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Vacances à vélo de Toulouse à Tosse

Tuesday, August 10th, 2010

Ça faisait longtemps qu’on avait prévu de partir de Toulouse à Tosse à vélo, en suivant d’abord le canal latéral à la Garonne, puis les pistes cyclables du bassin d’Arcachon et enfin la piste cyclable le long de l’Atlantique, aussi appelée Eurovélo n°1.

On est partis le premier Août avec comme seul impératif d’arriver avant le 15 août et on comptait avancer au feeling, en suivant principalement le rythme de Paul. Finalement, nous nous sommes arrêtés avant la fin, à Mios après 320 kilomètres, pour une raison toute bête : je me suis fait une tendinite lors de l’étape la plus dure, celle où l’on avait 16 kilomètres de route entre les deux pistes cyclables. La charge (60 kilos quand même) combinée au stress de la route, au dénivelé et à la pluie m’a fait forcer un peu trop pour une fin d’étape.

On n’a donc fait que cinq étapes sur sept ou huit. Malgré cette petite déception, le voyage valait d’être fait et nous laisse plein de souvenirs !

Voici un résumé en photos.

Dimanche 1er août – Toulouse-Moissac (77 km en 4h30)

Une fois prêts à partir, le départ était connu vu que nous allons assez régulièrement à Gagnac sur Garonne par le même canal. C’est une fois qu’on a dépassé ce point pour arriver sur une partie inconnue de canal qu’on s’est sentis vraiment lancés !

Peu après le pique nique que l’on a fait sur le bord de la piste cyclable (pas tout à fait un bon endroit, il fallait trop surveiller Paul qui n’avait pas la place entre la piste et le canal…) le ciel s’est couvert et nous avons essuyé notre première averse, une légère pluie rafraîchissante – on n’a même pas sortis nos vestes imperméables !

A Montech, on a failli se perdre lors d’une séparation du canal. Hésitant au même endroit que nous, nous avons rencontré une jeune femme à VTT avec sa fille Théa dans une remorque. On a discuté un peu puis nous sommes repartis. Elle venait de Béziers et comptait aller jusqu’aux sables d’Olonne. Son étape du jour était prévue jusqu’à Moissac, ce qu’on trouvait long : nous comptions nous arrêter avant !

Clo et moi cherchions à bivouaquer, mais on n’a trouvé que deux endroits presque convenables mais pas tout à fait (sur l’un d’eux, une voiture stationnée trop près nous laissait penser qu’on ne serait pas assez tranquilles, et sur l’autre, nous étions trop à vue). On a évité de se mettre la pression, se disant qu’au pire le camping de Moissac nous accueillerait… Et au final, on s’est arrêtés au camping de Moissac. Paul a bien aimé le camping, et plus spécialement la réserve inépuisable de bâtons et cailloux qu’il représente. Il a eu un peu de mal à s’endormir dans la tente vu qu’il a commencé par sortir de sa petite tente popup par farfouiller partout, mais il a fini par réussir lorsqu’on l’a rejoint.

Lundi 2 août – Moissac-Lamagistère (27 km en 1h30)

On se réveille sous une pluie qui tape sur la tente et ne s’arrête pas. Petit déjeuner sous la tente, puis après une certaine attente, comme Paul n’en pouvait plus d’être calfeutré dans la tente, on décide de plier. Je range la tente dans les sanitaires pour essayer tant bien que mal de ne pas tremper l’intérieur, tandis que Clo et Paul discutent avec Théa et sa maman que nous avons retrouvé par hasard. Puis nous partons sous l’eau, Paul dans sa remorque bulle, nous sous nos K-Ways. A cet endroit de la piste, nous croisons et doublons de nombreux pélerins de St Jacques de Compostelle, à pied ou à vélo. Les marcheurs sont rendus bossus par leur sac à dos sous l’imper. Tous sont souriants, c’est très agréable. Un couple d’Américains à vélo, pélerins avec une coquille St Jacques sur la sacoche de guidon, nous double plusieurs fois et nous les redoublons plusieurs fois, en fonction de leurs arrêts et des nôtres, et l’on s’entre-motive à chaque fois !

Peu avant midi, comme il pleut toujours, on sort de la piste à Lamagistère et nous mettons en quête d’un hôtel histoire de pouvoir manger au sec, prendre une douche chaude et attendre un temps plus clément. On s’arrête à l’Auberge de la rue de la Gare où les propriétaires très sympathiques nous laissent ranger les vélos dans le garage. On fait un peu l’attraction du bar, trempés comme nous sommes, en attendant avec un café et un chocolat chaud que la femme de chambre prépare notre chambre. Paul (qui lui est tout sec, petit veinard) goûte avec joie au chocolat chaud !

Cela nous fait donc une petite étape. Il a plu jusqu’à 15 heures passées, nous sommes restés à l’Auberge pendant ce temps et y avons repris des forces (douche chaude, repas chaud puis sieste dans le lit douillet). Au réveil on a profité de l’arrivée du soleil pour nous promener à Lamagistère, qui est un petit village très fleuri et très agréable.

Paul y a ramassé des bâtons, des cailloux, il a fait des caresses à un chat très gentil, et a même pu sauter dans les grosses flaques avec ses belles bottes jaunes !

Pour que Paul arrête de sortir de sa petite tente popup que l’on avait installé dans la chambre (il n’y avait pas de lit bébé), on a décidé de zipper la moustiquaire, ce qui l’a empêché d’avoir envie de sortir tout le temps et l’a aidé à s’endormir vite. Finalement on gardera cette méthode tout au long du voyage : en fait ça le rassure d’être entouré, comme dans son lit à barreaux.

Le lendemain matin nous nous sommes réveillés sous le soleil et sommes repartis fringuants !

Mardi 3 août – Lamagistère-Lagruère (69km en 4h10)

Une étape tranquille où le soleil était enfin présent, mais pas gênant grâce à l’ombrage des arbres. Les kilomètres défilent tous seuls comme le premier jour. On s’en rend compte sans même regarder nos compteurs : à chaque pont, un panneau indique le point kilométrique, le nom du pont et le nom de la commune dont il dépend. On reconnait les noms qu’on a sur notre fiche planificative.

Au pique-nique du midi, nous nous sommes arrêtés en contrebas de la piste, à la bordure d’un champ de jeunes arbres. C’était beaucoup plus agréable pour Paul que le bord de la piste, car il a pu courir un peu et bouger sans qu’on aie peur pour lui. On avait aussi assez de place pour étaler la tente et la faire sécher avant d’en avoir besoin…

Puis on repart pour la sieste de Paul, et l’on a pu rouler tranquillement la majeure partie de l’après-midi. C’est incroyable comme le temps passe vite alors qu’on pédale en discutant de temps en temps…

On s’arrête assez tôt et campons au camping municipal de Lagruère après n’avoir, de nouveau, pas trouvé d’endroit pour bivouaquer. Soit on est trop difficiles, soit on ne va pas voir assez loin, soit on n’ose pas assez… Mais dans tous les cas, c’est pas évident de bivouaquer !

Le camping de Lagruère a l’avantage de ne pas nous dérouter beaucoup, étant situé à 5 mètres en contrebas de la piste cyclable du canal. En face, il y avait quelques jeux pour enfants où Paul a pu se défouler. Paul s’est endormi très rapidement, il semble habitué et en confiance, enfin sûr qu’on le rejoindra dans la tente pour dormir !

Quant à nous, c’était la première nuit où nos vélos dormaient dehors sans être attachés à un point fixe (au camping de Moissac, il y avait un poteau métallique). On a un peu stressé sur le sujet puis nous nous sommes dit qu’il faudrait pas de chance pour que quelqu’un nous vole nos vélos attachés tête-bêche avec une remorque sans nous réveiller !

Mercredi 4 août – Lagruère-Villandraut (78km en 4h43)

C’est déjà la dernière étape prévue sur le canal latéral. On y croit à peine, nous qui pensions aller presque deux fois moins vite ! Et comme prévu, nous quittons ce jour là notre canal à Castets-en-Dorthe après une quarantaine de kilomètres, peu après le pique nique sur une espèce de base de loisirs où il y avait profusion de jeux pour Paul. Nous y avons rencontré une famille de cyclistes super bien équipés en vacances. Le père roulait en tricycle couché HP Velotechnik et tractait une remorque bagagère ; la mère à vélo couché, tractait un tricycle Hase dont la roue avant était amovible, tricycle occupé par leur fille d’environ 8 ans. Enfin, leur fils roulait lui aussi à vélo couché. Chouette équipage dont c’était la première randonnée à quatre (l’année d’avant, ils étaient partis à trois).

A la dernière écluse, le canal se jette dans la Garonne et nous sommes  lâchés sur la route. C’est là qu’il faut rejoindre la piste cyclable Mios-Bazas à Roaillan, en 16 kilomètres de route via Langon (qui n’est pas immédiatement fléché).

La différence est flagrante avec la piste cyclable, d’autant qu’il pleut (encore !) par averses successives. Les voitures sont nombreuses et nous doublent près et vite – les routes que l’on prend sont limitées à 90… ce qui tend à nous stresser un peu. Y’en a même un qui nous a klaxonné pour le plaisir. Contrairement au canal, il y a du dénivelé et quand ça grimpe, je sens beaucoup plus les 60 kilos de charge que sur le plat.

Bêtement, on force un peu pour essayer d’aller un peu plus vite vis-à-vis des voitures (alors que la différence de vitesse est telle que ça ne sert à rien – vu de 90km/h, un cycliste qui se traîne peinard à 8km/h ou qui force à 11km/h, c’est difficile de distinguer), et je me remarque in petto que je suis un peu à fond…

On se perd un peu, on passe dans une zone industrielle puis devant une entrée d’autoroute, et d’autres endroits similairement riants… Puis grâce à une vieille dame à vélo, on trouve Roaillan ; et à Roaillan où l’on voulait s’arrêter, on apprend par l’épicière du coin qu’il n’y a rien pour dormir et que le mieux est d’aller à Le Nizan (à 8km). L’épicière nous montre où retrouver la piste cyclable et on se retrouve enfin sur un endroit calme et agréable !

Hélas à Le Nizan, les quelques chambres d’hôtes sont complètes, et on nous conseille d’aller jusqu’à Villandraut (à 4km) où il y a des campings. Lorsqu’on arrive à Villandraut après quatre kilomètres de douce descente sur laquelle on a pu rouler à une vitesse indécente (27km/h !), on est claqués, mais bien accueillis par le gérant du camping, très chaleureux et sympathique, et le soir, on se remet avec (pour changer de nos pâtes à toutes les sauces) de bons croques-monsieurs avec des frites !

Jeudi 5 août – Villandraut-Mios (67 km en 4h30)

On a rencontré quelques cyclotouristes au camping, qui allaient dans l’autre sens que nous. Ils nous ont dit que la piste cyclable qui nous attendait était une véritable autoroute, et c’est vrai ! Elle va tout droit (en faux-plat montant, hélas ! et c’est sans doute pour ça qu’ils l’ont prise pour une autoroute, dans leur sens), et ce qui nous change le plus du canal, c’est qu’on est entouré de forêt de chaque côté de la piste. C’est tellement droit qu’on a parfois une illusion d’optique et l’impression qu’à l’horizon, ça descend ou ça tourne ; mais en fait, non, ça continue tout droit en joli faux-plat montant !

On se ressent de l’étape de la veille : Clo a une courbature à la cuisse gauche, qui finit par passer avec l’échauffement. Quant à moi, j’ai un peu mal au genou. On avance moins vite que d’habitude, du coup, 15 ou 16km/h au lieu de 19 ou 20.

Après avoir essayé le conseil des cyclotouristes du camping concernant la “super base de loisirs d’Hostens qui est trop chouette”, on a décidé qu’elle n’était pas si chouette pour nous (trop pleine de gens) et on a déjeuné dans les fougères dans la forêt. Paul est même parti s’aventurer dedans, j’étais très fier de lui (et Clo aussi). Je crois qu’il a pris plus confiance en lui-même pendant ces vacances…

Sur l’après-midi, mon genou me fait de plus en plus mal et ça me brûle à chaque relance, au point que je ne pédale presque plus que de la jambe gauche : même clipper la pédale auto finit par faire mal.

Lorsqu’on arrive au camping à Mios, après être passé dans une pharmacie où l’on m’a conseillé du Cliptol, on décide donc de faire une pause le lendemain le temps que mon genou se calme.

Paul est bien habitué au camping maintenant, il a juste peur des douches, qui ont souvent tendance à pleuvoir dru de très haut… Il s’endort très vite.

Vendredi 6 août, la démission du genou

Au repos et à froid, globalement, ça ne va pas mieux du côté de mon genou qui me fait mal quand je plie la jambe. On passe une journée tranquille au rythme de Paul, qui fait même sa sieste dans la tente alors qu’on y croyait qu’à moitié. Il a pu jouer dans les jeux d’à côté (bien qu’il en manquait la moitié) et aussi avec notre petit voisin de camping, Nico, qui avait à peu près quatre ans et la langue bien pendue !

Clo et Paul ont même pu se baigner dans l’Eyre qui bordait le camping, et Paul s’est bien amusé à faire des pâtés et dans l’eau de la rivière.

Finalement, le vendredi soir, on a décidé que je n’allais pas pouvoir repartir le lendemain et que ce n’était pas la peine de passer le week-end au camping (c’est quand même pas pratique de vivre par terre avec une jambe raide), et on a appelé Mondial Assistance en la personne du père de Clo.

Samedi 7 août, le rapatriement sanitaire

Le père de Clo est donc arrivé samedi matin, pendant qu’on rangeait tout et que je démontais les vélos afin d’essayer de ne faire qu’un voyage (étant à environ 100km de Tosse, c’était mieux pour Philippe !). C’est difficile de faire entrer quatre personnes plus deux vélos, une remorque et les bagages dans une voiture, même dans un grand monospace, mais on a réussi !

Après avoir acheté un siège bébé pour Paul, puis déjeuné à la rôtisserie de Mios un très bon poulet rôti, nous sommes repartis vers Tosse par les petites routes, afin d’éviter la masse de touristes prévue par Bison Futé sur l’autoroute, avec un petit pincement au coeur à chaque fois que l’on longeait ou croisait l’Eurovélo n°1…

C’est le moment qu’a choisi Paul pour vomir dans son siège auto tout neuf, suivi juste après, pendant que l’on nettoyait le tout, du moment qu’a choisi la batterie de la voiture pour rendre l’âme. Philippe s’est donc mis en quête d’un garagiste, qui heureusement se situait à moins d’un kilomètre du lieu de notre panne ! Ce petit incident aura l’avantage de rendre la dernière étape inoubliable elle aussi…

Au final, malgré la déception de n’avoir pas pu finir alors qu’on était super bien partis (il ne nous restait que deux étapes ou trois ! mais le plus décevant c’est qu’on n’aura sans doute pas l’occasion de refaire un tel voyage avant un certain temps), on est vraiment contents d’avoir fait ce voyage. On a surmonté des difficultés imprévues (surtout vis à vis du temps, il nous a quand même plu sur la figure à un moment ou un autre trois jours sur cinq), on a réussi à s’adapter à la vie au plein air avec un petit Paul qui a été adorable, très compréhensif et curieux de tout, on s’est dépassé sans souffrir (au début !) avec de longues étapes de 70km (on prévoyait 30 ou 40 par jour, au début…)

La prochaine fois on se forcera à faire des étapes plus courtes, ou à les intercaler de journées-visites pour se changer les muscles !

Maintenant, on se repose tranquillement à Tosse, et j’attends patiemment que mon tendon se remette avant de remonter sur un vélo. C’est très frustrant surtout qu’il y a plein de cyclistes partout ici ; mais je vais éviter de déconner pour ne pas me retrouver avec un truc qui traîne pendant six mois.

Toutes les photos sont sur notre galerie: Vacances à vélo Toulouse-Tosse.

Week-end camping sur le canal du midi

Sunday, June 20th, 2010

À ce qu’on dirait, je ne blogue plus que mes week-ends !

Avec Clo, on a en projet d’aller, cet été, en vacances chez son père. Mais cette fois au lieu d’y aller par l’autoroute, on compte faire ce trajet le long du canal latéral de Garonne, à vélo, avec une tente, des sacoches et Paul dans sa remorque.

Du coup, on a pensé qu’il serait bien de faire un test avant le vrai départ, et on a décidé de faire une étape et de dormir au camping pour voir ce que ça donne.

On en a profité pour inviter Yann, Betty et Chloé, et on est partis au camping à Ayguesvives : c’est seulement à 23 kilomètres donc ça fait une petite étape, mais celui que j’avais repéré à 35 kilomètres était fermé.

Quelques photos :

Le vélo de Clo avec 8 kilos de sacoches.

Les enfants prêts à partir !

On a roulé plutôt cool, mais une fois arrivés, on avait encore la pêche pour rouler plus. On a attendu sur notre emplacement de camping l’arrivée des tentes, prévues avec Betty qui travaillait et qui nous a rejoint en voiture.

C’est là qu’il a commencé à pleuvoir. On a rangé les mômes à l’abri dans la remorque, et nous avons sorti nos vêtements imperméables ! Betty est arrivée,on a monté leur grande tente, puis lors d’une éclaircie on a monté la nôtre.

L’emplacement

Les enfants

Et notre tente !

Entre chaque averse, on est sortis gaiement patauger dans la gadoue

La gadoue

Et les enfants ont adoré aller découvrir les environs, et spécifiquement le petit chemin caché derrière le camping le long du canal. Ils y découvert pleins d’escargots, de limaces et de belles fleurs.

Découverte d’escargots

Paul était super content d’avoir sa petite tente dans la nôtre.

Coucou !

Ça ne l’a pas empêché de ne pas vouloir dormir tout seul le soir. Du coup ça a été la fête, il s’est finalement endormi lorsqu’on a été tous les deux avec lui (avant, il est venu partager la fête…) vers 23 heures !

Grâce à ça on a eu droit à une grasse matinée jusqu’à, ooh, au moins 7h50 !

Câlin-bib du matin

Petit déj. Vous avez vu ? Du soleil !

Et le dimanche, on a eu de la chance et le temps nous a souri. Il a fait beau toute la journée ! Les enfants ont jardiné dans les graviers de l’allée, ils ont joué dans les flaques et se sont bien amusés.

Jardinage

Euh, mais qu’est-ce que c’est cette photo.

Comme Paul avait trop dormi la nuit passée, il n’a pas non plus voulu faire la sieste dans la tente. Quand je suis allé le chercher après trois quarts d’heure de rigolades et appels variés (“Papa !” “Maman !”), les choses n’étaient plus du tout à l’endroit où je les avais laissées : par exemple nos casque de vélo étaient dans sa tente, ainsi que le manuel de montage de la tente.

Mais comme nous le supposions, Paul n’est pas Superman, et il a quand même besoin de sommeil. Ça s’est vu lorsque qu’il s’est endormi dans l’herbe, sur le pull de Clo :

Paul dort

Inconfortable, cette position ?

Non non, très confortable :-)

Week-end à Vienne

Wednesday, March 24th, 2010

Ce week-end nous sommes partis à Vienne avec Clo, en laissant Paul à sa grand-mère maternelle (nul doute qu’il a passé un super week-end lui aussi !)

Après avoir failli rater l’avion… Nous sommes arrivés à notre hôtel à midi pile, on a déposé notre sac et on est partis visiter. On a marché des kilomètres et découvert tout l’hyper-centre. L’architecture est variée, différents styles du plus gothique au plus moderne se côtoient, parfois séparés par une petite rue.

On a découvert les vélibs locaux, les City Bikes, et on a expérimenté. On a pris les vélos bleus (il y a des jaunes mais ils sont moins bien et des gris mais ils sont trop comme nos vélibs), de vieux vélos hollandais singlespeed, qui se sont révélés idéaux pour la balade tranquille. La première heure est gratuite. Au final on a fait à peu près 22 kilomètres à vélo (on en a loué neuf fois).

Le reste on l’a fait à pied, ce qui nous a permis de découvrir plein de petits endroits sympathiques. On a suivi les recommandations du guide vert Vienne Week-end, et on n’a jamais été déçus !

Pas mal de choses à Vienne m’ont rappelé l’Allemagne où je suis allé il y a… 15 ans… et mon allemand rouillé a même pu être compris pour la plupart de nos interactions avec les locaux ! Qui devaient sans doute noter quelque part qu’il ne s’agissait pas de ma langue maternelle, car souvent, ils nous répondaient en anglais.

Bref, ces trois jours sont passés très vite, d’autant plus qu’on a eu un temps superbe. Il y a plein d’autres photos dans notre galerie Weekend à Vienne !

Ma première portière

Tuesday, January 5th, 2010

Mercredi 30 décembre, 16h40. Je vais chez le médecin me faire soigner une angine agaçante.

Il fait beau, Toulouse est calme. En cette veille de réveillon il n’y a plus grand monde. Je pédale tranquillement. Avenue Ségoffin, personne, pas de vent, j’avance bien malgré ma petite forme. Le rond-point à priorité inversé de la rue des trente-six ponts. Pas de voiture garée au milieu. L’avenue Frizac, qui mène au jardin des Plantes, toujours aussi agréable, ombragée, avec ses arbres et sa bande cyclable sans voiture. J’arrive au bout, le feu est rouge. Entre lui et moi, trois voitures que je remonte par la bande, en ralentissant doucement – j’aurais peut-être le vert avant de m’arrêter !

Plus qu’une voiture avant d’arriver au sas cycliste. Mon oeil est attiré par un léger mouvement et déjà je vois une tranche de la portière passager, l’intérieur de la portière, elle s’ouvre vite et je ne pourrais pas passer entre elle et le trottoir. Je ne m’en suis pas encore vraiment rendu compte, mais je sens mes doigts crisper sur les freins. Le frein arrière devient inutile lorsque la roue décolle du sol. Je vois mon cintre à la verticale de mon regard, ma roue avant en dessous au lieu d’etre devant, le haut de la porte ouverte est au niveau de ma gorge, elle est encore à une distance qui paraît un mètre. J’entends vaguement qu’une grande inspiration de stress est prise sur ma gauche. Je sens mon vélo me retenir par les pieds et je me demande si j’arriverai à déclipser au bon moment. Mes doigts désserrent le frein juste avant la bascule et je vois la roue avant reprendre du terrain sur le cintre, et je resserre.

La roue arrière retombe lourdement au sol, je lâche tout et déjà le vélo est par terre et moi debout – comment ?

La passagère a refermé sa porte mais sa bouche est encore ouverte et ses yeux équarquillés. Je ré-ouvre violemment la porte pour entendre “ah bah faut pas remonter les files !”. L’adrénaline est encore à son pic, la catharsis commence, les insultes volent et rien n’en sort de bon.

J’aurais plutôt dû faire un constat : je me suis égratigné le genou (mais sur quoi ?… je ne sais pas) et j’ai dû la toucher, la portière : j’ai un bleu en travers du bras.

A week with little Paul

Wednesday, December 23rd, 2009

Since I’m out of a job, I’ve got some time these days, and I spent the last three days with Paul. It was nice !

On monday we went to my ex-job in order to help Lynette (the HR person) getting internet back, We went by bike with Paul in the Gobug trailer. I was afraid he would be cold, but in fact he was a bit too hot with all of the ski outfit… We went to the restaurant with Lynette and two other ex-colleagues, it was a nice moment and Paul has been very nice : after he ate his meal first, he spent time looking around, walking around, and he didn’t disturb us at all !

Paul is now walking all by himself, since about two weeks. He’s getting good now, and he doesn’t need help  or a piece of furniture anymore to stand up.

He’s trying to eat by himself too. This gets a little messy on the table.

Yesterday, we stayed at home, and played together when he wasn’t asleep. I’ve read his favourite book with him… a number of times… It’s “Tchou et ses amis”. It’s the story of how Postou the little post truck is sick and can’t deliver the parcels. Paul couldn’t care less about the story line, but he loves to point at the animals in the pictures, again and again, and I repeat their names again and again. That’s fun until the 20th time :-)

Today, we went to the local park to give old bread to ducks, to walk around a bit and let him play outside a bit. He loved that, especially when one duck let Paul chase her around !

Then we went back on the bike. I think Paul loves it about as much as me :)

Les problèmes avec l’urbanisation cyclable

Thursday, October 1st, 2009

Aujourd’hui, je vais envoyer une lettre à trois des adjoints au maire de Toulouse, responsables des “Ecoquartiers” que je traverse pour aller au boulot. J’aimerai qu’ils aient un retour d’expérience sur les équipements qu’ils ont mis en place pour les cyclistes, car bien que l’intention soit louable, l’implémentation est parfois hasardeuse.

Peut-être que ça pourra servir ! Sait-on jamais (oui, je suis naïf comme ça). En voici le contenu :

À l’attention de Mr Jean-Marc Barès, Nicolas Tissot et Régis Godec, respectivement responsables des secteurs 5, 2 et 6 de Toulouse.

Update, le 6 octobre 2009: J’ai réalisé que le bon contact était Mr Philippe Goirand, adjoint responsable des pistes cyclables. Il m’a répondu avoir transmis mes remarques aux services concernés. J’espère que ça servira !

Messieurs,

Depuis un mois, je me rends au travail à vélo plutôt qu’en train. Mon trajet va de Saint Agne à à la ZAC du Perget de Colomiers (voir carte ci-jointe).

0-carte-trajet

Tout d’abord, je tiens à dire que la situation s’est largement améliorée ces dernières années au niveau de la “cyclabilité” de Toulouse. En particulier, j’ai remarqué que de nombreuses nouvelles bandes cyclables ont vu le jour. Je vous en remercie, cela simplifie beaucoup la vie et réduit considérablement le stress généré par le partage des voies avec les automobiles.

J’ai cependant remarqué quelques problèmes sur le trajet que je prends pour aller au travail et en revenir. Ces problèmes vont du simple agacement au réel danger.

Tout d’abord, la bande cyclable du pont Pierre de Coubertin est matérialisée par une bande de peinture, et un dessin de cycle à intervalle régulier, sur le trottoir et non sur la route. Cela pose deux problèmes. Le premier est celui du partage du trottoir avec les piétons, ce qui est normalement interdit (sauf pied à terre ou enfant de moins de 8 ans), mais aussi dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes (écart non prévu, présence d’un handicapé moteur en fauteuil, présence d’une personne aveugle), d’autant plus que la piste zigzague parfois autour des arrêts du bus 34. D’autre part, cette bande est très dangereuse à chacun des croisements : il y a d’abord le danger des voitures qui tournent à droite et coupent la route aux cyclistes (à moins que les cyclistes ne doivent céder le passage ? la peinture en fin de bande fait penser à un stop pour cyclistes à certains croisements, mais rien n’est explicite ; il y a ensuite, après les terres-pleins centraux à ces croisements, le danger des voitures qui arrivent de la droite, et marquent leur cédez-le-passage sur le passage piéton, sans vérifier la bande cyclable. La photo numéro 1 ci-jointe montre l’un de ces croisements.

1-croisement-pont-coubertin

Sur ce pont, rouler sur la route en ignorant cette bande cyclable très mal implémentée n’est pas possible non plus, car les vélos y gênent les automobilistes, étant donné qu’ils doivent ralentir fort pour doubler en changeant de voie, qu’ils pensent que la place du cycliste est sur cette bande dont ils ne peuvent connaître les inconvénients, et avant tout, parce que la limitation de vitesse à 50 km/h sur ce pont est tout sauf respectée.

Enfin, l’arrivée sur le rond-point séparant le pont de l’avenue de Muret et du boulevard Déodat de Séverac est marqué par une absence totale de sortie propre. Les cyclistes ont le choix entre continuer à emprunter le trottoir et les passages piétons, ou essayer de redescendre sur la route au premier passage piéton.

Sur ce pont, une vraie bande cyclable dans chaque sens, continue, peinte en verte, serait la bienvenue.

Je passe ensuite par le boulevard Déodat de Séverac, du pont Coubertin vers les Arènes. Il y a ici une bande cyclable sur la route, ce qui permet de rouler tranquillement sur la majeure partie du boulevard. Il n’y a que deux problèmes à cet endroit. Devant le lycée, beaucoup de parents automobilistes  confondent la piste cyclable avec un parking dépose-minute et s’arrêtent dessus le temps de déposer leurs enfants, forçant les cyclistes à s’arrêter ou à s’insérer dans la voie des voitures. Certains automobilistes venant de la voie d’en face (devant la 206 grise sur la photo 2) n’hésitent pas à couper la route au cycliste pour faire demi-tour (puis dépose-minute) lorsqu’enfin le flot de voitures s’interrompt. Ces problèmes sont d’ordre éducatif hélas, je ne sais pas trop ce qui serait faisable pour obtenir un peu plus de respect de cette bande cyclable. Pour ma part, j’ai arrêté de frapper aux vitres pour signaler leur comportement dangereux aux conducteurs ; ça semble inutile sur le long terme, et potentiellement dangereux (l’usager de la route étant rarement de bonne humeur à l’heure de pointe le matin).

2-bd-deodat-severac

Enfin, sur ce boulevard, la bande cyclable est interrompue sur le dernier tronçon, après la rue Nungesser et Coli, ce qui est très dommage pour cette petite centaine de mètres où je me retrouve coincé dans le bouchon, dans les pots d’échappement. Ce serait un grand progrès que de la compléter.

Je passe ensuite rue de Négogousses, où la construction d’un immeuble nous interdit la piste cyclable, encombrée par divers panneaux, voitures, bétonnières et autres camions-grues, puis par l’avenue de Lardenne.

Sur l’avenue de Lardenne, à la sortie du rond-point Henri Verdier vers Lardenne, on trouve un petit bout de piste cyclable derrière le trottoir et l’arrêt de bus, et qui redescend à peine cinquante mètres plus loin sur la rue (voir photo numéro 3). Pourquoi ne pas avoir raccourci le trottoir pour mettre la bande devant, sur la route ? Cela peut sembler un petit inconvénient, mais lorsqu’ils s’ajoutent les uns aux autres, et que l’on respecte les feux rouges comme je le fais), cela finit par représenter beaucoup d’arrêts/relances inutiles, sur 15 kilomètres.

3-rond-point-henri-verdier

Toujours sur l’avenue de Lardenne (vers Lardenne), au niveau du croisement avec le chemin Tissié: la bande cyclable quitte la route pour se retrouver sur le trottoir (voir photo numéro 4). Comme sur le pont Pierre de Coubertin, le partage du trottoir est dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes. Le cycliste est ensuite censé redescendre sur la route au croisement suivant avec le chemin du Calquet (voir photo numéro 5).  À cet endroit, quasiment aucune des voitures qui tournent à droite ne s’arrête pour laisser passer un cycliste lorsque le feu est vert (je pense que la plupart ne voient même pas le cycliste en question). Pour passer, il faut donc attendre que le feu soit rouge sur l’avenue, et donc vert sur le chemin du Calquet. Il va sans dire que je n’ai pris cette portion de piste qu’une seule fois et que je passe maintenant sur la route…

4-croisement-chemin-tissie

5-croisement-chemin-du-calquet

Je tourne ensuite sur le chemin du Touch, et la suite de mon trajet est presque intégralement dépourvu de piste ou bande cyclable ; cependant cela ne me pose pas de problème, le trafic y étant moindre.

Sur le trajet du retour, on retrouve des points durs avenue de Lardenne : Au rond-point des Epoux Mongelard, la piste cyclable disparaît soudainement. Sommes-nous censés prendre le bateau pour monter sur le trottoir, ou bien continuer sur la route ? On ne peut pas le savoir, grâce à l’exposition permanente du vendeur de tondeuses qui recouvre une potentielle peinture de cycle (voir photo numéro 6) ; enfin, en arrivant sur le rond-point/croisement avec la rue Négogousses, la bande cyclable passe derrière le trottoir, pour redescendre transversalement à la route à côté du passage piéton (voir photo 7).

6-rond-point-des-epoux-mongelard

7-lardenne-vers-negogousses

Dans l’attente de votre réponse, je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Colin Leroy

Un support de feu arrière pour siège enfant Hamax

Tuesday, September 29th, 2009

Depuis que je vélotaffe, les jours raccourcissent de plus en plus, et il est maintenant temps de réfléchir à une solution bien visible d’éclairage (j’ai déjà des Reelight, mais c’est pour avoir de la lumière en permanence même si j’oublie le reste).

Pour le feu avant, le porte sac complique les choses, donc on verra ça sous peu.

Pour le feu arrière, j’ai acheté un petit feu à LED de chez decathlon à 5.50 €. J’avais déjà acheté le même (et perdu) il y a quelques années, donc il me restait un support sur la tige de selle.

L’inconvénient c’est qu’avec le siège Hamax, ben ce feu, il sert à rien… Personne le voit à part mon ptit bonhomme…

Donc, matériel : une équerre, deux vis métal, leurs écrous (budget inférieur à 1 €).

  • Couper la partie ronde du support qui va normalement sur la tige de selle, et garder les deux “bouts” où va la vis. Couper le caoutchouc utilisé pour jointer et les trouer pour pouvoir y passer la vis du même support. Visser le tout :
    DSC00334
  • Monter l’équerre sur le support du siège Hamax (les deux trous de 5 ne nuiront pas à la structure) :
    DSC00335
  • Et voilà le travail !
    DSC00336

J’en ai profité pour mettre de la colle forte dans les vis et les écrous, histoire d’éviter qu’on me démonte gentiment tout ça. Pour éviter qu’on ne me démonte le siège lui-même, je l’ai troué pour y passer un petit antivol-câble :

DSC00337

Espérons que ça suffise :-)

Paul en week-end

Sunday, September 20th, 2009

Ce week-end nous sommes allés à Tosse. Il faisait très moche, on a réussi à se promener une demi heure entre les gouttes.

Paul a conduit la voiture, il était très fier :

Ce matin, c’était le tour de Clo de rester dormir une fois Paul réveillé ; j’ai donc eu une grasse mat’ jusqu’à… 07h09. Dur de se lever, mais après c’était chouette de jouer un peu avec mon ptit bonhomme avant que le jour ne se lève…

Comment fabriquer un porte-sac à 0.35€ (pour petit sac)

Tuesday, September 8th, 2009

Alors voilà… Clo est retournée travailler ! Elle amène Paul chez la nourrice le matin, et c’est moi qui vais le chercher en rentrant du travail. Pour être à l’heure chez elle, j’y vais à vélo, directement en descendant du train.

La difficulté c’est qu’après avoir récupéré Paul, en plus de mon sac à dos, j’ai le sien… un modèle 10L assez épais, que je ne peux pas mettre dans mon dos sans donner des coups de sac dans la tête du ptit bonhomme…

J’ai un peu cherché, et pas trouvé, un porte sac à dos à mettre à sur mon guidon – je le veux centré pour éviter d’être déséquilibré. Comme je n’ai pas trouvé, à part un panier complet, ce dont je ne veux pas (parce que ça saoûle tout le reste du temps)… J’en ai fabriqué un, et ça m’a coûté 35 centimes (ça marche avec une potence comme celle-ci) :

DSC00302

Liste des fournitures :

  • Une patte plate métallique, longue d’environ 12 centimètres (rayon Quincaillerie de meuble chez Leroy-Merlin)
  • Deux colliers serre-câbles (chez Leroy-Merlin aussi)

Méthode d’installation :

  • plier la patte de manière symétrique
    DSC00299
  • percer et couper le milieu de la patte, pour “enjamber” la vis de la potence
    DSC00301
  • positionner la patte, et passer les deux serre-câbles dans ses trous
    DSC00304
  • et voilà !
    DSC00305

Tout simple, tout léger, et tout facile à enlever le cas échéant. Ça ne marche qu’avec un sac assez petit pour ne pas toucher la roue, et attention aux bouts de sangle : qu’ils ne se prennent pas dans les rayons !

Les cyclistes polluent-ils (plus que les transports en commun) ?

Thursday, September 3rd, 2009

Edit 22 septembre 2009: Comme beaucoup me l’ont fait remarquer en commentaires, le cycle du CO2 humain est très différent du cycle du CO2 fossile et si le calcul ci-dessous reste intéressant, il n’en demeure pas moins que le cycliste pollue beaucoup moins que les transports en commun ou quoi que ce soit qui utilise un moteur (cf commentaires de Mathieu et Quentin)…

Cette semaine, j’ai décidé d’essayer de venir au travail à vélo. Cela me fait un trajet de 15 kilomètres, en trois quarts d’heures, et j’ai trouvé un chemin sympa. C’est donc très agréable (on verra quand il pleuvra si c’est toujours aussi agréable…), et deuxième avantage, on se sent écolo :-)

Mais l’est-on vraiment ? Je me demandais avec Clo dans quelle mesure un cycliste rejette du CO2 ; j’ai donc cherché pour faire les calculs et en avoir le coeur net, et ai cherché combien un être humain rejette de CO2 pendant l’effort. J’ai trouvé sur Wikipedia (évidemment) ainsi que sur Volodalen.com, un site de coureurs.

Selon ces deux sites, au repos, la VCO2 (production instantanée de dioxyde carbone rapportée à l’unité de temps) est d’environ 0,8 litre/minute. Lorsque l’effort s’intensifie, la VCO2 monte (en même temps que la VO2, la consommation d’oxygène) jusqu’à environ 5 l/min. Ceci pour un sportif “moyen à bon” de 80 kilos. Ce n’est pas tout à fait moi, mais on va supposer que oui car je n’ai pas l’intention d’aller faire les mêmes graphiques dans une clinique ;-)

Voici le graphique en question :

O2VE

Selon les mêmes pages, on trouve entre ces deux extrêmes le “seuil ventilatoire” qui représente un niveau d’effort conséquent mais “tenable” longtemps (plus d’une demi-heure d’après “Le sport après 50 ans”). Je vais donc considérer qu’à vélo, je me mets d’instinct à ce niveau d’effort. À ce seuil ventilatoire, nos deux graphiques nous donnent une VCO2 de 3,5 l/minute au seuil ventilatoire.

C’est parti pour les calculs !

Considérons le CO2 comme un gaz parfait étant donné que la pression est basse ; on utilise donc

p.V = n.R.T

avec :
p : pression en Pa (pascals). Nous avons p = 101325 au niveau de la mer
V : volume en m3. Nous avons ici 3,5 litres de CO2, soit 0.0035m3
n : en mol, que nous cherchons
R : constante = 8,314472 J.mol-1.K-1
T : température en Kelvin. Nous avons 293.15°K pour 20°C.

Cela nous donne n = (P.V)/(R.T), soit n = (101325*0,0035)/(8,314472*293,15) : n = 0.1454 mol de CO2.

La masse molaire du CO2 est de 44 g/mol (2*MO + MC avec MO=16 et MC=12). J’expire donc 6.40g/minute de CO2. (Ces calculs rappellent la terminale…)

Sachant que ma vitesse moyenne est d’environ 20 km/h, il me faut 3 minutes pour parcourir un kilomètre et je rejette donc (roulement de tambour) 19,20 g/km de CO2 à vélo.

Au repos, à 0,8 l/m de CO2 expiré (calcul identique), je rejette donc 1.46 g/minute. Dans ma voiture il me faut 1 minute par kilomètre (en moyenne sur ses 30000 km, on est à 62km/h), soit 1.46g/km auxquels on ajoute les 149g/km provenant du moteur: 150,46 g/km en voiture.

En train, en comptant 90km/h, ça donne 0.97 g/km (car je me repose aussi). On ne comptera pas la pollution du gros diesel du train qui doit faire peur, vu que de toutes façons, il roule aussi si je ne suis pas dedans (suite au commentaire de Carsten : d’après eco-malin.com, un train diesel rejette environ 90 à 110 g/km de CO2 par passager. Si l’on compte qu’il y a 100 passagers dedans, cela fait 10 kilos par kilomètre – yay ! Si la SNCF se décidait à électrifier la ligne Toulouse-Auch, ça changerait pas mal : un train électrique c’est 5g/km/passager).

En conséquence, on peut considérer que je pollue vingt fois plus en venant au travail à vélo plutôt qu’en train (en ignorant la pollution du moteur du train qui est “inévitable” ; si on la compte, c’est cinq fois moins à vélo), et seulement sept fois moins en venant à vélo plutôt qu’en voiture.

Bon, bien sûr, ce calcul cède à la mode du CO2/kilomètre, sans tenir compte de tout le reste des saletés rejetées par un moteur et que je ne rejette pas…

D’autre part, Guillaume me fait remarquer que le cycle de vie du CO2 “humain” est très court (l’O2 est transformé en CO2 par notre corps qui se nourrit de (entre autres) végétaux, qui le captent pour pousser), tandis que le cycle de vie du CO2 des moteurs à explosion est très long (ils se “nourrissent” d’énergie fossile qui met des millions d’années à se reconstituer).

Dernier détail : plus tu es sportif, plus tes VO2max et VCO2max sont élevées, et plus tu rejettes… Si ça se trouve, Lance Armstrong rejette autant qu’une Smart ? :-)

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