Archive for the 'Personal' Category

Ma première portière

Tuesday, January 5th, 2010

Mercredi 30 décembre, 16h40. Je vais chez le médecin me faire soigner une angine agaçante.

Il fait beau, Toulouse est calme. En cette veille de réveillon il n’y a plus grand monde. Je pédale tranquillement. Avenue Ségoffin, personne, pas de vent, j’avance bien malgré ma petite forme. Le rond-point à priorité inversé de la rue des trente-six ponts. Pas de voiture garée au milieu. L’avenue Frizac, qui mène au jardin des Plantes, toujours aussi agréable, ombragée, avec ses arbres et sa bande cyclable sans voiture. J’arrive au bout, le feu est rouge. Entre lui et moi, trois voitures que je remonte par la bande, en ralentissant doucement – j’aurais peut-être le vert avant de m’arrêter !

Plus qu’une voiture avant d’arriver au sas cycliste. Mon oeil est attiré par un léger mouvement et déjà je vois une tranche de la portière passager, l’intérieur de la portière, elle s’ouvre vite et je ne pourrais pas passer entre elle et le trottoir. Je ne m’en suis pas encore vraiment rendu compte, mais je sens mes doigts crisper sur les freins. Le frein arrière devient inutile lorsque la roue décolle du sol. Je vois mon cintre à la verticale de mon regard, ma roue avant en dessous au lieu d’etre devant, le haut de la porte ouverte est au niveau de ma gorge, elle est encore à une distance qui paraît un mètre. J’entends vaguement qu’une grande inspiration de stress est prise sur ma gauche. Je sens mon vélo me retenir par les pieds et je me demande si j’arriverai à déclipser au bon moment. Mes doigts désserrent le frein juste avant la bascule et je vois la roue avant reprendre du terrain sur le cintre, et je resserre.

La roue arrière retombe lourdement au sol, je lâche tout et déjà le vélo est par terre et moi debout – comment ?

La passagère a refermé sa porte mais sa bouche est encore ouverte et ses yeux équarquillés. Je ré-ouvre violemment la porte pour entendre “ah bah faut pas remonter les files !”. L’adrénaline est encore à son pic, la catharsis commence, les insultes volent et rien n’en sort de bon.

J’aurais plutôt dû faire un constat : je me suis égratigné le genou (mais sur quoi ?… je ne sais pas) et j’ai dû la toucher, la portière : j’ai un bleu en travers du bras.

A week with little Paul

Wednesday, December 23rd, 2009

Since I’m out of a job, I’ve got some time these days, and I spent the last three days with Paul. It was nice !

On monday we went to my ex-job in order to help Lynette (the HR person) getting internet back, We went by bike with Paul in the Gobug trailer. I was afraid he would be cold, but in fact he was a bit too hot with all of the ski outfit… We went to the restaurant with Lynette and two other ex-colleagues, it was a nice moment and Paul has been very nice : after he ate his meal first, he spent time looking around, walking around, and he didn’t disturb us at all !

Paul is now walking all by himself, since about two weeks. He’s getting good now, and he doesn’t need help  or a piece of furniture anymore to stand up.

He’s trying to eat by himself too. This gets a little messy on the table.

Yesterday, we stayed at home, and played together when he wasn’t asleep. I’ve read his favourite book with him… a number of times… It’s “Tchou et ses amis”. It’s the story of how Postou the little post truck is sick and can’t deliver the parcels. Paul couldn’t care less about the story line, but he loves to point at the animals in the pictures, again and again, and I repeat their names again and again. That’s fun until the 20th time :-)

Today, we went to the local park to give old bread to ducks, to walk around a bit and let him play outside a bit. He loved that, especially when one duck let Paul chase her around !

Then we went back on the bike. I think Paul loves it about as much as me :)

Les problèmes avec l’urbanisation cyclable

Thursday, October 1st, 2009

Aujourd’hui, je vais envoyer une lettre à trois des adjoints au maire de Toulouse, responsables des “Ecoquartiers” que je traverse pour aller au boulot. J’aimerai qu’ils aient un retour d’expérience sur les équipements qu’ils ont mis en place pour les cyclistes, car bien que l’intention soit louable, l’implémentation est parfois hasardeuse.

Peut-être que ça pourra servir ! Sait-on jamais (oui, je suis naïf comme ça). En voici le contenu :

À l’attention de Mr Jean-Marc Barès, Nicolas Tissot et Régis Godec, respectivement responsables des secteurs 5, 2 et 6 de Toulouse.

Update, le 6 octobre 2009: J’ai réalisé que le bon contact était Mr Philippe Goirand, adjoint responsable des pistes cyclables. Il m’a répondu avoir transmis mes remarques aux services concernés. J’espère que ça servira !

Messieurs,

Depuis un mois, je me rends au travail à vélo plutôt qu’en train. Mon trajet va de Saint Agne à à la ZAC du Perget de Colomiers (voir carte ci-jointe).

0-carte-trajet

Tout d’abord, je tiens à dire que la situation s’est largement améliorée ces dernières années au niveau de la “cyclabilité” de Toulouse. En particulier, j’ai remarqué que de nombreuses nouvelles bandes cyclables ont vu le jour. Je vous en remercie, cela simplifie beaucoup la vie et réduit considérablement le stress généré par le partage des voies avec les automobiles.

J’ai cependant remarqué quelques problèmes sur le trajet que je prends pour aller au travail et en revenir. Ces problèmes vont du simple agacement au réel danger.

Tout d’abord, la bande cyclable du pont Pierre de Coubertin est matérialisée par une bande de peinture, et un dessin de cycle à intervalle régulier, sur le trottoir et non sur la route. Cela pose deux problèmes. Le premier est celui du partage du trottoir avec les piétons, ce qui est normalement interdit (sauf pied à terre ou enfant de moins de 8 ans), mais aussi dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes (écart non prévu, présence d’un handicapé moteur en fauteuil, présence d’une personne aveugle), d’autant plus que la piste zigzague parfois autour des arrêts du bus 34. D’autre part, cette bande est très dangereuse à chacun des croisements : il y a d’abord le danger des voitures qui tournent à droite et coupent la route aux cyclistes (à moins que les cyclistes ne doivent céder le passage ? la peinture en fin de bande fait penser à un stop pour cyclistes à certains croisements, mais rien n’est explicite ; il y a ensuite, après les terres-pleins centraux à ces croisements, le danger des voitures qui arrivent de la droite, et marquent leur cédez-le-passage sur le passage piéton, sans vérifier la bande cyclable. La photo numéro 1 ci-jointe montre l’un de ces croisements.

1-croisement-pont-coubertin

Sur ce pont, rouler sur la route en ignorant cette bande cyclable très mal implémentée n’est pas possible non plus, car les vélos y gênent les automobilistes, étant donné qu’ils doivent ralentir fort pour doubler en changeant de voie, qu’ils pensent que la place du cycliste est sur cette bande dont ils ne peuvent connaître les inconvénients, et avant tout, parce que la limitation de vitesse à 50 km/h sur ce pont est tout sauf respectée.

Enfin, l’arrivée sur le rond-point séparant le pont de l’avenue de Muret et du boulevard Déodat de Séverac est marqué par une absence totale de sortie propre. Les cyclistes ont le choix entre continuer à emprunter le trottoir et les passages piétons, ou essayer de redescendre sur la route au premier passage piéton.

Sur ce pont, une vraie bande cyclable dans chaque sens, continue, peinte en verte, serait la bienvenue.

Je passe ensuite par le boulevard Déodat de Séverac, du pont Coubertin vers les Arènes. Il y a ici une bande cyclable sur la route, ce qui permet de rouler tranquillement sur la majeure partie du boulevard. Il n’y a que deux problèmes à cet endroit. Devant le lycée, beaucoup de parents automobilistes  confondent la piste cyclable avec un parking dépose-minute et s’arrêtent dessus le temps de déposer leurs enfants, forçant les cyclistes à s’arrêter ou à s’insérer dans la voie des voitures. Certains automobilistes venant de la voie d’en face (devant la 206 grise sur la photo 2) n’hésitent pas à couper la route au cycliste pour faire demi-tour (puis dépose-minute) lorsqu’enfin le flot de voitures s’interrompt. Ces problèmes sont d’ordre éducatif hélas, je ne sais pas trop ce qui serait faisable pour obtenir un peu plus de respect de cette bande cyclable. Pour ma part, j’ai arrêté de frapper aux vitres pour signaler leur comportement dangereux aux conducteurs ; ça semble inutile sur le long terme, et potentiellement dangereux (l’usager de la route étant rarement de bonne humeur à l’heure de pointe le matin).

2-bd-deodat-severac

Enfin, sur ce boulevard, la bande cyclable est interrompue sur le dernier tronçon, après la rue Nungesser et Coli, ce qui est très dommage pour cette petite centaine de mètres où je me retrouve coincé dans le bouchon, dans les pots d’échappement. Ce serait un grand progrès que de la compléter.

Je passe ensuite rue de Négogousses, où la construction d’un immeuble nous interdit la piste cyclable, encombrée par divers panneaux, voitures, bétonnières et autres camions-grues, puis par l’avenue de Lardenne.

Sur l’avenue de Lardenne, à la sortie du rond-point Henri Verdier vers Lardenne, on trouve un petit bout de piste cyclable derrière le trottoir et l’arrêt de bus, et qui redescend à peine cinquante mètres plus loin sur la rue (voir photo numéro 3). Pourquoi ne pas avoir raccourci le trottoir pour mettre la bande devant, sur la route ? Cela peut sembler un petit inconvénient, mais lorsqu’ils s’ajoutent les uns aux autres, et que l’on respecte les feux rouges comme je le fais), cela finit par représenter beaucoup d’arrêts/relances inutiles, sur 15 kilomètres.

3-rond-point-henri-verdier

Toujours sur l’avenue de Lardenne (vers Lardenne), au niveau du croisement avec le chemin Tissié: la bande cyclable quitte la route pour se retrouver sur le trottoir (voir photo numéro 4). Comme sur le pont Pierre de Coubertin, le partage du trottoir est dangereux pour les piétons comme pour les cyclistes. Le cycliste est ensuite censé redescendre sur la route au croisement suivant avec le chemin du Calquet (voir photo numéro 5).  À cet endroit, quasiment aucune des voitures qui tournent à droite ne s’arrête pour laisser passer un cycliste lorsque le feu est vert (je pense que la plupart ne voient même pas le cycliste en question). Pour passer, il faut donc attendre que le feu soit rouge sur l’avenue, et donc vert sur le chemin du Calquet. Il va sans dire que je n’ai pris cette portion de piste qu’une seule fois et que je passe maintenant sur la route…

4-croisement-chemin-tissie

5-croisement-chemin-du-calquet

Je tourne ensuite sur le chemin du Touch, et la suite de mon trajet est presque intégralement dépourvu de piste ou bande cyclable ; cependant cela ne me pose pas de problème, le trafic y étant moindre.

Sur le trajet du retour, on retrouve des points durs avenue de Lardenne : Au rond-point des Epoux Mongelard, la piste cyclable disparaît soudainement. Sommes-nous censés prendre le bateau pour monter sur le trottoir, ou bien continuer sur la route ? On ne peut pas le savoir, grâce à l’exposition permanente du vendeur de tondeuses qui recouvre une potentielle peinture de cycle (voir photo numéro 6) ; enfin, en arrivant sur le rond-point/croisement avec la rue Négogousses, la bande cyclable passe derrière le trottoir, pour redescendre transversalement à la route à côté du passage piéton (voir photo 7).

6-rond-point-des-epoux-mongelard

7-lardenne-vers-negogousses

Dans l’attente de votre réponse, je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Colin Leroy

Un support de feu arrière pour siège enfant Hamax

Tuesday, September 29th, 2009

Depuis que je vélotaffe, les jours raccourcissent de plus en plus, et il est maintenant temps de réfléchir à une solution bien visible d’éclairage (j’ai déjà des Reelight, mais c’est pour avoir de la lumière en permanence même si j’oublie le reste).

Pour le feu avant, le porte sac complique les choses, donc on verra ça sous peu.

Pour le feu arrière, j’ai acheté un petit feu à LED de chez decathlon à 5.50 €. J’avais déjà acheté le même (et perdu) il y a quelques années, donc il me restait un support sur la tige de selle.

L’inconvénient c’est qu’avec le siège Hamax, ben ce feu, il sert à rien… Personne le voit à part mon ptit bonhomme…

Donc, matériel : une équerre, deux vis métal, leurs écrous (budget inférieur à 1 €).

  • Couper la partie ronde du support qui va normalement sur la tige de selle, et garder les deux “bouts” où va la vis. Couper le caoutchouc utilisé pour jointer et les trouer pour pouvoir y passer la vis du même support. Visser le tout :
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  • Monter l’équerre sur le support du siège Hamax (les deux trous de 5 ne nuiront pas à la structure) :
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  • Et voilà le travail !
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J’en ai profité pour mettre de la colle forte dans les vis et les écrous, histoire d’éviter qu’on me démonte gentiment tout ça. Pour éviter qu’on ne me démonte le siège lui-même, je l’ai troué pour y passer un petit antivol-câble :

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Espérons que ça suffise :-)

Paul en week-end

Sunday, September 20th, 2009

Ce week-end nous sommes allés à Tosse. Il faisait très moche, on a réussi à se promener une demi heure entre les gouttes.

Paul a conduit la voiture, il était très fier :

Ce matin, c’était le tour de Clo de rester dormir une fois Paul réveillé ; j’ai donc eu une grasse mat’ jusqu’à… 07h09. Dur de se lever, mais après c’était chouette de jouer un peu avec mon ptit bonhomme avant que le jour ne se lève…

Comment fabriquer un porte-sac à 0.35€ (pour petit sac)

Tuesday, September 8th, 2009

Alors voilà… Clo est retournée travailler ! Elle amène Paul chez la nourrice le matin, et c’est moi qui vais le chercher en rentrant du travail. Pour être à l’heure chez elle, j’y vais à vélo, directement en descendant du train.

La difficulté c’est qu’après avoir récupéré Paul, en plus de mon sac à dos, j’ai le sien… un modèle 10L assez épais, que je ne peux pas mettre dans mon dos sans donner des coups de sac dans la tête du ptit bonhomme…

J’ai un peu cherché, et pas trouvé, un porte sac à dos à mettre à sur mon guidon – je le veux centré pour éviter d’être déséquilibré. Comme je n’ai pas trouvé, à part un panier complet, ce dont je ne veux pas (parce que ça saoûle tout le reste du temps)… J’en ai fabriqué un, et ça m’a coûté 35 centimes (ça marche avec une potence comme celle-ci) :

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Liste des fournitures :

  • Une patte plate métallique, longue d’environ 12 centimètres (rayon Quincaillerie de meuble chez Leroy-Merlin)
  • Deux colliers serre-câbles (chez Leroy-Merlin aussi)

Méthode d’installation :

  • plier la patte de manière symétrique
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  • percer et couper le milieu de la patte, pour “enjamber” la vis de la potence
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  • positionner la patte, et passer les deux serre-câbles dans ses trous
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  • et voilà !
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Tout simple, tout léger, et tout facile à enlever le cas échéant. Ça ne marche qu’avec un sac assez petit pour ne pas toucher la roue, et attention aux bouts de sangle : qu’ils ne se prennent pas dans les rayons !

Les cyclistes polluent-ils (plus que les transports en commun) ?

Thursday, September 3rd, 2009

Edit 22 septembre 2009: Comme beaucoup me l’ont fait remarquer en commentaires, le cycle du CO2 humain est très différent du cycle du CO2 fossile et si le calcul ci-dessous reste intéressant, il n’en demeure pas moins que le cycliste pollue beaucoup moins que les transports en commun ou quoi que ce soit qui utilise un moteur (cf commentaires de Mathieu et Quentin)…

Cette semaine, j’ai décidé d’essayer de venir au travail à vélo. Cela me fait un trajet de 15 kilomètres, en trois quarts d’heures, et j’ai trouvé un chemin sympa. C’est donc très agréable (on verra quand il pleuvra si c’est toujours aussi agréable…), et deuxième avantage, on se sent écolo :-)

Mais l’est-on vraiment ? Je me demandais avec Clo dans quelle mesure un cycliste rejette du CO2 ; j’ai donc cherché pour faire les calculs et en avoir le coeur net, et ai cherché combien un être humain rejette de CO2 pendant l’effort. J’ai trouvé sur Wikipedia (évidemment) ainsi que sur Volodalen.com, un site de coureurs.

Selon ces deux sites, au repos, la VCO2 (production instantanée de dioxyde carbone rapportée à l’unité de temps) est d’environ 0,8 litre/minute. Lorsque l’effort s’intensifie, la VCO2 monte (en même temps que la VO2, la consommation d’oxygène) jusqu’à environ 5 l/min. Ceci pour un sportif “moyen à bon” de 80 kilos. Ce n’est pas tout à fait moi, mais on va supposer que oui car je n’ai pas l’intention d’aller faire les mêmes graphiques dans une clinique ;-)

Voici le graphique en question :

O2VE

Selon les mêmes pages, on trouve entre ces deux extrêmes le “seuil ventilatoire” qui représente un niveau d’effort conséquent mais “tenable” longtemps (plus d’une demi-heure d’après “Le sport après 50 ans”). Je vais donc considérer qu’à vélo, je me mets d’instinct à ce niveau d’effort. À ce seuil ventilatoire, nos deux graphiques nous donnent une VCO2 de 3,5 l/minute au seuil ventilatoire.

C’est parti pour les calculs !

Considérons le CO2 comme un gaz parfait étant donné que la pression est basse ; on utilise donc

p.V = n.R.T

avec :
p : pression en Pa (pascals). Nous avons p = 101325 au niveau de la mer
V : volume en m3. Nous avons ici 3,5 litres de CO2, soit 0.0035m3
n : en mol, que nous cherchons
R : constante = 8,314472 J.mol-1.K-1
T : température en Kelvin. Nous avons 293.15°K pour 20°C.

Cela nous donne n = (P.V)/(R.T), soit n = (101325*0,0035)/(8,314472*293,15) : n = 0.1454 mol de CO2.

La masse molaire du CO2 est de 44 g/mol (2*MO + MC avec MO=16 et MC=12). J’expire donc 6.40g/minute de CO2. (Ces calculs rappellent la terminale…)

Sachant que ma vitesse moyenne est d’environ 20 km/h, il me faut 3 minutes pour parcourir un kilomètre et je rejette donc (roulement de tambour) 19,20 g/km de CO2 à vélo.

Au repos, à 0,8 l/m de CO2 expiré (calcul identique), je rejette donc 1.46 g/minute. Dans ma voiture il me faut 1 minute par kilomètre (en moyenne sur ses 30000 km, on est à 62km/h), soit 1.46g/km auxquels on ajoute les 149g/km provenant du moteur: 150,46 g/km en voiture.

En train, en comptant 90km/h, ça donne 0.97 g/km (car je me repose aussi). On ne comptera pas la pollution du gros diesel du train qui doit faire peur, vu que de toutes façons, il roule aussi si je ne suis pas dedans (suite au commentaire de Carsten : d’après eco-malin.com, un train diesel rejette environ 90 à 110 g/km de CO2 par passager. Si l’on compte qu’il y a 100 passagers dedans, cela fait 10 kilos par kilomètre – yay ! Si la SNCF se décidait à électrifier la ligne Toulouse-Auch, ça changerait pas mal : un train électrique c’est 5g/km/passager).

En conséquence, on peut considérer que je pollue vingt fois plus en venant au travail à vélo plutôt qu’en train (en ignorant la pollution du moteur du train qui est “inévitable” ; si on la compte, c’est cinq fois moins à vélo), et seulement sept fois moins en venant à vélo plutôt qu’en voiture.

Bon, bien sûr, ce calcul cède à la mode du CO2/kilomètre, sans tenir compte de tout le reste des saletés rejetées par un moteur et que je ne rejette pas…

D’autre part, Guillaume me fait remarquer que le cycle de vie du CO2 “humain” est très court (l’O2 est transformé en CO2 par notre corps qui se nourrit de (entre autres) végétaux, qui le captent pour pousser), tandis que le cycle de vie du CO2 des moteurs à explosion est très long (ils se “nourrissent” d’énergie fossile qui met des millions d’années à se reconstituer).

Dernier détail : plus tu es sportif, plus tes VO2max et VCO2max sont élevées, et plus tu rejettes… Si ça se trouve, Lance Armstrong rejette autant qu’une Smart ? :-)

Un peu de nouvelles

Saturday, August 15th, 2009

Nous voilà rentrés de vacances, qui ont été bien remplies. Nous sommes passés par Paris, Laon, Cambrai, et enfin Orléans, pour un total de 2123 kilomètres qui nous ont permis de voir plein de gens (famille et amis). Paul a bien aimé tout ce monde, mais il a eu un peu de mal avec tous ces changements. Il a détesté les baignoires inconnues, par exemple ; finalement il est même tombé malade pour la première fois de sa vie et se traîne un petit truc. C’est en train de guérir, mais ça lui donne un petite voix cassée entre la rock-star et le chaton.

Cela ne l’empêche pas de faire plein de progrès, et maintenant on peut dire qu’il maitrise le 4-pattes et il est en train de s’attaquer à la station debout (avec quelques secondes sans les mains de temps en temps, c’est impressionnant : ça a l’air magique !).

Le voici en train de jouer aux petites voitures, il n’est jamais trop tôt pour commencer, avec la belle voiture en bois que son grand-père m’avait fabriqué quand j’étais petit !

Et ce matin, il a fait son premier tour à vélo… en tant que passager ! et ça lui a bien plu. Plus il grandit et plus il progresse, plus il nous épate !

QuitCount: what did I save since smoking?

Thursday, July 9th, 2009

Paul (my friend, not my son) said to me some time ago, “Still obsessed with smoking, I see ;-)”. That made me realize that indeed, stopping smoking sometimes make me think more about it than I did when I smoked. I guess that’s rather logical, I’m still in the long process of readjustment (of my habits, my neurons and my brain). My sister quit years ago and still thinks of it from time to time, too. She showed me she still has a quit counter widget loaded on her Mac OS X, with really big numbers on it, and I looked for one on my XFCE desktop. I didn’t find any, though, so I wrote one myself :-)

Ladies and gentlemen, I hereby present you QuitCount, a little piece of software that has no other practical value than keeping yourself motivated if you try and quit smoking, and in a second phase, impressing yourself with big numbers (I already didn’t inhale more than 12 grams of tar).

You can also use it as a start counter to see how much you smoked since you started, but don’t; that’s scary.

Translators and packagers welcomed!

Deux mois sans cigarette

Monday, June 29th, 2009

Ça y est, ça fait plus de deux mois que j’ai arrêté de fumer. J’en suis fier :)

Depuis ce post à J+ 3 semaines, j’ai continué à évoluer sur le chemin de l’ex-fumeur. Les clopes réflexe (après manger, en attendant le train, …) ne sont plus dangeureuses et ne me tentent plus du tout. La plupart du temps, je n’y pense même pas ; il arrive cependant que l’idée me traverse la tête que c’est l’heure de descendre fumer après le film, par exemple. La force de cette habitude ne doit pas être sous-estimée, pourtant : Clo m’a dit qu’il lui arrive encore de se dire qu’elle allait, par exemple, lire son mail pendant que je serais en bas, avant d’avoir un “instant pff n’importe quoi”…

Il reste la difficulté des occasions exceptionnelles et spéciales où j’avais l’habitude de fumer, par exemple une situation conflictuelle me provoque encore une envie de fuite vers une cigarette. Il faudra que je me méfie lors des prochains mariages, sorties ciné. La prochaine occasion du genre c’est dans un mois, fin juillet, concert de Prodigy. Truc de punk, méfiance, j’ai peur de ne pas pouvoir me reposer sur la loi Evin sur ce coup là. Je compte sur le tassement de la foule pour empêcher les gens de fumer.

L’avantage de pas fumer c’est que ça va quand même beaucoup mieux dans mes poumons. (Comme dirait mon médecin traitant en rigolant, “Ooooh, c’est vrai ? Quelle surprise, je m’y attendais pas du tout !”) Je n’ai plus besoin de traitement de fond et très rarement de ventoline. Je peux faire trente kilomètres à vélo avec un non-fumeur entraîné (hello Yann) et le suivre, ou en faire six comme un bourrin pour ne pas rater le train (et arriver à l’heure sauf que y’a grève, mais ceci est une autre histoire). Un autre avantage c’est que quand il flotte ou qu’il fait 34°C à l’ombre j’ai pas besoin de sortir.

Sinon, d’autres indices me laissent croire que ça progresse plutôt bien : au boulot, l’empêcheur d’arrêter en rond n’essaye plus de me pousser à la clope, depuis peu. On ne me dit plus que je suis chiant depuis que j’ai arrêté – c’est vrai que j’ai eu une phase où j’ai été, on va dire, plus direct qu’avant. Je crois que ça m’est resté un peu, mais d’un autre côté, envoyer paître, à dose raisonnable, ça fait moins de mal (à tous) que de serrer les dents en attendant que l’agacement passe. Enfin, les clopes des autres commencent à puer à peu près tout le temps (au début de l’arrêt, elles sentaient bon), et lorsqu’un collègue fumeur vient me demander quelque chose juste après sa clope, c’est une infection. Chers collègues fumeurs, vous commencez à sentir mauvais dans mon nez, et je m’en réjouis, c’est bon signe pour moi.

news for few, stuff no-one cares about