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“Barrage au FN”

Monday, May 8th, 2017

Les élections présidentielles 2017 sont enfin derrière nous et ça va me reposer. J’en avais marre de faire des cauchemars de politique.

Cette fois ci j’étais beaucoup plus enthousiaste que les précédentes fois. Après cinq ans de gouvernement Hollande où, sortis du mariage pour tous, on a surtout vu à l’oeuvre une politique sociale que même les Républicains n’auraient peut-être pas osé, le projet de Mélenchon, malgré quelques réserves, me semblait honnêtement et profondément social. Pas de chance, il n’était pas présent au second tour et nous avons eu droit à un duel Macron / Le Pen, capitalisme / fascisme. Trois points étaient particulièrement rageants pour moi pour ce second tour : déjà, il paraît que plus de la moitié des votes Macron étaient un vote utile et non un vote d’adhésion. Deuxièmement, Fillon a fait deux cent mille voix de plus que Mélenchon, malgré des casseroles monumentales au cul alors qu’il se présentait comme le candidat de la droiture. C’est un peu moche.

Troisièmement, j’ai passé quelques jours à hésiter à aller voter au deuxième tour : le programme de Macron me semblant lui aussi dévastateur. Certes, pas dévastateur comme celui d’Hitler dans les années trente, pas aussi binaire que celui de Le Pen l’est à grands coups de discriminations, de libération de la parole raciste et de ratonnades. Mais dévastateur malgré tout. Cela fait des années que l’on essaie de juguler le chômage à grands coups de précarisation et si cela limite la casse au niveau des chiffres nationaux, ça fait souffrir du monde, beaucoup de monde.

Alors on a eu Macron / Le Pen au deuxième tour et il fallait faire barrage au fascisme, alors je l’ai fait car j’ai été élevé dans une famille cultivée au sein de laquelle on m’a appris et expliqué les ravages du fascisme sur le monde. Je me suis motivé pour aller voter contre Le Pen, “pour Macron”, tout en étant intimement persuadé que la politique qu’il envisage ne fera qu’augmenter la précarité, la misère sociale et le sentiment d’exaspération qui habite de plus en plus de Français. Entre la souffrance des étrangers, homosexuels, basanés et précaires d’un côté, et la souffrance de juste les précaires d’un autre côté, j’ai choisi. Après tout, ils ont l’habitude.

Malgré cela j’ai ressenti de l’empathie pour ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas faire un choix. Les abstentionnistes qui ont été pendant quinze jours le déversoir de toute la haine du Front National, les lâches hommes blancs hétéros privilégiés qui refusent de faire barrage à la bête. Que parmi ces gens il y ait des chômeurs en fin de droit, des précaires de longue durée, des rejetés de la société, on n’en a pas parlé. Que l’électorat frontiste ait pris presque trois millions de voix de plus qu’au premier tour en 2002, on n’en a pas parlé. Que les électeurs de Fillon aient compté reporter leur voix sur le FN deux fois plus que les électeurs de gauche, non plus : non, l’accession au pouvoir de Le Pen, ça allait être la faute des abstentionnistes de gauche. Les bâtards.

Le deuxième tour a eu lieu et il était sans surprise, avec une abstention record, des reports de voix vers Macron de partout (et surtout de la gauche), des reports de voix vers Le Pen de partout (et surtout de la droite).

(source)

Et les premières choses que j’ai lu ? Des reproches aux abstentionnistes, tellement égoïstes qu’ils ne sont pas allés voter faire barrage. Les trois millions de voix supplémentaires pour le FN (qui leur fait passer la barre des dix millions) ? Ça n’a pas l’air de gêner grand monde. Les fachos ont doublé leur base électorale depuis 2002 (en 2002, il n’avaient eu que 700.000 voix supplémentaires au deuxième tour), il y a maintenant un français sur sept qui peut voter Front national, mais ça on s’en fout, l’important c’est ceux qui n’y sont pas allés.

Pour moi, cette abstention ça veut surtout dire que la ligne politique de ces quinze dernières années, ça ne va plus suffire : “Hey les gars, business as usual et dommage pour vous si vous en souffrez, d’tfaçons c’est ça ou le Front National”. En 2022, ça ne va pas être assez.

C’est facile pour des gens comme moi de rester droit dans leurs bottes et rejeter la haine. J’ai un bon boulot. J’ai un bon salaire. Je bosse dans un domaine où le chômage est très faible. J’ai une chouette qualité de vie et je suis heureux.

Pour des gens qui enchaînent des contrats d’intérim et des CDD au SMIC en prenant tout ce qui passe parce que sinon c’est rien, des gens qui se lèvent à 5h30 du matin pour aller bosser super loin de chez eux et qui s’ajoutent deux heures de transport à leur journée parce que de toutes façons ça sert à rien de déménager c’est que pour trois mois et puis en plus personne voudrait leur louer autre chose parce que leur situation n’est pas assez stable, pour des gens qui doivent justifier toute leur précarité et leurs dépenses tous les trois mois pour toucher un RSA et pouvoir bouffer des pâtes, le discours “tout sauf le FN”, il passe moins bien.

Alors l’abstention, dans ce cas de figure, elle a déjà plus de gueule que de jeter l’éponge et aller voter FN dans l’espoir de voir sa propre condition s’améliorer.

Et puis ceux qui se sont abstenus, ils se sont fait insulter quinze jours, comme moi qui en considérais la possibilité. Mais eux qui n’ont pas changé d’avis, ils ne sont pas fait ré-insulter trois heures après la sortie des urnes en se faisant expliquer que “65% des Français ont choisi Macron” ou même “une grande majorité des Français adhèrent au programme de Macron”.

Sérieusement ?

La prochaine fois, si la classe politique compte faire barrage efficacement au FN, j’ai des suggestions :

  • Arrêtez d’inviter Philippot et compagnie un jour sur deux sur BFM
  • Arrêtez de monter en épingle des faits divers du genre du burkini
  • Arrêtez de ratisser sur les terres du FN avec du bullshit comme la déchéance de nationalité
  • Arrêtez de regarder le FN à 25% dans les sondages sans sourciller, puis de commencer à pousser les hauts cris à base de “dictature Castro-Chavezienne” quand la gauche “radicale” arrive à 18% d’intention de vote
  • Arrêtez les lois asociales à grands coups de 6 x 49.3
  • Arrêtez de vous foutre de notre gueule

Ah, mais peut-être que ça vous arrange pas ?

Construction de K-9 du Doctor Who

Saturday, March 25th, 2017

Suite à l’échec de mon dernier projet robot, que vous n’avez pas vu ici, j’ai décidé pour mon troisième d’être sûr qu’il roulera. En effet le précédent refuse obstinément d’avancer (je vous mettrai une vidéo si vous voulez).

Donc pour ce K-9, j’ai décidé de le faire rouler sur chenilles.

K-9 est le chien robot qu’on voit dans Doctor Who et il est très attachant. Il ressemble à ça :

Voici donc la construction du chassis :

Les chenilles font cinq centimètres de large et seront posées sur trois axes :

J’ai récupéré des vieux profilés en alu de portes-fenêtres dans la poubelle du voisin de bureau, qui vend des portails et des fenêtres.

L’avantage de l’alu c’est que c’est rigide et léger. Les moteurs y sont bien solidarisés et ça ne devrait pas bouger.

J’ai ensuite relié les deux profilés intérieurs avec une plaque de contreplaqué et ajouté un “pont”.

Le pont me permettra de mettre la batterie dedans, et d’avoir plus de place pour l’électronique sur le dessus.

Une fois la base du chassis prête, j’ai commencé à y greffer l’électronique. Pour l’instant il s’agit d’un robot bien standard avec deux moteurs, un Arduino, un contrôleur de moteur et un récepteur RC de modélisme.

J’ai fait de belles nappes car j’avais prévu pas mal de fonctions à câbler, et je n’avais pas envie que ce soit trop affreux.

 

Le début du montage que l’on voit ici comprend la partie radio-commande et tous les petits trucs habituels que j’utilise pour mes robots : un convertisseur de tension DC-DC pour avoir un rail d’alimentation en 5V à partir de la batterie (pour les petits servos, les LEDs, etc) et un rail en 7.4V directement de la batterie, donc à fort ampérage, pour le contrôleur de moteur et les servos puissants (celui du cou par exemple).

On y voit aussi un relais contrôlé par l’Arduino, ce qui lui permet d’interrompre son alimentation lorsque le robot perd le signal de la télécommande.

Voici le résultat en vidéo (trop longue désolé).

Je suis ensuite passé à l’armature du corps, puis de la tête (ce qui me plait beaucoup dans la robotique, c’est qu’on alterne les plaisirs : électronique, programmation, modélisme). J’ai fait l’armature du corps en contreplaqué de 10mm et celle de la tête en contreplaqué de 5mm.

Pour les proportions de K-9, j’ai trouvé les plans sur le site de DoctorWhoScarf, à priori la référence dans la communauté de builders, et je les ai adaptés à mes besoins.

Vu que le corps présente beaucoup d’angles, le plus simple pour les reporter sur le contreplaqué est d’ouvrir le PDF avec gimp, sélectionner les parties désirées et les imprimer à l’échelle voulue (sur plusieurs pages si nécessaire).

Il y a deux supports longitudinaux et trois supports latéraux. Comme d’habitude, pour un meilleur résultat, je ne trace qu’un de chaque et après la première découpe, je trace les suivants à partir du premier. Une fois tout découpé, j’ai aligné les pièces identiques, les ai vissées ensemble pour ne pas qu’elles bougent et j’ai poncé copieusement jusqu’à obtenir deux pièces (ou trois le cas échéant) strictement identiques.

Je les ai ensuite désolidarisées et les ai assemblées. (comme d’habitude, la colle vinylique est super pour le bois).

Voici ce que donne l’armature du corps de K-9 sur son chassis. Elle est posée en dix endroits (trois de chaque côté, plus deux à l’avant et à l’arrière des supports longitudinaux. Les six points de contact des côtés sont aimantés au chassis avec des aimants au néodyme, et les quatre intérieurs ont une vis qui en sort, qui permettent de positionner le tout pour que cela soit précisément posé.

Pour lier la tête au cou, j’ai utilisé du tuyau de cuivre que j’ai coupé et dans lequel j’ai fabriqué une encoche, de manière à ce que la tête soit facilement séparable.

La base est reliée à un servomoteur qui la fait tourner, et une vis la traverse pour que l’encoche de l’autre côté s’y cale.

Une autre vis empêche la base de sortir de son logement.

L’encoche a été faite en plusieurs épaisseurs de contreplaqué collé et poncé coniquement pour que l’alignement soit plus facile.

L’armature a été renforcée pour que la liaison par l’encoche ne subisse presque pas d’effort.

La tête a été assez compliquée à faire, car elle est pleine de courbes. Je ne me suis trompé que sur une pièce, j’étais assez content de moi. Il y a beaucoup d’encoches à faire et assez profondes, car les supports latéraux doivent passer dans l’intérieur des supports longitudinaux.

Voici les supports principaux assemblés à blanc, prêts à être collés.

Le collage en lui même. Tous les supports sont en place y compris les supports horizontaux, qui permettront d’avoir plus de surface encollable pour les côtés de la tête.

Un détail de l’assemblage du “nez-capteur” de K-9. Une espèce de ventouse située entre ses yeux et qui peut sortir de façon motorisée.

C’est toujours compliqué de transformer l’action radiale d’un servo en action linéaire, (et souvent cher). Ici, le très faible effort mécanique nécessaire m’a permis de me contenter de deux micros-servos à rotation continue, collés l’un à l’autre et dotés de rondelles en caoutchouc (il m’en reste 248, avis aux amateurs) entre lesquelles la tige métallique (un reste d’armature de garde-boue de vélo) est passée en friction. En faisant tourner les servos dans un sens chacun, on peut faire avancer ou reculer la tige.

J’ai préparé un système le plus petit possible et bien m’en a pris, car le tout est rentré au chausse pied dans la tête. Ici, on peut aussi voir un des micros-servos qui serviront à faire pivoter les oreilles.

Ça donne ça :

Zoom sur les butées de fin de course :

Une vue du tout, avec le début du travail de câblage.

Pour simplifier la maintenance et pour la beauté du geste, je voulais pouvoir assembler et désassembler facilement le tout. J’ai trouvé des prises 10 broches qui m’ont permis de n’avoir qu’un câble pour toute la tête. J’avais en effet besoin de huit broches : le +5V, la masse, deux datas pour les servos du nez, deux pour les servos des oreilles, deux pour les micro-interrupteur de butées pour le nez-capteur. Chaque servo et LED partagent la même alimentation, le tout étant câblé soudé sur une petite carte de prototypage.

Et voici K-9 en mode Terminator, avec toute son armature terminée.

En vidéo ? Vos désirs sont des ordres.

Je suis donc passé à sa “carrosserie”. La règle d’or : couper trop large, et poncer ce qui dépasse. Sinon on perd de grandes surfaces de contreplaqué pour un détail trop bête, et le contreplaqué peuplier de modélisme, c’est la peau des fesses : 11€ la planche de 100x50cm.

J’ai fait les panneaux du corps en 2mm sauf celui du haut, qui est bombé, pour lequel j’ai utilisé du 1.5mm – comme pour la tête. J’ai commencé par le bas et continué en montant. Là encore, pas de mesures, il vaut mieux positionner l’armature sur la plaque de contreplaqué à découper et reporter la réalité.

Premiers panneaux collés :

Tous les panneaux sont posés, il ne reste qu’à poncer.

Pour la tête, pareil. Ça a pris du temps, car il fallait que chaque panneau sèche avant de mettre le suivant. J’ai commencé par les panneaux latéraux et continué par le reste.

Voici la tête, complète et poncée. Il commence à ressembler à quelque chose !

Il restait à préparer le panneau dorsal :

Mon K-9 étant plus petit que l’original, j’ai pris des libertés avec ses boutons du panneau dorsal et il n’en aura que trois rangées de trois au lieu de rangées de quatre. Plus les deux gros en haut.

J’ai câblé les diodes sur quatre circuits différents (les deux du haut seront toujours allumées, tandis que les autres clignoteront deux par deux au hasard).

Une fois tout prêt puis collé, j’ai installé le tout dans le corps, puis câblé les prises (idem que pour la tête, je veux pouvoir enlever le corps du chassis. Ici j’ai eu besoin de 7 broches : le +5V (pour le servo de queue et les LEDs du haut du panneau), la masse (pour tout le monde), et cinq datas (pour le servo et les 4 circuits de LEDs à faire clignoter).

Ensuite, j’ai préparé des petits boutons pour coller sur le panneau dorsal. Ils sont faits en contreplaqué de 2mm, évidés au centre (ça fait beaucoup de découpes à faire mais ça fait partie du fun), et collés dessus, des morceaux de plastique translucide. Un ou deux Tupperware ont souffert à cette étape. Le Tupperware étant en polypropylène, notoirement difficile à coller, j’ai fait des test comparatifs sur des chutes avec : colle vinylique, colle E6000, SuperGlue et epoxy bi-composant. L’epoxy gagne haut la main.

Voici le résultat du travail électronique du corps :

Puis j’ai peint le tout.

J’ai fait les oreilles avec du fil d’acier d’1.5mm (Leroy Merlin) et de la moustiquaire (Leroy-Merlin). Je voulais de la moustiquaire métallique pour souder le tout, mais personne n’a ça, donc j’ai fini avec de la moustiquaire PVC et j’ai epoxysé le tout.

Enfin, le dernier détail restant est le collier. Il est fait avec deux bandes de contreplaqué 1.5 collées l’une à l’autre et recouvertes de tissu. Il faut y aller doucement pour l’arrondi, et surtout découper dans le sens inverse des fibres pour plus de souplesse.

Je n’avais pas de bonne idée de sourçage de tissu écossais, et un soir ma chérie est rentrée avec une chemise taille trois ans, dégottée chez Emmaüs, avec un motif parfait ! Je l’ai donc découpée et sacrifiée pour une demi-heure de couture (durant laquelle j’étais moins dans mon élément que jusqu’ici, mais je m’en suis sorti tout seul !

Et voilà, K-9 est prêt :)

Zaphod is in the place

Saturday, January 28th, 2017

Wooden tree of Gondor

Sunday, January 1st, 2017

I’ve made a little tree of Gondor for my Lord-of-the-Rings-loving girlfriend to hang her earrings on. There’s not much to say about the construction but there goes anyway.

It’s made from 5mm plywood, cut with a scroll saw, sanded, assembled with wood glue and then varnished.

There are only two pieces, slid into one another, and the most time-consuming task are the cutting (it’s long to follow each path) and the varnishing of each face, including the cuts.

For the design I took my inspiration from my girlfriend’s tattoo, which closely resembles the illustration on the Wikipedia page.

As I forgot to take pictures during cutting and construction, here’s the result :

The proportions are different, in particular the tree trunk is shorter, because of the original plywood sheet’s form factor, but I’m rather happy with it, and more importantly, so is she :)

Fabrication d’une lampe de bureau

Saturday, December 31st, 2016

Pour Noël, j’ai offert à ma mère une petite lampe de bureau en bois et boîte de conserve. J’ai commencé par faire une base en contreplaqué de 15mm. J’ai évidé la base pour laisser la place pour l’interrupteur, puis j’ai collé une plaque de contreplaqué de 2mm avec un trou pour l’interrupteur et un trou pour le fil électrique.

Il y a aussi un gros écrou noyé dans le bois, au filetage limé, qui permettra d’accrocher la lampe au mur si l’on en a envie.

J’ai ensuite préparé un pied à partir de quatre pièces de contreplaqué de 3mm, coupés de telle sorte que le pied soit incliné vers l’avant. Le plus simple pour faire quelque chose de symétrique est de commencer par faire l’un des côtés, puis de faire l’autre sur le même modèle, avant de faire l’avant et l’arrière en prenant les mesures sur les pièces déjà faites. Ces quatres pièces sont collées ensemble avec des barres carrées à l’intérieur de manière à faire des jointures solides. Enfin, on ajoute des cales en contreplaqué de 10mm en bas, que l’on coupe et ponce pour permettre de coller solidement le pied à la base.

On ajoute l’interrupteur et l’on passe le fil dans le pied.

Il ne reste plus qu’à assembler l’abat-jour, qui est une boîte de conserve où j’ai fait un trou suffisamment large pour passer la douille (le matériel élecrique : douille, prise électrique, ampoule etc vient de chez Leroy-Merlin), avec ma scie à chantourner et mon Dremel. Après une petite séance de vernissage (5 couches) la lampe est prête et je suis plutôt content du résultat !

Je n’ai pas pensé à prendre de photo de la lampe sur un mur, dommage.

news for few, stuff no-one cares about