Archive for the 'Bricolage' Category

DIY : Fabriquer un placard à épices

samedi, novembre 10th, 2018

Pour faire de la place dans notre placard de cuisine, on s’est dit que les épices seraient vraiment mieux ailleurs – on en a pas mal. Mais où ? On avait 9 centimètres de perdus entre le mur et le frigo, et on s’est dit qu’un genre de tiroir-placard coulissant ferait parfaitement bien le job. On a trouvé des pots de 6cm de diamètre, j’ai changé les proportions de l’étagère à vernis à ongles que j’avais fait pour Abi, et je me suis lancé dans le plan :

Les dimensions retenues sont 1 m de haut par 46.6 de large. Les étagères sont espacées de 14cm (12.2cm entre le haut d’une étagère et le bas de la suivante). Cela permet de mettre 49 pots de 6cm de diamètre, 7 par étage.

La liste des pièces.

Je n’ai pas pris de photo du montage, j’ai oublié. Il est assez simple : chaque planche d’aulne est vissée au fond – le plus difficile est de placer les étagères au bon endroit. Pour ma part je commence avec les montants verticaux, qui sont faciles à positionner ; puis avec chaque étagère, dont le bas est à 14cm du bas de la précédente. En faisant des pré-trous, puis en vissant d’un côté, puis de l’autre par en dessous, cela fonctionne bien. Pour la deuxième et l’avant-dernière, on visse avec une glissière.

Ensuite il reste à coller les rebords anti-chute, à l’étagère et sur les côtés. Puis vernir.

L’installation au mur nécessite d’être deux personnes, pour que l’une soutienne le placard pendant qu’une deuxième visse les glissières au mur.

Et voici le résultat :

DIY : Fabriquer une table de pique-nique

mercredi, août 15th, 2018

Ça faisait longtemps qu’on n’avait rien fabriqué… Et c’est l’été, le moment où on a envie de manger dehors, et pas de table pour ça !

Abi voulait une grande table, et une table de pique-nique pour ne pas se poser de questions sur « a t’on assez de chaises, où sont les chaises, les chaises sont trop serrées, etc ».

On a regardé ce qui se faisait sur Internet, et le rapport qualité-prix fait pitié un peu partout, donc on s’en est fait une tous seuls.

Les dimensions : 2 mètres de long, 75cm de haut, plateau de 80cm de large, assise à 45cm du sol et 30cm de large.

Voici le plan :

Vous pourrez retrouver le plan sur la 3D Warehouse de Sketchup.

Nous aurons besoin de :

  • 9 planches de 200cm (5 pour le plateau, 2 par banc)
  • 6 planches de 80cm (4 pour les pieds, 2 en support plateau)
  • 2 planches de 142cm (pour les supports des bancs)
  • 2 planches de 60cm (pour lier les pieds au plateau sur l’axe longitudinal)

La section des planches est de 150mm de large par 50mm d’épaisseur, sauf pour les supports plateau ou l’on a recoupé à 90mm de large pour avoir plus de place pour les jambes.

Pour les angles des pieds, on a choisi un angle d’environ 20°. On enlève sur chaque pied, un triangle rectangle de chaque côté dont le petit côté fait 5.45cm. Cela fera un pied d’une hauteur de 70cm, et avec l’épaisseur du plateau, la table sera à 75cm de haut.

Pour les supports de plateau et les supports de banc, nous avons choisi de recouper un angle de 20° aussi, pour l’esthétique.

La liste de courses est donc la suivante :

Et pour celleux qui n’ont pas de voiture,

  • Livraison (60€)

Le budget de 150€, 210 livré, est donc absolument compétitif avec les modèles qu’on peut trouver sur internet.

L’outillage nécessaire est limité :

  • Une scie plongeante ou scie sauteuse, capable de couper une épaisseur de bois de 5cm. On peut s’en passer et scier à la main contre pas mal d’huile de coude.
  • Une perceuse/visseuse pour faire les pré-trous pour les vis, fraiser les planches et visser les vis. On peut visser à la main mais c’est quand même mieux d’avoir une perceuse pour les pré-trous et le fraisage.
  • Une ponceuse et du papier à poncer (grain 40, 120, 400). On peut se passer de ponceuse contre pas mal d’huile de coude.
  • Pinceau pour lasurer

La réalisation est ensuite assez simple.

Étape 1 : la découpe.

  • 4 planches de 4m => 8 planches de 200cm
  • 1 planche de 4m => 1 planche de 200cm + 2 planches de 80cm
  • 1 planche de 4m => 4 planches de 80cm + 1 planche de 60
  • 1 planche de 4m => 2 planches de 142cm + 1 planche de 60

Pour les angles des pieds : le plus simple est de faire un pied, puis les autres sur le modèle du premier pour être sûr⋅e qu’ils sont identiques.

Étape 2 : ponçage. Pas la peine d’y passer énormément de temps, il s’agit d’enlever les pires échardes. On reviendra au ponçage du plateau et des bancs à la fin.

Étape 3 : assemblage des pieds. Il faut ici bien prendre le temps d’assembler les planches d’équerre et centrées. En particulier, les supports des bancs doivent arriver à 40cm du bas des pieds, de manière à ce que l’assise soit à 45cm une fois les bancs posés. Nous avons d’abord assemblé un pied, puis le deuxième en alignant tout avec le premier. Les croisements des pieds avec les supports de banc sont vissés avec deux fois cinq vis, les croisements avec les supports de plateau avec deux fois trois vis.

Étape 4 : On lasure les pieds, ainsi qu’une face (qui sera le dessous, choisissez les côtés les plus abîmés) de chaque planche de 2 mètres, et leurs côtés (ce serait assez difficile à faire après assemblage) :

Étape 5 : on monte les renforts longitudinaux, puis on les lasure :

Étape 7 : une fois tout cela sec, on assemble les pieds avec la planche centrale du plateau (prendre soin de bien centrer et d’avoir les pieds orthogonaux à la planche du plateau), puis on ajoute les planches suivantes du plateau ainsi que des bancs. Chaque planche est vissée à chaque pied par deux vis.

Étape 8 : On ponce, cette fois de manière extensive (afin de pouvoir s’assoir en short sans prendre d’écharde), le plateau et les bancs. Puis on lasure le tout.

Et voilà le résultat : une belle table, solide et qui a quand même une autre tête que ce que vous avez pu voir sur internet.

DIY: Automatisation de la cafetière

samedi, juin 16th, 2018

Ma cafetière a récemment arrêté de faire du café filtre : l’eau ne chauffait plus et ne passait du coup plus dans le filtre. La partie expresso fonctionnant toujours, j’avais pas super envie de la jeter du coup, car c’est une chouette cafetière qui fait du bon café.

Après une analyse technique, principalement un démontage de la cafetière pour réaliser que la résistance chauffante au fond n’était plus alimentée, j’ai trouvé que le relais commandé par le petit bouton était mort. J’ai commencé par brancher un fil électrique normal à la résistance, et vérifier que tout fonctionnait parfaitement quand on branchait ça.

Par contre, fallait pas oublier de débrancher la cafetière après usage, mon montage hyper simple étant, donc, « always on ».

Je me suis dit qu’en branchant la prise directement sur une prise domotique, j’avais moyen d’allumer et d’éteindre la cafetière sans débrancher la fiche, et même de déclencher l’allumage automatiquement à 7h du matin ! (j’ai commencé à domotiser la maison, j’en ferai un post à l’occasion).

Avantages :

  • Plus besoin de brancher/débrancher la prise du mur
  • Plus besoin de bricoler la cafetière, on pouvait la considérer suffisamment fonctionnelle
  • Le café automagique le matin !

Par contre il y avait aussi des inconvénients :

  • Déclenchement « magique » du café le matin,… même si on oublie de préparer le café le soir !
  • Obligation d’aller sur l’interface domotique (via smartphone ou sur le contrôleur du mur de l’entrée) pour allumer la cafetière à un autre moment de la journée
  • Obligation de penser à retourner l’éteindre par l’interface une fois le café coulé.

J’ai donc commencé à réfléchir à ce que je voulais pouvoir faire, et voici la liste des fonctionnalités voulues :

  • Allumage automatique du café le matin, mais seulement s’il est préparé
  • Extinction automatique une heure après l’allumage, pour éviter de l’oublier des heures et des heures
  • Utilisation aussi simple qu’avant : ne pas avoir besoin de dégainer une interface web pour refaire une cafetière pendant la journée

Pour cela, je me suis attelé au câblage et à la programmation d’un Arduino doté de :

  • Un adaptateur secteur USB démonté, pour alimenter l’Arduino
  • Un relais pour commander la cafetière
  • Un interrupteur pour commander l’allumage / extinction du relais
  • Une LED indicatrice de l’opération en cours
  • Un détecteur de niveau d’eau

Ce petit montage serait ensuite branché sur une prise domotique, allumable et éteignable sur commande ou à des heures pré-indiquées dans mon interface domotique.

L’algorithme de cet Arduino est assez simple, voici sa fonction principale :

  • Au démarrage (c’est à dire lorsque la prise domotique lui donne du courant)
    • il lance la fonction [essayer de faire du café]
  • Puis, tant que l’Arduino fonctionne :
    • Si on touche à l’interrupteur
      • si le café était en cours
        • il lance [arrêter de faire du café]
      • sinon
        • il lance [essayer de faire du café]
    • Sinon
      • si le café est en cours et que ça fait une heure
        • [arrêter de faire du café]

Ses sous-fonctions sont donc [essayer de faire du café], et [arrêter de faire du café].

La fonction [essayer de faire du café] doit juste :

  • Vérifier s’il y a de l’eau. Si oui,
    • allumer le relais pour alimenter la cafetière
    • allumer la LED pour indiquer qu’on fait du café
  • Sinon,
    • faire clignoter la LED quatre fois pour indiquer que ça ne sert à rien d’allumer la cafetière vide.

La fonction [arrêter de faire du café] est encore plus simple :

  • éteindre le relais pour arrêter d’alimenter la cafetière
  • éteindre la LED.

Les branchements électriques, eux aussi sont assez simples (à part qu’il faut pas mal de fil pour atteindre les différents endroits de la cafetière) :

  • Une prise électrique trois broches normale (phase, neutre et terre)
  • La phase et le neutre alimentent l’adaptateur USB, puis
  • Le neutre et la terre vont directement à la résistance chauffante de la cafetière, tandis que
  • La phase fait un détour par les broches NO (« Normalement Ouvert ») du relais, ce qui permet de couper le courant vers la cafetière
  • Et enfin, le côté USB (+5V) de l’adaptateur va aller alimenter l’Arduino ainsi que le relais et le capteur de niveau d’eau.

Il reste les branchements électroniques :

  • La patte « Signal » du capteur de niveau d’eau va sur une broche analogique de l’Arduino (A1 dans mon cas, configurée en INPUT)
  • La LED, en série avec une résistance de 220Ω est branchée à la masse et à une broche numérique de l’Arduino (D2, configurée en OUTPUT)
  • L’interrupteur est branché à la masse et à la broche D6 de l’Arduino, configurée en INPUT_PULLUP, ce qui évite d’avoir besoin d’utiliser une résistance et une alimentation
  •  La patte « Signal » du relais, sur la broche D10 de l’Arduino, configurée en OUTPUT aussi.

Le schéma de câblage

Vous pouvez retrouver le schéma de câblage au format Fritzing ici, et le code source Arduino là.

Après il ne restait plus qu’à souder, tester :

J’ai mis beaucoup plus de temps que je n’aurais voulu à souder, parce que je me suis gourré de soudure et j’ai pris la pourrie. C’est incroyable à quel point ça complique des choses qui sont censées être simples.

Bref, après un peu de travail supplémentaire d’assemblage, ça donne ça :

Vue de l’arrière

Vue de l’avant

Et voici une petite démonstration de l’allumage automatique (sans eau : ça clignote puis se rééteint) puis manuel (idem).

 

DIY: Étagères à vernis/maquillage

lundi, mai 28th, 2018

Ma copine commençait à manquer de place pour ranger ses vernis à ongles et son maquillage, il a fallu passer à la taille supérieure d’étagère. Histoire d’avoir le temps de voir venir, on a préparé les plans d’un meuble le plus grand possible tout en restant esthétique.

On est donc partis sur une taille de 162cm x 85cm, avec 7 étagères de 5cm de profondeur. Le plan :

Hey Josh, ça faisait longtemps

J’ai commandé le bois prédécoupé (de l’aulne en 18mm d’épaisseur) chez La Boutique du Bois, car mon rail de scie plongeante ne fait qu’un mètre vingt de long et je voulais des étagères bien rectilignes. Pour les rebords en face avant ainsi que le fond, j’ai utilisé du contreplaqué peuplier de 5mm.

J’ai dû couper moi-même les rebords, car la Boutique du Bois ne découpe pas de bandes si étroites (3.5cm). En m’appliquant, malgré le rail trop court, c’est presque parfait.

Les étagères et bords du meuble sont collés plus vissés par le fond (une vis tous les 10cm pour les montants verticaux, une vis tous les 30cm pour les étagères horizontales).

Les rebords sont collés à la colle à bois.

Enfin, j’ai collé des chutes de contreplaqué derrière pour éviter que les 56 vis ne frottent la peinture du mur, puis nous avons accroché le meuble au mur à l’aide de six équerres chaise (4 en bas, 2 en haut) de façon à faire une fixation quasi-invisible.

Une bonne dose de vernis plus tard, voici le résultat :

Vu de profil

Et une fois commencé à remplir, ça donne ça :

Il en manque environ 30% là

Personnellement je suis content du résultat, et plus important, Abi l’utilisatrice finale aussi !

DIY: Étagères flottantes suspendues

mercredi, avril 11th, 2018

Ce week-end, j’ai finalisé un projet qui me tenait à coeur pour la pièce à vivre de notre nouvelle maison (on a déménagé !) : de grandes étagères flottantes et suspendues.

Voici les grandes lignes du projet, réalisé de manière a rester dans un budget acceptable, pour celleux que cela pourrait inspirer.

Le plan, tout d’abord :

Cela sera composé de trois planches de 2.36m sur 32.5cm de profondeur et de six planches de 1.23m et de même profondeur. Le « meuble » fait au total environ 3.5m de large sur 1.8m de haut.

La liste de courses :

  • 3 plans de travail en hêtre, 2.50m x 65cm, épaisseur 2.6cm (Leroy-Merlin), 207€
  • 33 chevilles Strongfix (RegalRaum), 91€
  • 4 chevilles à bascule (Leroy-Merlin), 8€
  • 10m de câble inox ø 3mm (FassadenGrün), 8€
  • 4 serre-câbles olives (FassadenGrün), 12€
  • 22 arrêt-butoirs inox (FassadenGrün), 47€
  • 4 cosses cœur (Leroy-Merlin), 8€

J’ai eu besoin d’un peu de matériel qui me manquait (il manque toujours des outils) :

  • Une pince coupe-câble (FassadenGrün), 40€
  • Un foret bois de 12mm (Leroy-Merlin), 6€
  • Un foret béton de 12mm (Leroy-Merlin), 20€
  • et enfin j’ai choisi la facilité et fait faire les 10 traits de coupe des plans de travail chez Leroy-Merlin, pour éviter les problèmes de coupe que j’aurais forcément eu si j’avais essayé de couper droit sur 2.36m de long avec une scie plongeante d’entrée de gamme et un rail de guidage de 1,40m: 50€.

Total: 498€, ce qui est extrêmement raisonnable, je pense, pour ce genre de projet. Mes premières estimations avant de chercher des moyens de limiter le budget m’amenaient vers 1100, 1200€. La plus grosse économie se fait sur les planches, qui coûtent bien moins cher sous forme de plans de travail redécoupés. Il y a aussi des économies du simple au double à faire avec la quincaillerie inox pour les câbles.

Fun fact: chez FassadenGrün, le seul moyen de paiement international disponible est le virement bancaire… après la livraison. J’ai reçu ma commande, enregistré leur RIB puis payé la commande. Ce niveau de confiance ravit le Bisounours qui sommeille en moi !

La physique, ensuite

L’idée était d’utiliser les chevilles Strongfix pour fixer les étagères au mur, et de solidifier à l’avant avec des câbles accrochés au plafond. Les chevilles en question sont censées supporter une charge de 12.5kg pièce. Le bois massif étant lourd (7.5kg pour les étagères d’1.23m et 15kg pour celles de 2.36m), j’ai prévu trois chevilles pour chaque petite planche et cinq pour les grandes. Il y a d’autre part deux câbles pour chaque petite planche, et trois pour chaque grande.

Théoriquement (car en pratique chaque point ne supportera pas le même poids), cela divise le poids à supporter par cinq pour les petites planches (soit 1.5kg par point) et par huit pour les grandes (soit 1.8kg).

Les câbles, par contre, supporteront plusieurs étagères chacun (jusqu’à 7 pour les deux câbles centraux), ce qui peut représenter jusqu’à 14kg par câble. J’ai donc pris de grosses chevilles à bascule (et j’ai hésité avec du scellement chimique).

Il faut ensuite ne pas oublier qu’on va y mettre des choses, sur ces étagères. Bref, ma technique n’est sûrement pas la bonne pour un mur et/ou un plafond en placoplâtre, sous peine de refaire le mur après arrachage violent. Chez nous, c’est de la grosse brique, ça passe, à mon avis, largement.

La réalisation

J’ai commencé par utiliser une longue barre métallique pour me faire un gabarit. En effet, il faut correctement aligner les trous des planches avec ceux dans les murs, sous peine de ne pas pouvoir rentrer la partie dépassante des chevilles. Dans le gabarit, j’ai fait un trou à 5cm, puis tous les 56.5cm. Cela permet d’avoir le même écartement de chevilles et de câbles dans les planches de 1.23 comme de 2.36m : 5cm,  61.5cm, 118cm, 174.5cm, 231cm.

Puis j’ai percé les trous de 12mm dans les planches.

Pour les faire le plus droit possible, j’ai commencé chaque trou à la visseuse, légère et plus maniable, sur environ 1.5cm de profondeur, puis fini le trou (de 10cm de profondeur, quand même) au perforateur 1250W, sans percussion bien sûr. C’était assez impressionnant, de la fumée sortait des trous et le foret sortait brûlant. C’est là que j’ai commencé à me dire que c’était un projet qui risquait d’être physique.

Les trous des chevilles faits, ne pas oublier les trous pour passer les câbles. J’ai utilisé les mêmes repères pour les trous des câbles que pour ceux des chevilles, mais il n’y a, respectivement, que un et trois passages de câble pour les planches de 1.23m et de 2.36m.

J’ai ensuite testé l’insertion d’une cheville dans l’un des trous :

Ça coinçait. La partie de la cheville est dotée d’une empreinte hexagonale de 11 sur toute sa longueur, et ça ne passait pas dans les trous de 12. J’ai donc pris mon mal en patience et meulé les empreintes hexagonales sur 9 centimètres sur 10. (22 chevilles fois 6 arêtes fois environ 4 passages par arête). C’est là que j’ai commencé à me dire que c’était un projet qui risquait d’être un peu laborieux.

Puis j’ai commencé la pose en procédant planche par planche. J’ai ajouté deux trous « temporaires » à mon gabarit. Puis pour chaque planche, percé un trou de 6mm dans le mur pour fixer un côté du gabarit, à la bonne hauteur et au bon écartement, fait le niveau, percé un deuxième trou de 6 pour finir de fixer le gabarit, pris les repères des trous de cheville à faire.

À ce sujet : j’ai utilisé le gabarit sur les planches en posant le verso du gabarit sur la tranche de la planche ; et sur les murs, il faut poser le recto du gabarit. De cette manière, chaque trou de planche et chaque trou de cheville se trouve repéré par le même trou sur le gabarit. Si l’on utilise le même côté du gabarit contre la planche et contre le mur, le trou de gauche d’un côté se retrouve à droite de l’autre, et si le gabarit n’est pas parfaitement réalisé (narrateur : le gabarit n’est jamais parfait), ça correspondra mal.

Puis j’ai déposé le gabarit, et percé les trois ou cinq trous de 12 pour les chevilles. Il ne reste plus qu’à serrer les chevilles, à la visseuse puis à la clé de 11 (plus difficile pour certaines que pour d’autres, elles ne sont pas dotées d’ailettes anti-rotation, et c’est bien dommage pour des chevilles à presque 3€/pièce de devoir les coincer à coup de carton, de cure-dents et de galérer). Avant d’installer la planche, en haut, ne pas oublier de trouer le plafond aux endroits idoines (toujours avec le gabarit pour faire le bon écartement de câbles, mais cette fois sans fixation temporaire, c’est un peu plus compliqué), et d’insérer la cheville à bascule.

Puis présenter la planche et commencer l’insertion des chevilles une par une, en pivotant la planche après la première. Pour les planches de 2.36m, avec cinq chevilles, c’est un peu laborieux. Pour celle du haut, à 2.30m de haut, j’ai eu besoin de l’aide d’Abi.

Et enfin, pousser la planche contre le mur. Là aussi, la réalité vient contredire la théorie, et comme les chevilles – qui rentraient bien dans les planches en montage à blanc – n’étaient pas toutes pile poil à 90°, ou bien le perfo ayant ripé d’un tiers de millimètre sur le mur, ou bien tout ce que le vrai monde jette à la face des plans SketchUp… Eh bien ça forçait suffisamment pour que ce soit impossible à faire à la main sur plus de 2cm. C’est là que j’ai eu confirmation que ce projet était un peu physique et laborieux. Mais, c’est aussi là que j’ai eu confirmation que tout devrait tenir : les planches de 15kg, insérées d’à peine 2cm dans les chevilles, et donc avec un poids en sacré porte-à-faux, restaient suspendues sans souci et tirer dessus à la main  vers le bas n’occasionnait ni bruits inquiétants, ni fissures horribles.

J’ai donc résolu le souci de l’insertion à grands coups de massette (avec une cale martyre, bien sûr, ou plutôt quatre, car elles finissaient par éclater les unes après les autres.

À la fin, toutes les étagères n’attendaient plus que leurs câbles.

(Sur cette photo, il en manque encore une).

Réaliser les câbles était bien moins fatiguant. À part la mise en place de la cosse coeur et de l’olive serre-câble qui requiert trois mains (merci Abi !), c’est simple comme du Lego, et carrément agréable de « coudre » les étagères avec le câble en le passant de haut en bas. Régler les arrêts butoirs est un peu plus compliqué lorsque l’étagère pointe un peu vers le bas, car il faut mettre légèrement en tension le câble tout en soutenant l’étagère avec l’épaule.

Le résultat :

Ça m’a pris environ dix heures pour tout faire – il reste à vernir. Tout s’est bien passé, j’ai eu moins de souci d’alignement que je ne craignais. C’était une journée physiquement fatiguante mais très agréable !

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