Résiliation de contrats à la MAAF, les doigts dans le nez

Vous l’avez sans doute remarqué : dans le domaine des assurances ou des banques, il est toujours beaucoup plus facile de souscrire un contrat que d’en résilier un, tout comme il est beaucoup plus facile de payer que de se faire rembourser après un sinistre…

Eh bien, la MAAF ne déroge pas à cette règle ! Vous vous souviendrez peut-être de mon accident de voiture il y a un an… Suite à cet accident, la MAAF qui assurait la voiture a unilatéralement résilié le contrat, et j’ai dû me trouver un assureur spécial alcooliques et irresponsables :-)

Malgré cela, ils avaient soigneusement oublié de résilier les petits plus qu’on avait souscrit (protection du conducteur, protection des passagers, individuelle accident…) ; petits plus que j’ai donc payé pour rien cette année.

J’ai donc reçu mon avis d’échéance hier, le 21 novembre, et me suis dit qu’il fallait que je résilie ces inutilités. En lisant les petits caractères, j’ai appris que « la date limite d’exercice de [mon] droit à dénoncer la reconduction du contrat est le 31 octobre ». Détail amusant, tous les avis d’échéance MAAF arrivent après cette date… Mais plus loin il est précisé en aussi petits caractères que « si le présent avis d’échéance m’a été adressé après cette date, je dispose d’un délai de vingt jours pour exercer ce droit, soit par lettre recommandée, […], soit par une déclaration faite dans mon agence ».

Fort de ces informations, je prépare un petit courrier type, je prends mon avis d’échéance, l’enveloppe avec le cachet de la Poste, me prépare psychologiquement et me rends à l’agence MAAF la plus proche.

Tandis que j’attends mon tour, le client précédent venu lui aussi pour une résiliation se fait envoyer paître pour cause de c’est passé, le 31 octobre, ce qui a l’avantage de bien compléter ma préparation psychologique.

Lorsque mon tour vient la gentille dame me regarde avec des yeux navrés et m’indique que c’est impossible de résilier ces contrats… La raison invoquée est la même, c’est passé le 31 octobre… Trop dommage, essaye l’an prochain, me dit son sourire !

Lorsque je lui réponds que j’ai lu les petits caractères et qu’il me semble que j’ai encore vingt jours, elle fait mine de réfléchir et de lire lesdits petits caractères puis me répond qu’effectivement, je peux dénoncer la reconduction par lettre recommandée

Information que j’ai complété par « ou dans mon agence, voyez la ligne d’après ». N’ayant plus de fausse raison de m’envoyer paître, elle m’a demandé de préparer un petit courrier ; et la tête qu’elle a fait lorsque je lui ai sorti ma lettre, prête, en deux exemplaires, « Remise en main propre le 22 novembre 2008« , était tordante. Durant le temps de ce court échange de trois arguments merdiques aussitôt contrés, elle est passé d’un franc sourire à un certain agacement.

Je suis donc parti avec mes contrats inutiles résiliés et ma copie de lettre remise en main propre dûment tamponnée et signée, mais je regrette juste de n’avoir pas poussé le jeu un tout petit peu plus loin ; j’aurais voulu lui demander si ces mensonges par omission sont une directive de l’agence ou de la maison mère. Je penche pour une directive de la maison mère, car une autre fois on m’avait fait la même chose — sauf que je n’avais pas encore lu les petits caractères…

En tout cas, la façon qu’ils ont de traiter les demandes de résiliation est vraiment emplie de mauvaise foi et de tentatives de désinformation pour éviter au client d’obtenir ce qu’il est en droit d’obtenir. C’est assez agaçant.

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