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Un étudiant à Toulouse :

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"Monsieur,

Je vous présente par cette lettre, ma démission de mon poste de consultant chez Aptus. Cette démission prend effet ce jour, le 1er juillet 2004, à partir duquel je continuerai mon travail durant un mois, le délai de mon préavis."


7 Septembre 2004. Sur le balcon, avec l'ordinateur, un café et une cigarette.

J'ai fini par trouver. Mes recherches sous-marines ont fini par porter leur fruits, les entretiens furent passés entre midi et deux au restaurant, et j'ai finalement été embauché dans ma nouvelle société : Atchik, une (ex) startup aujourd'hui florissante dans le domaine des services mobiles, tels que le chat par SMS. (Oui, le premier qui rajoute "ay ay ay" après avoir lu le nom, gagne le Prix de la Blague Éculée du jour).



  
J'ai donc changé de travail et commencé à mon poste de développeur chez Atchik le 2 août, soit 363 jours après avoir commencé chez Aptus. Je n'ai donc pas tenu un an chez Epro... Malgré le manque de vacances entre les deux contrats, j'ai eu droit à une dizaine de jours en juin, pendant lesquels Clo et moi sommes partis à Nice. Des vacances vraiment agréables qui nous ont bien changé les idées, au soleil et à la mer avec rien à faire que des photos et laisser le temps passer... Nous nous y sommes promenés, y compris sous la pluie - eh oui : Nice n'est plus ce qu'elle était, il y pleut en juin maintenant. J'ai fait découvrir à Clo tous les endroits que j'y aime (ai-je précisé que ma grand-mère y habite, et que j'y ai passé tous mes étés de huit à seize ans?), St Jean Cap Ferrat et la pointe St-Hospice, le vieux Nice et son "château" (il s'agit en fait d'un grand parc à fleur de colline, qui pour une raison que j'ai oubliée, s'appelle le Château), Cabris, petit village provençal au café unique, ...

En tout cas, mon nouveau travail me plaît. Ces vacances de juin m'ont donc suffi, je n'ai pas été trop stressé de passer directement d'un travail à un autre. Ma dernière semaine chez Epro, de toutes façons, a été plutôt tranquille. Je n'espérais plus, mais, enfin, je travaille avec des gens motivés, sur des produits intéressants gérés correctement, dans un environnement de travail agréable. Ça change du tout au tout, et se lever le matin n'est, de nouveau, comme à nFactory, plus une corvée. En plus, pour ne rien gâcher, la distance maison/travail est de moins d'un kilomètre, ce qui m'évite de devoir m'ennuyer deux fois par jour dans les embouteillages, plus une fois par jour à trouver une place pour me garer. Je vais au travail à rollers, comme à la bonne vieille époque de l'IUT...



 
Ces trois dernières semaines ont pu me rappeler ma vie de célibataire. En effet Clo est en vacances pour trois semaines à Hossegor, avec ses parents; je la rejoins le week-end, mais passe mes soirées du lundi au vendredi à Toulouse, travail oblige. J'aime bien cet endroit, qui est pour moi un lieu de vacances où je n'ai que de bons souvenirs. C'est là que nous sommes partis en vacances ensemble les premières fois, là où nous avons l'occasion de mieux se connaître l'année dernière alors que nous n'étions encore qu'un très jeune couple, ...

Revoilà donc ma vie de célibataire, celle des soirées informatiques, seul avec l'ordinateur, un café, et une cigarette; celle des pizzas devant un DVD; celle des hacking-mode où l'on finit par implémenter quelques kilos de code soigné pour un projet libre, pour la gloire et la satisfaction personnelle; mais aussi celle, ennuyeuse, où l'on n'a rien à faire, où l'on essaie de tuer le temps avant d'avoir sommeil sans projet à court terme, où l'on se retrouve à glander sur internet à la recherche improbable d'une nouvelle intéressante à lire, où l'on perd son temps sur des forums improductifs à discuter de détails à côté de la plaque sur les derniers potins du petit village que forme le monde informatique. This is your life, and it's ending, one minute at a time.

Bref. Vivement que Clo revienne. C'est ce week-end. Je la rejoins, vendredi, et nous repartons ensemble dimanche. Mes baisses successives de salaire présentent au moins l'avantage de m'avoir réservé la bonne surprise d'un remboursement conséquent (enfin, "conséquent") sur le contrat de mensualisation de mes impôts sur le revenu, avec un timing plutôt parfait pour faire trois fois six cent kilomètres, dans ma fidèle Mazda 323 Rouge (c) qui avale bien ses dix litres aux cents. Mais revenons à ce week-end. Je ne rejoindrai pas Clo vendredi mais plutôt jeudi, profitant du nouveau monde de RTTs qui s'ouvre à moi pour lui faire une surprise. Tel que vous me voyez, je suis plutôt impatient d'être jeudi!

Cette page véhiculait deux messages: petit un, c'est bon d'avoir un job intéressant. Grand deux, c'est bon d'être amoureux...
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