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Un étudiant à Toulouse :

>Toulouse, 2003-2004





Vers avril 2003, à peu près deux semaines après que Yann aie décidé d'acheter une voiture neuve pour les allers-retours à Savoirweb, Paris.



On apprend soudainement que les investisseurs de Savoirweb sont fatigués de dépenser tant d'argent, et que l'équipe est vouée à se réduire. Yann et moi, en tant que télétravailleurs, sommes les premiers à quitter le navire, après d'âpres négociations durement menées.

Au début le DRH comptait nous licencier avec une prime de 2000 euros (à partager), l'assurance d'investir dans une boîte que Yann et moi pourrions monter, et l'assurance qu'ils feraient partie des clients de ladite boîte. Après un temps de réflexion de l'ordre de quelques minutes (de fou-rire), nous leur avons fait savoir qu'une solution plus conventionnelle nous conviendrait mieux, à savoir une prime d'indemnité de l'ordre de 5000 euros chacun plus les congés payés. On se débrouillerait pour réinvestir cet argent nous mêmes dans la société que l'on pourrait décider de monter.



Vint ensuite, vers fin mai, une période de chômage plutôt agréable, de laquelle j'ai profité pour faire tout ce que je n'avais pas eu le temps de faire tout ce que je voulais - bricolages, développement (logiciel), roller, voyages dans le Sud de la france et à Orléans, ...

Nous nous sommes mis, avec Yann, à faire la rando roller du vendredi soir de façon assidue, motivés principalement par moi, lassé du célibat et espérant y rencontrer quelqu'un.



Un vendredi matin, en juillet, Yann a décidé de changer de rollers, et nous sommes partis chez Pierre Qui Roule lui en trouver une nouvelle paire. Arrivés là bas, pendant qu'il faisait difficilement son choix, j'ai repéré un petit compteur kilométrique à fixer sur la chaussure du roller, et son prix réduit, associé au fait que j'avais bien envie depuis un certain temps de ce genre de gadget, m'a décidé à l'acheter.

Le soir même, on étrennait une paire de Salomon, aux pieds de Yann, et un compteur, à mon pied droit, lors d'une rando 3 roues (c'est le niveau des randos roller Toulousaines: 2, 3 et 4 roues). A chaque pause j'en profitais pour jeter un oeil au compteur, voir la vitesse moyenne de la rando (faible, due au nombre de pauses) et la distance parcourue.



À l'une de ces pauses, au lieu de rester debout dans un coin comme souvent, j'ai préféré aller m'asseoir, traînant Yann avec moi, sur le bord du trottoir où une place nous attendait juste à côté d'une jolie fille. Vous pouvez découvrir là la technique de drague infaillible que j'emploie : après avoir repéré une jolie fille et m'en être approché, je réfléchis et me creuse la tête pour trouver une ligne d'attaque. En général je n'en trouve pas, après.



Mais cette fois ci j'avais ma botte secrète ! mon compteur de roller... Après avoir jeté un coup d'oeil dessus, je pus fièrement annoncer à Yann que "Oh, on a fait dix-neuf kilomètres six!". Ce à quoi Yann ne répondit rien, la jeune fille à ma gauche par contre me demanda quelque chose au sujet du compteur, son utilité, où je l'avais trouvé, ...



On a donc passé le reste de la rando à discuter avec Clotilde (la jeune fille à ma gauche, donc) et son amie Mathilde (notez bien, malgré la similarité, qu'il n'y a pas de h à Clotilde, svp). Entre autres, on a appris que Clotilde est en maîtrise de droit notarial et Mathilde en LEA (Langues étrangères appliquées). De retour au Capitole, nous nous sommes séparés avec un "à la semaine prochaine, peut-être!".



Evidemment le retour fut joyeux et la semaine suivante passa lentement...



Le vendredi de la semaine suivante fut une rando 4 roues, où l'on a retrouvé Clotilde au bout d'un petit quart d'heure. Mathilde n'était pas là cette fois, en vacances à Nantes. La rando fut plutôt crevante, comme toutes les 4 roues, beaucoup de montées et de bonnes descentes (57km/h dans la descente de Jolimont!).

De retour au Capitole, je n'avais pas réellement envie de partir comme ça, sans rien de plus que "à la semaine prochaine!". Yann en étant conscient, il proposa un truc du genre "Colin, tu nous invites à boire un truc chez toi ?" Idiot, Yann ! Tu sais bien que c'est Tchernobyl chez moi, personne ne doit voir ça ! Mais heureusement, le plan évolua, Clo nous invitant à se faire une tranche de pastèque chez elle (à deux pas du Capitole). Nous sommes donc allés déguster ladite tranche, Clotilde en a profité pour nous faire faire des étirements histoire d'éviter les courbatures du lendemain. J'ai dû m'appliquer à faire semblant de rien, mon pantalon étant doté d'une magnifique déchirure au niveau de l'entrejambes, que je n'avais pas remarqué plus tôt.

Lorsque l'heure de partir vint, et avec elle l'heure de prendre mon courage à deux mains pour demander à Clotilde son numéro de téléphone ou un truc du genre, une fois encore elle me doubla en proposant, pour cause de partenaire de roller absente (Mathilde), un échange de numéros pour une balade le week-end.


  
J'ai appelé Clotilde le samedi soir, proposé une balade pour le lendemain à son répondeur (argh!) et attendu impatiemment une réponse... Qui fut positive! J'ai donc annulé un dimanche au bord du lac avec des potes, et nous nous sommes retrouvés le dimanche. Après la promenade on a diné ensemble puis discuté en écoutant de la musique, jusqu'à mourir de soif à peu près... Et vers une heure ou deux du matin on a enfin réussi à sauter le pas pour s'embrasser...



Environ une ou deux semaines plus tard, on ne se quittait plus tellement et on se voyait tout le temps. C'est à ce moment là que j'ai eu un entretien chez Aptus, et il tombait bien, le chômage commençant à être pesant. J'ai été embauché chez Aptus le 4 août, pour aller développer en Java et en C chez un de leurs clients, Epro. Finies les vacances, mais ça m'arrangeait.

Fast-forward vers mars 2004.

Toujours chez Epro, toujours avec Clo. À force de vivre chez l'un et l'autre et d'être amoureux, on a fini par décider d'emménager ensemble. Les préavis sont déposés depuis fin décembre, on déménage fin mars.

On a trouvé un chouette appart dans le centre de Toulouse, 70m2, lumineux (à 18 heures en février, pas mal donc). Seulement, les agences immobilières étant ce qu'elles sont, ils s'étaient trompés d'un mois sur le préavis du locataire sortant - dans le mauvais sens, bien sûr ! Un changement de plan en catastrophe a donc eu lieu, ma propriétaire a accepté de reconduire mon préavis d'un mois, et nous avons déménagé l'appartement entier de Clo chez moi. J'avais auparavant débarrassé quatre ou cinq cartons d'ordis de la pièce qui me servait de grenier, pièce qui fut consacrée au stockage des meubles de Clo.

C'était un peu serré mais vivable - presque plus que lorsque j'étais célibataire... Et le mois suivant, on a recommencé, cette fois ci vers notre nouvel appartement - que Clo, étant en cours le jour de la visite, n'avait pas encore vu (ce qui ajoutait au suspense). On avait prévu large, un camion de 24m3, et finalement il était bien rempli à la fin.



Voilà où j'en suis début juin 2004. Seule ombre au tableau, je m'ennuie ferme dans mon boulot...
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