DIY: Intégration esthétique d’un lecteur de musique réseau

Après la configuration logicielle d’un lecteur de musique en réseau, basé sur un Raspberry Pi, il me restait à l’intégrer d’une manière esthétique à l’ampli auquel je comptais le brancher. J’ai eu la chance de tomber sur un vendeur eBay extrêmement sympathique, à qui j’ai demandé après avoir vu qu’il vendait un certain nombre d’amplis TA-88 et de tuners ST-88, s’il n’en avait pas un défectueux qu’il vendrait moins cher. Mon but était de récupérer le châssis pour y intégrer une touche de XXIè siècle. Pour mon plus grand plaisir, il m’a répondu « J’en ai un endommagé que je peux vous offrir – juste pour les frais de ports ». (C’est tellement enthousiasmant qu’il y aie des inconnus aussi gentils avec des inconnus dans le monde)

Je l’ai reçu hier. C’était un tuner, un ST-80, légèrement plus vieux mais au design identique. Le bouton du tuner tournait dans le vide, l’ampoule était grillée, et le bouton power cassé. Je l’ai ouvert, vidé de ses entrailles :

Les entrailles d’un Sony ST-80.

J’étais un peu déçu au début que le bouton power soit cassé, car c’était l’un des seuls éléments d’origine que je comptais utiliser. Par la suite, j’ai remarqué qu’il allait vouloir occuper le même espace physique que le câble HDMI de l’écran, et cela m’a rassénéré sur mon deuxième choix : utiliser l’un des trois autres boutons comme bouton power.

La façade, avec les marques au crayon pour la découpe

Je me suis attelé à découper la façade suivant les pointillés. J’ai utilisé mon Dremel et de nombreux petits disques de découpe, qui sont très fragiles et s’usent vite quand ils n’éclatent pas avant. La largeur de l’affichage de l’écran, au millimètre, correspondait au diamètre de l’afficheur du tuner. Le plus difficile après la découpe a été de décoller proprement le reste de la plaque d’aluminium sans la tordre. J’ai ensuite enlevé le plastique restant de la partie haute de la façade.

Découpe à la scie à main

Puis j’ai commencé à intégrer le Raspberry et son alimentation dans le châssis :

Le Raspberry à sa place

J’ai dû changer le support prévu : car autant le Raspberry lui même est compact, autant la taille comparativement gigantesque des prises USB empêchait d’installer la plaque initialement prévue. J’ai donc installé le Raspberry verticalement (le châssis est sur le dos dans la photo ci-dessus), et l’alimentation à plat au fond.

Le châssis avec toute l’électronique

J’ai aussi enlevé la prise double RCA que j’avais précédemment soudée, pour ré-utiliser celles présentes à l’arrière du tuner. 

Le châssis auquel il ne manque plus que l’écran

Installer l’écran a été à la fois plus simple et plus compliqué que j’imaginais. En effet, la carte électronique sur laquelle il repose est plus large que la surface d’affichage. Et elle est pile plus large que l’intérieur du châssis. J’ai dû couper deux des quatres plots permettant de le visser, et n’ai donc pas pu l’installer sur des supports latéraux comme prévu. Par contre, des encoches dans le châssis permettent de le placer exactement comme désiré, sans qu’il ne tombe. Quant à la plaque de façade, sur laquelle j’ai collé des baguettes de bois de renfort sur chacun des côtés, elle entre en forçant légèrement, et tient en place par friction.

Le résultat est plutôt à la hauteur de mes espérances :

(crédit musique : Synthetic Truth par digitalr3public)

Enfin, j’ai profité du fait que le bouton power utilisé est doté de plusieurs circuits pour appliquer cette méthode de gestion de l’alimentation, qui permet d’éteindre proprement le Pi via le bouton power: un système d’extinction propre pour Runeaudio.

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