

Alors on a eu Macron / Le Pen au deuxième tour et il fallait faire barrage au fascisme, alors je l’ai fait car j’ai été élevé dans une famille cultivée au sein de laquelle on m’a appris et expliqué les ravages du fascisme sur le monde. Je me suis motivé pour aller voter contre Le Pen, “pour Macron”, tout en étant intimement persuadé que la politique qu’il envisage ne fera qu’augmenter la précarité, la misère sociale et le sentiment d’exaspération qui habite de plus en plus de Français. Entre la souffrance des étrangers, homosexuels, basanés et précaires d’un côté, et la souffrance de juste les précaires d’un autre côté, j’ai choisi. Après tout, ils ont l’habitude.

Malgré cela j’ai ressenti de l’empathie pour ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas faire un choix. Les abstentionnistes qui ont été pendant quinze jours le déversoir de toute la haine du Front National, les lâches hommes blancs hétéros privilégiés qui refusent de faire barrage à la bête. Que parmi ces gens il y ait des chômeurs en fin de droit, des précaires de longue durée, des rejetés de la société, on n’en a pas parlé. Que l’électorat frontiste ait pris presque trois millions de voix de plus qu’au premier tour en 2002, on n’en a pas parlé. Que les électeurs de Fillon aient compté reporter leur voix sur le FN deux fois plus que les électeurs de gauche, non plus : non, l’accession au pouvoir de Le Pen, ça allait être la faute des abstentionnistes de gauche. Les bâtards.

Le deuxième tour a eu lieu et il était sans surprise, avec une abstention record, des reports de voix vers Macron de partout (et surtout de la gauche), des reports de voix vers Le Pen de partout (et surtout de la droite).

(source)

Et les premières choses que j’ai lu ? Des reproches aux abstentionnistes, tellement égoïstes qu’ils ne sont pas allés voter faire barrage. Les trois millions de voix supplémentaires pour le FN (qui leur fait passer la barre des dix millions) ? Ça n’a pas l’air de gêner grand monde. Les fachos ont doublé leur base électorale depuis 2002 (en 2002, il n’avaient eu que 700.000 voix supplémentaires au deuxième tour), il y a maintenant un français sur sept qui peut voter Front national, mais ça on s’en fout, l’important c’est ceux qui n’y sont pas allés.

Pour moi, cette abstention ça veut surtout dire que la ligne politique de ces quinze dernières années, ça ne va plus suffire : “Hey les gars, business as usual et dommage pour vous si vous en souffrez, d’tfaçons c’est ça ou le Front National”. En 2022, ça ne va pas être assez.

C’est facile pour des gens comme moi de rester droit dans leurs bottes et rejeter la haine. J’ai un bon boulot. J’ai un bon salaire. Je bosse dans un domaine où le chômage est très faible. J’ai une chouette qualité de vie et je suis heureux.

Pour des gens qui enchaînent des contrats d’intérim et des CDD au SMIC en prenant tout ce qui passe parce que sinon c’est rien, des gens qui se lèvent à 5h30 du matin pour aller bosser super loin de chez eux et qui s’ajoutent deux heures de transport à leur journée parce que de toutes façons ça sert à rien de déménager c’est que pour trois mois et puis en plus personne voudrait leur louer autre chose parce que leur situation n’est pas assez stable, pour des gens qui doivent justifier toute leur précarité et leurs dépenses tous les trois mois pour toucher un RSA et pouvoir bouffer des pâtes, le discours “tout sauf le FN”, il passe moins bien.

Alors l’abstention, dans ce cas de figure, elle a déjà plus de gueule que de jeter l’éponge et aller voter FN dans l’espoir de voir sa propre condition s’améliorer.

Et puis ceux qui se sont abstenus, ils se sont fait insulter quinze jours, comme moi qui en considérais la possibilité. Mais eux qui n’ont pas changé d’avis, ils ne sont pas fait ré-insulter trois heures après la sortie des urnes en se faisant expliquer que “65% des Français ont choisi Macron” ou même “une grande majorité des Français adhèrent au programme de Macron”.

Sérieusement ?

La prochaine fois, si la classe politique compte faire barrage efficacement au FN, j’ai des suggestions :

  • Arrêtez d’inviter Philippot et compagnie un jour sur deux sur BFM
  • Arrêtez de monter en épingle des faits divers du genre du burkini
  • Arrêtez de ratisser sur les terres du FN avec du bullshit comme la déchéance de nationalité
  • Arrêtez de regarder le FN à 25% dans les sondages sans sourciller, puis de commencer à pousser les hauts cris à base de “dictature Castro-Chavezienne” quand la gauche “radicale” arrive à 18% d’intention de vote
  • Arrêtez les lois asociales à grands coups de 6 x 49.3
  • Arrêtez de vous foutre de notre gueule

Ah, mais peut-être que ça vous arrange pas ?

Construction de K-9 du Doctor Who

Saturday, March 25th, 2017

Suite à l’échec de mon dernier projet robot, que vous n’avez pas vu ici, j’ai décidé pour mon troisième d’être sûr qu’il roulera. En effet le précédent refuse obstinément d’avancer (je vous mettrai une vidéo si vous voulez).

Donc pour ce K-9, j’ai décidé de le faire rouler sur chenilles.

K-9 est le chien robot qu’on voit dans Doctor Who et il est très attachant. Il ressemble à ça :

Voici donc la construction du chassis :

Les chenilles font cinq centimètres de large et seront posées sur trois axes :

J’ai récupéré des vieux profilés en alu de portes-fenêtres dans la poubelle du voisin de bureau, qui vend des portails et des fenêtres.

L’avantage de l’alu c’est que c’est rigide et léger. Les moteurs y sont bien solidarisés et ça ne devrait pas bouger.

J’ai ensuite relié les deux profilés intérieurs avec une plaque de contreplaqué et ajouté un “pont”.

Le pont me permettra de mettre la batterie dedans, et d’avoir plus de place pour l’électronique sur le dessus.

Une fois la base du chassis prête, j’ai commencé à y greffer l’électronique. Pour l’instant il s’agit d’un robot bien standard avec deux moteurs, un Arduino, un contrôleur de moteur et un récepteur RC de modélisme.

J’ai fait de belles nappes car j’avais prévu pas mal de fonctions à câbler, et je n’avais pas envie que ce soit trop affreux.

 

Le début du montage que l’on voit ici comprend la partie radio-commande et tous les petits trucs habituels que j’utilise pour mes robots : un convertisseur de tension DC-DC pour avoir un rail d’alimentation en 5V à partir de la batterie (pour les petits servos, les LEDs, etc) et un rail en 7.4V directement de la batterie, donc à fort ampérage, pour le contrôleur de moteur et les servos puissants (celui du cou par exemple).

On y voit aussi un relais contrôlé par l’Arduino, ce qui lui permet d’interrompre son alimentation lorsque le robot perd le signal de la télécommande.

Voici le résultat en vidéo (trop longue désolé).

Je suis ensuite passé à l’armature du corps, puis de la tête (ce qui me plait beaucoup dans la robotique, c’est qu’on alterne les plaisirs : électronique, programmation, modélisme). J’ai fait l’armature du corps en contreplaqué de 10mm et celle de la tête en contreplaqué de 5mm.

Pour les proportions de K-9, j’ai trouvé les plans sur le site de DoctorWhoScarf, à priori la référence dans la communauté de builders, et je les ai adaptés à mes besoins.

Vu que le corps présente beaucoup d’angles, le plus simple pour les reporter sur le contreplaqué est d’ouvrir le PDF avec gimp, sélectionner les parties désirées et les imprimer à l’échelle voulue (sur plusieurs pages si nécessaire).

Il y a deux supports longitudinaux et trois supports latéraux. Comme d’habitude, pour un meilleur résultat, je ne trace qu’un de chaque et après la première découpe, je trace les suivants à partir du premier. Une fois tout découpé, j’ai aligné les pièces identiques, les ai vissées ensemble pour ne pas qu’elles bougent et j’ai poncé copieusement jusqu’à obtenir deux pièces (ou trois le cas échéant) strictement identiques.

Je les ai ensuite désolidarisées et les ai assemblées. (comme d’habitude, la colle vinylique est super pour le bois).

Voici ce que donne l’armature du corps de K-9 sur son chassis. Elle est posée en dix endroits (trois de chaque côté, plus deux à l’avant et à l’arrière des supports longitudinaux. Les six points de contact des côtés sont aimantés au chassis avec des aimants au néodyme, et les quatre intérieurs ont une vis qui en sort, qui permettent de positionner le tout pour que cela soit précisément posé.

Pour lier la tête au cou, j’ai utilisé du tuyau de cuivre que j’ai coupé et dans lequel j’ai fabriqué une encoche, de manière à ce que la tête soit facilement séparable.

La base est reliée à un servomoteur qui la fait tourner, et une vis la traverse pour que l’encoche de l’autre côté s’y cale.

Une autre vis empêche la base de sortir de son logement.

L’encoche a été faite en plusieurs épaisseurs de contreplaqué collé et poncé coniquement pour que l’alignement soit plus facile.

L’armature a été renforcée pour que la liaison par l’encoche ne subisse presque pas d’effort.

La tête a été assez compliquée à faire, car elle est pleine de courbes. Je ne me suis trompé que sur une pièce, j’étais assez content de moi. Il y a beaucoup d’encoches à faire et assez profondes, car les supports latéraux doivent passer dans l’intérieur des supports longitudinaux.

Voici les supports principaux assemblés à blanc, prêts à être collés.

Le collage en lui même. Tous les supports sont en place y compris les supports horizontaux, qui permettront d’avoir plus de surface encollable pour les côtés de la tête.

Un détail de l’assemblage du “nez-capteur” de K-9. Une espèce de ventouse située entre ses yeux et qui peut sortir de façon motorisée.

C’est toujours compliqué de transformer l’action radiale d’un servo en action linéaire, (et souvent cher). Ici, le très faible effort mécanique nécessaire m’a permis de me contenter de deux micros-servos à rotation continue, collés l’un à l’autre et dotés de rondelles en caoutchouc (il m’en reste 248, avis aux amateurs) entre lesquelles la tige métallique (un reste d’armature de garde-boue de vélo) est passée en friction. En faisant tourner les servos dans un sens chacun, on peut faire avancer ou reculer la tige.

J’ai préparé un système le plus petit possible et bien m’en a pris, car le tout est rentré au chausse pied dans la tête. Ici, on peut aussi voir un des micros-servos qui serviront à faire pivoter les oreilles.

Ça donne ça :

Zoom sur les butées de fin de course :

Une vue du tout, avec le début du travail de câblage.

Pour simplifier la maintenance et pour la beauté du geste, je voulais pouvoir assembler et désassembler facilement le tout. J’ai trouvé des prises 10 broches qui m’ont permis de n’avoir qu’un câble pour toute la tête. J’avais en effet besoin de huit broches : le +5V, la masse, deux datas pour les servos du nez, deux pour les servos des oreilles, deux pour les micro-interrupteur de butées pour le nez-capteur. Chaque servo et LED partagent la même alimentation, le tout étant câblé soudé sur une petite carte de prototypage.

Et voici K-9 en mode Terminator, avec toute son armature terminée.

En vidéo ? Vos désirs sont des ordres.

Je suis donc passé à sa “carrosserie”. La règle d’or : couper trop large, et poncer ce qui dépasse. Sinon on perd de grandes surfaces de contreplaqué pour un détail trop bête, et le contreplaqué peuplier de modélisme, c’est la peau des fesses : 11€ la planche de 100x50cm.

J’ai fait les panneaux du corps en 2mm sauf celui du haut, qui est bombé, pour lequel j’ai utilisé du 1.5mm – comme pour la tête. J’ai commencé par le bas et continué en montant. Là encore, pas de mesures, il vaut mieux positionner l’armature sur la plaque de contreplaqué à découper et reporter la réalité.

Premiers panneaux collés :

Tous les panneaux sont posés, il ne reste qu’à poncer.

Pour la tête, pareil. Ça a pris du temps, car il fallait que chaque panneau sèche avant de mettre le suivant. J’ai commencé par les panneaux latéraux et continué par le reste.

Voici la tête, complète et poncée. Il commence à ressembler à quelque chose !

Il restait à préparer le panneau dorsal :

Mon K-9 étant plus petit que l’original, j’ai pris des libertés avec ses boutons du panneau dorsal et il n’en aura que trois rangées de trois au lieu de rangées de quatre. Plus les deux gros en haut.

J’ai câblé les diodes sur quatre circuits différents (les deux du haut seront toujours allumées, tandis que les autres clignoteront deux par deux au hasard).

Une fois tout prêt puis collé, j’ai installé le tout dans le corps, puis câblé les prises (idem que pour la tête, je veux pouvoir enlever le corps du chassis. Ici j’ai eu besoin de 7 broches : le +5V (pour le servo de queue et les LEDs du haut du panneau), la masse (pour tout le monde), et cinq datas (pour le servo et les 4 circuits de LEDs à faire clignoter).

Ensuite, j’ai préparé des petits boutons pour coller sur le panneau dorsal. Ils sont faits en contreplaqué de 2mm, évidés au centre (ça fait beaucoup de découpes à faire mais ça fait partie du fun), et collés dessus, des morceaux de plastique translucide. Un ou deux Tupperware ont souffert à cette étape. Le Tupperware étant en polypropylène, notoirement difficile à coller, j’ai fait des test comparatifs sur des chutes avec : colle vinylique, colle E6000, SuperGlue et epoxy bi-composant. L’epoxy gagne haut la main.

Voici le résultat du travail électronique du corps :

Puis j’ai peint le tout.

J’ai fait les oreilles avec du fil d’acier d’1.5mm (Leroy Merlin) et de la moustiquaire (Leroy-Merlin). Je voulais de la moustiquaire métallique pour souder le tout, mais personne n’a ça, donc j’ai fini avec de la moustiquaire PVC et j’ai epoxysé le tout.

Enfin, le dernier détail restant est le collier. Il est fait avec deux bandes de contreplaqué 1.5 collées l’une à l’autre et recouvertes de tissu. Il faut y aller doucement pour l’arrondi, et surtout découper dans le sens inverse des fibres pour plus de souplesse.

Je n’avais pas de bonne idée de sourçage de tissu écossais, et un soir ma chérie est rentrée avec une chemise taille trois ans, dégottée chez Emmaüs, avec un motif parfait ! Je l’ai donc découpée et sacrifiée pour une demi-heure de couture (durant laquelle j’étais moins dans mon élément que jusqu’ici, mais je m’en suis sorti tout seul !

Et voilà, K-9 est prêt :)

Zaphod is in the place

Saturday, January 28th, 2017

Wooden tree of Gondor

Sunday, January 1st, 2017

I’ve made a little tree of Gondor for my Lord-of-the-Rings-loving girlfriend to hang her earrings on. There’s not much to say about the construction but there goes anyway.

It’s made from 5mm plywood, cut with a scroll saw, sanded, assembled with wood glue and then varnished.

There are only two pieces, slid into one another, and the most time-consuming task are the cutting (it’s long to follow each path) and the varnishing of each face, including the cuts.

For the design I took my inspiration from my girlfriend’s tattoo, which closely resembles the illustration on the Wikipedia page.

As I forgot to take pictures during cutting and construction, here’s the result :

The proportions are different, in particular the tree trunk is shorter, because of the original plywood sheet’s form factor, but I’m rather happy with it, and more importantly, so is she :)

news for few, stuff no-one cares about