Archive for the 'Personal' Category

DIY: Un système d’extinction propre pour RuneAudio

mardi, janvier 15th, 2019

J’ai monté un deuxième lecteur RuneAudio ce week-end, pour le rez-de-chaussée. La principale différence, hormis le boîtier physique, est la gestion de l’alimentation.

En effet, sur mon premier lecteur, basculer l’interrupteur coupe le courant brutalement au Raspberry, ce qui peut occasionner des corruptions du système de fichiers de la carte MicroSD (et l’expérience, sur à peine dix jours, montre que la base de données de MPD finit parfois corrompue).

Je voulais donc un système qui me permette d’allumer le Raspberry en basculant l’interrupteur, de l’éteindre proprement en re-basculant le même interrupteur, et de consommer zéro watt lorsqu’il est éteint.

La solution la plus simple que j’ai trouvé est un interrupteur capable de commander deux circuits distincts, tel que celui-ci ou celui-là (chercher DPST, « Double pole single throw »).

L’un des circuits de cet interrupteur coupera l’arrivée d’électricité à l’alimentation et sera mis en parallèle d’un relais contrôlé par le Raspberry, tandis que l’état du deuxième circuit, relié aux GPIO du Raspberry, sera surveillé par celui et déclencher un shutdown propre.

Le schéma de câblage

Sur le schéma ci-dessus, le 220V est sur les fils bleu et marron ; le 5V sur les rouge et noir ; le contrôle du relais en orange, et celui du deuxième circuit de l’interrupteur en violet.

Nous allons écrire un petit script Python qui commencera par configurer la GPIO 5 en sortie, puis la passera à l’état haut, ce qui aura pour effet de fermer le relais. Ensuite, on configure la GPIO 27 en entrée, puis on lit son état dans une boucle infinie. Selon l’état, on continue d’attendre ou bien on éteint proprement.

# cat /root/power-control.py
import RPi.GPIO as GPIO
import os
import time
import sys

GPIO.setmode(GPIO.BCM)

#Setup de la broche de contrôle du relais pour le fermer
GPIO.setup(5, GPIO.OUT)
GPIO.output(5, GPIO.HIGH)

#Setup de la broche de surveillance de l'interrupteur
GPIO.setup(27, GPIO.IN, pull_up_down=GPIO.PUD_UP)

#Boucle infinie de surveillance
while True:
state = GPIO.input(27)
if state == True:
#Interrupteur toujours sur ON
time.sleep(0.5)
else:
#Interrupteur sur OFF, déclenchement de l'extinction
os.system("/var/www/command/rune_shutdown poweroff")
os.system("shutdown -h now")
sys.exit(0)

Deux remarques :

  • Selon votre câblage et le type de relais, les GPIO.HIGH seront peut-être des LOW, à adapter.
  • On ne réouvre jamais le relais. Cela se fait tout seul, tard dans le processus de shutdown du Pi et cela a pour conséquence de l’éteindre immédiatement, donc autant ne pas le faire en avance.

Il reste à installer ce script en tant que service Systemd :

# cat /usr/lib/systemd /system/power-control.service
[Unit]
Description=Power control
After=multi-user.target

[Service]
Type=idle
ExecStart=/usr/bin/python /root/power-control.py

[Install]
WantedBy=multi-user.target

Et enfin, on l’active et on le démarre :

# systemctl enable power-control
# systemctl start power-control
# systemctl status power-control

Pour le reste de la configuration logicielle, c’est la même que dans ce premier article : Configuration de Runeaudio, un lecteur de musique réseau.

Quelques photos :

Devant
Derrière
Dedans

J’ai aussi fait une vidéo au montage hyper-propre sur le même sujet, que vous pourrez trouver sur Youtube :

DIY: Étagères/Présentoir à livres

dimanche, janvier 13th, 2019
Présentoir à livres
  • 5 planches d’aulne de 100x6cm, 18mm d’épaisseur
  • 10 planches d’aulne de 100x4cm, 18mm d’épaisseur
  • 15 vis de 70mmx5
  • 10 vis de 50mmx4
  • 10 chevilles de 6mm
  • 1 foret à bois de 4mm
  • 1 foret béton de 6mm
  • 2 serre-joints

J’avais pas fait de plans, donc voici une petite notice rapido :

Faire trois trous de 4 dans les planches de 6cm de large, à gauche, au milieu et à droite, à 9mm du bord bas de la planche.

Faire deux trous de 4 dans les planches de 6cm, à gauche et à droite, à 1.2cm du bord haut de la planche.

Faire trois trous dans le sens longitudinal des planches de 4cm : pour cela, aligner une planche de 4cm perpendiculairement à une planche de 6cm, serrer pour ne pas que ça bouge, réutiliser les trous précédemment faits pour percer la planche de 4cm. Répéter 5 fois, avec une planche de 6 et de 4 différentes à chaque fois.

Pour l’avant : placer une deuxième planche de 4cm perpendiculairement à la première (donc parallèle à la planche de 6cm, en face). Aligner les angles, serrer avec les serre joints, puis visser une vis de 70×5 dans chacun des trous.

Fixer au mur à la hauteur et l’écartement désiré. Je conseille de faire les repères d’un côté, placer les 5 chevilles, visser un côté de chaque étagère sans serrer, aligner horizontalement à l’aide du niveau à bulle, faire un repère pour l’autre trou à la mèche de 4, puis faire le trou définitif à la mèche à béton de 6. Et voilà !

DIY: Intégration esthétique d’un lecteur de musique réseau

samedi, décembre 15th, 2018

Après la configuration logicielle d’un lecteur de musique en réseau, basé sur un Raspberry Pi, il me restait à l’intégrer d’une manière esthétique à l’ampli auquel je comptais le brancher. J’ai eu la chance de tomber sur un vendeur eBay extrêmement sympathique, à qui j’ai demandé après avoir vu qu’il vendait un certain nombre d’amplis TA-88 et de tuners ST-88, s’il n’en avait pas un défectueux qu’il vendrait moins cher. Mon but était de récupérer le châssis pour y intégrer une touche de XXIè siècle. Pour mon plus grand plaisir, il m’a répondu « J’en ai un endommagé que je peux vous offrir – juste pour les frais de ports ». (C’est tellement enthousiasmant qu’il y aie des inconnus aussi gentils avec des inconnus dans le monde)

Je l’ai reçu hier. C’était un tuner, un ST-80, légèrement plus vieux mais au design identique. Le bouton du tuner tournait dans le vide, l’ampoule était grillée, et le bouton power cassé. Je l’ai ouvert, vidé de ses entrailles :

J’étais un peu déçu au début que le bouton power soit cassé, car c’était l’un des seuls éléments d’origine que je comptais utiliser. Par la suite, j’ai remarqué qu’il allait vouloir occuper le même espace physique que le câble HDMI de l’écran, et cela m’a rassénéré sur mon deuxième choix : utiliser l’un des trois autres boutons comme bouton power.

Les entrailles du tuner Sony ST-80
La façade avec les marques pour la découpe

Je me suis attelé à découper la façade suivant les pointillés. J’ai utilisé mon Dremel et de nombreux petits disques de découpe, qui sont très fragiles et s’usent vite quand ils n’éclatent pas avant. La largeur de l’affichage de l’écran, au millimètre, correspondait au diamètre de l’afficheur du tuner. Le plus difficile après la découpe a été de décoller proprement le reste de la plaque d’aluminium sans la tordre. J’ai ensuite enlevé le plastique restant de la partie haute de la façade.

Puis j’ai commencé à intégrer le Raspberry et son alimentation dans le châssis :

Le Raspberry à sa place

J’ai dû changer le support prévu : car autant le Raspberry lui même est compact, autant la taille comparativement gigantesque des prises USB empêchait d’installer la plaque initialement prévue. J’ai donc installé le Raspberry verticalement (le châssis est sur le dos dans la photo ci-dessus), et l’alimentation à plat au fond.

Le châssis avec toute l’électronique

J’ai aussi enlevé la prise double RCA que j’avais précédemment soudée, pour ré-utiliser celles présentes à l’arrière du tuner. 

Le châssis auquel il ne manque plus que l’écran

Installer l’écran a été à la fois plus simple et plus compliqué que j’imaginais. En effet, la carte électronique sur laquelle il repose est plus large que la surface d’affichage. Et elle est pile plus large que l’intérieur du châssis. J’ai dû couper deux des quatres plots permettant de le visser, et n’ai donc pas pu l’installer sur des supports latéraux comme prévu. Par contre, des encoches dans le châssis permettent de le placer exactement comme désiré, sans qu’il ne tombe. Quant à la plaque de façade, sur laquelle j’ai collé des baguettes de bois de renfort sur chacun des côtés, elle entre en forçant légèrement, et tient en place par friction.

Le résultat est plutôt à la hauteur de mes espérances :

(crédit musique : Synthetic Truth par digitalr3public)

Enfin, j’ai profité du fait que le bouton power utilisé est doté de plusieurs circuits pour appliquer cette méthode de gestion de l’alimentation, qui permet d’éteindre proprement le Pi via le bouton power: un système d’extinction propre pour Runeaudio.

Le prix de l’essence

mercredi, octobre 24th, 2018

Apparemment le prix de l’essence a augmenté (dont les taxes). Je m’en suis rendu compte sur les réseaux sociaux, où les pétitions et les appels à « bloquer le périph » ont fleuri comme on aimerait qu’ils fleurissent quand l’état matraque des manifestants, supprime la moitié des cotisations santé ou chômage, laisse les bateaux de migrants se noyer, … vous voyez où je veux en venir.

Mais là, on touche, semble-t’il, aux libertés fondamentales des citoyen·ne·s. Il s’agit, après tout, de l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme, qui stipule que

Toute personne a le droit de circuler librement

Qu’importe si cette déclaration ne mentionne ni « dans sa voiture », ni « pour pas cher ».

On retrouve sans surprise le panel habituel des arguments dès lors qu’on touche, même du bout du doigt, à la sacro-sainte automobile. Les automobilistes vaches à lait, bientôt il va falloir payer pour respirer, ou encore le fait que c’est encore les plus précaires qui vont morfler.

Je vais passer sur les deux premiers, bien que j’ai quand même envie de développer un peu à quel point « on va payer pour respirer » est un argument outrancier alors que le sujet est justement d’essayer de continuer à pouvoir respirer. Le troisième par contre possède un fond de vérité : en effet, les plus pauvres (enfin, les plus pauvres qui sont suffisamment riches pour avoir et entretenir une voiture) sont encore ceux qui vont subir le plus cette augmentation.

Comme pour l’énergie au sens large (électricité, chauffage), comme pour la TVA, comme pour la consommation de base, comme pour les frais bancaires, …

Les difficultés des ménages les plus pauvres sont bien plus profondes que de savoir s’iels pourront faire le plein pour aller faire les courses dans la ZI du coin. Les plus précaires hésitent entre acheter du café ou des pâtes, repoussent l’achat de produits de base pour payer leur loyer, payent leur téléphone trois fois plus cher que les autres car iels n’ont pas les moyens de le payer cash sans se lier pieds et poings à un opérateur.

Celleux que j’entends râler le plus sur l’augmentation du prix de l’essence, ce sont les classes moyennes, dont je fais partie. Cette augmentation a un plus gros impact sur leur mode de vie, parce qu’iels sont suffisamment à l’aise pour pouvoir se payer le confort d’aller travailler en voiture plutôt que de se taper les transports en commun ou les intempéries à vélo, ou bien encore parce que c’est trop loin et mal desservi… vu qu’iels sont tellement à l’aise qu’iels ont deux voitures par ménage, parce que c’est quand même plus pratique lorsqu’on est parti habiter en deuxième couronne de l’agglo du coin pour avoir une maison plus grande/pour moins cher, avec un jardin et une piscine de préférence.

L’étalement urbain est une plaie pour les individus, la société et la planète. Pour beaucoup, nous travaillons plus loin de chez nous que les gens ne partaient en vacances il y a à peine 80 ans. L’étalement urbain a de multiples causes qui sont difficiles à résoudre, mais sur lesquelles je suis persuadé qu’il serait bon de travailler. Il me semble qu’au niveau de la société, on a commencé à travailler dessus, avec de meilleurs et plus larges maillages de transport en commun pour celleux qui sont déjà loin, avec une urbanisation différente où l’on fait une meilleure place aux habitations collectives sans pour autant retomber dans le travers des « barres » des années 70 (on peut trouver moche et dommage la reconfiguration des quartiers où les petites maisons tombent les unes après les autres pour laisser pousser les petits immeubles des promoteurs immobiliers, mais cela me semble incontournable pour toutes les villes à la démographie positive).

© Andy Singer

Il y a encore pas mal de choses à faire cependant, des choses qui sont, pour l’instant, à chacun·e d’implémenter soi-même en attendant. Par exemple, je suis assez convaincu qu’une bonne partie de l’ « exode banlieusard » serait endiguée si le coût du transport individuel était pris en compte dans les calculs d’endettement pour les loyers ou les crédits. Certes, pour une surface identique, nous payons quelques centaines d’euros de moins par mois à Plaisance-du-Touch ou à Nailloux qu’à Toulouse. Cela permet à beaucoup de trouver un habitat suffisamment confortable pour leur famille tout en restant en dessous de 30% d’endettement. Mais finalement, le coût de leur transport fait perdre ce bénéfice financier immédiatement (Mappy nous indique que Nailloux-Toulouse ça fait environ 3.50€/trajet, 140€/mois ; Plaisance-Toulouse: 70€/mois, et cela prend en compte le carburant mais pas l’usure qui occasionne de l’entretien, ni le coût du parking). Multipliez par deux pour un couple. Sauf que cet argent, on ne peut le mettre dans son logement, ça dépasse les 30% d’endettement sinon.

J’ai mis trois ans à trouver une maison suffisamment grande pour notre famille de 5 avec un budget très limité. J’aurais pu la trouver en trois mois en partant à Saint-Jory ou à Nailloux. Sauf que mon crédit à 1000€/mois, je voulais qu’il soit limité de manière pérenne à 1000€/mois ; pas 1000 + 150€ de transport aujourd’hui, pas 1000 + 300€ dans dix ans. (et je ne voulais pas non plus en payer une partie invisible en passant 2 ou 3 heures par jour sur la route).

Alors, c’est facile de partir en mode outragé quand le poste essence augmente, ça donne bonne conscience de se cacher derrière les plus pauvres pour montrer l’injustice de la chose, mais ce qui serait honnête c’est de réfléchir un peu plus globalement au problème. On est en 2018, il est peut-être temps de se rendre compte que les transports, ça coûte cher, en termes d’argent et aussi en termes de temps. Que mathématiquement, plus jamais l’énergie ne coûtera moins cher que maintenant, plus jamais elle ne sera aussi abondante, plus on avance et plus elle sera rare et chère.

© Hergé

La seule solution pour ne pas être entraîné dans cette spirale, c’est de faire en sorte d’en avoir moins besoin.

  • Prendre en compte le coût du transport dans les calculs de coût d’habitation (évidemment le taux d’endettement autorisé devrait refléter la réalité, à savoir 40 à 50% du budget) ;
  • réguler les loyers ;
  • réguler l’économie 2.0 comme AirBnb qui a un effet désastreux sur le prix de l’immobilier en ville ;
  • Pousser fort vers les transports en commun et le vélo, avec (beaucoup) de parking relais, et des péages urbains
  • Densifier et mélanger les types d’activités (résidentiel, commerces, emploi) par quartier
  • Aller vers des voitures légères et économes

Quelques chiffres sur l’utilisation de l’automobile en France :

C’est à dire que pour aller travailler tout seul à 10km de chez lui, le CSP moyen de base déplace 1500kg de voiture pour 70kg de charge utile, ça lui prend au moins autant de temps qu’à vélo, ça fait 1kg de CO2, 70cl d’essence (soit deux canettes), 25 MJ d’énergie (autant que la consommation journalière de ma maison entière, chauffage exclus). À titre de comparaison, 10km à vélo, c’est 0.2 MJ.

Alors au lieu de se plaindre du coût de l’essence, peut-être qu’il serait bon de s’acheter une décence et d’arrêter le gaspillage facteur 125 d’énergie, hein ?

(J’ai demandé à mon collègue qui va chercher son sandwich du midi en voiture à 400 mètres, à quel prix au litre il commencerait à y aller à pieds. Il a dit « No limit, ça fait pas beaucoup d’essence ». Du coup, bah,… je pense que l’essence est pas assez chère.)

Un petit dessin animé sur les différents leviers de lutte contre l’étalement urbain (on voit qu’il faut une volonté politique forte) :

DIY : Fabriquer une table de pique-nique

mercredi, août 15th, 2018

Ça faisait longtemps qu’on n’avait rien fabriqué… Et c’est l’été, le moment où on a envie de manger dehors, et pas de table pour ça !

Abi voulait une grande table, et une table de pique-nique pour ne pas se poser de questions sur « a t’on assez de chaises, où sont les chaises, les chaises sont trop serrées, etc ».

On a regardé ce qui se faisait sur Internet, et le rapport qualité-prix fait pitié un peu partout, donc on s’en est fait une tous seuls.

Les dimensions : 2 mètres de long, 75cm de haut, plateau de 80cm de large, assise à 45cm du sol et 30cm de large.

Voici le plan :

Vous pourrez retrouver le plan sur la 3D Warehouse de Sketchup.

Nous aurons besoin de :

  • 9 planches de 200cm (5 pour le plateau, 2 par banc)
  • 6 planches de 80cm (4 pour les pieds, 2 en support plateau)
  • 2 planches de 142cm (pour les supports des bancs)
  • 2 planches de 60cm (pour lier les pieds au plateau sur l’axe longitudinal)

La section des planches est de 150mm de large par 50mm d’épaisseur, sauf pour les supports plateau ou l’on a recoupé à 90mm de large pour avoir plus de place pour les jambes.

Pour les angles des pieds, on a choisi un angle d’environ 20°. On enlève sur chaque pied, un triangle rectangle de chaque côté dont le petit côté fait 5.45cm. Cela fera un pied d’une hauteur de 70cm, et avec l’épaisseur du plateau, la table sera à 75cm de haut.

Pour les supports de plateau et les supports de banc, nous avons choisi de recouper un angle de 20° aussi, pour l’esthétique.

La liste de courses est donc la suivante :

Et pour celleux qui n’ont pas de voiture,

  • Livraison (60€)

Le budget de 150€, 210 livré, est donc absolument compétitif avec les modèles qu’on peut trouver sur internet.

L’outillage nécessaire est limité :

  • Une scie plongeante ou scie sauteuse, capable de couper une épaisseur de bois de 5cm. On peut s’en passer et scier à la main contre pas mal d’huile de coude.
  • Une perceuse/visseuse pour faire les pré-trous pour les vis, fraiser les planches et visser les vis. On peut visser à la main mais c’est quand même mieux d’avoir une perceuse pour les pré-trous et le fraisage.
  • Une ponceuse et du papier à poncer (grain 40, 120, 400). On peut se passer de ponceuse contre pas mal d’huile de coude.
  • Pinceau pour lasurer

La réalisation est ensuite assez simple.

Étape 1 : la découpe.

  • 4 planches de 4m => 8 planches de 200cm
  • 1 planche de 4m => 1 planche de 200cm + 2 planches de 80cm
  • 1 planche de 4m => 4 planches de 80cm + 1 planche de 60
  • 1 planche de 4m => 2 planches de 142cm + 1 planche de 60

Pour les angles des pieds : le plus simple est de faire un pied, puis les autres sur le modèle du premier pour être sûr⋅e qu’ils sont identiques.

Étape 2 : ponçage. Pas la peine d’y passer énormément de temps, il s’agit d’enlever les pires échardes. On reviendra au ponçage du plateau et des bancs à la fin.

Étape 3 : assemblage des pieds. Il faut ici bien prendre le temps d’assembler les planches d’équerre et centrées. En particulier, les supports des bancs doivent arriver à 40cm du bas des pieds, de manière à ce que l’assise soit à 45cm une fois les bancs posés. Nous avons d’abord assemblé un pied, puis le deuxième en alignant tout avec le premier. Les croisements des pieds avec les supports de banc sont vissés avec deux fois cinq vis, les croisements avec les supports de plateau avec deux fois trois vis.

Étape 4 : On lasure les pieds, ainsi qu’une face (qui sera le dessous, choisissez les côtés les plus abîmés) de chaque planche de 2 mètres, et leurs côtés (ce serait assez difficile à faire après assemblage) :

Étape 5 : on monte les renforts longitudinaux, puis on les lasure :

Étape 7 : une fois tout cela sec, on assemble les pieds avec la planche centrale du plateau (prendre soin de bien centrer et d’avoir les pieds orthogonaux à la planche du plateau), puis on ajoute les planches suivantes du plateau ainsi que des bancs. Chaque planche est vissée à chaque pied par deux vis.

Étape 8 : On ponce, cette fois de manière extensive (afin de pouvoir s’assoir en short sans prendre d’écharde), le plateau et les bancs. Puis on lasure le tout.

Et voilà le résultat : une belle table, solide et qui a quand même une autre tête que ce que vous avez pu voir sur internet.

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